Meurtre d'Alban Gervaise

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Le meurtre d'Alban Gervaise est une affaire criminelle concernant l'agression de celui-ci - entraînant sa mort - le , à Marseille, alors que la victime est venu chercher ses enfants à leur école[1].

Faits en bref Naissance, Décès ...
Alban Gervaise
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Chercheur, radiologue, médecin militaire, médecin militaireVoir et modifier les données sur Wikidata
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La procédure judiciaire déclare son assaillant irresponsable en , trois ans après son meurtre, ce qui entraîne son hospitalisation forcée. Fin , celui ci bénéficie d'une liberté conditionnelle, les soirs et weekends, sur décision préfectorale prise par l'appui de psychiatres. Le fait qu’on lui laisse une seconde chance médiatise à nouveau l'affaire[2].

La victime

Alban Gervaise, quarante-et-un ans, est médecin militaire français, radiologue[3] exerçant à l'Hôpital militaire Laveran[4]. Il est marié, père de deux garçons et d'une petite fille[5]. Son épouse, Christelle, est également médecin de profession[3].

L'assaillant

Mohamed L., âgé de 23 ans au moment des faits, est de nationalité française. Il n'a pas de casier judiciaire, mais est connu des services de police pour des affaires de stupéfiants[5].

Meurtre

Le , à 17 h 46, Alban Gervaise se rend à la sortie du groupe scolaire privé catholique Sévigné, dans le quartier du Merlan à Marseille. Il s'installe dans sa voiture, avec sa fille de 20 mois sur le siège auto, à l'arrière. Il est alors violemment attaqué par l'assaillant, qui monte subitement à bord, coté passager. Agressée, la victime essaie d'abord de protéger sa fille, puis face à la violence, s'enfuit du véhicule. Alors, son agresseur le poursuit à l'extérieur sur une vingtaine de mètres, couteau-suisse en main, jusqu'à le faire basculer dans un laurier : il le poignarde alors d'une dizaine de coups, notamment au niveau du cœur. L'attaque est si violente que les policiers retrouvent la lame cassée[3].

L'assaillant est ensuite maitrisé par deux passants, et se met à hurler, alors que la police arrive, « Laissez-moi le finir, au nom de Dieu. Je vais le finir. C’est le diable. Je lui ai mis trente coups de couteau »[6].

Selon Le Figaro, le suspect « Atteint d’un possible début de schizophrénie, Mohamed L. aurait, selon les experts, eu une «bouffée délirante aiguë» lors du passage à l’acte. Il était positif au cannabis pendant sa garde à vue. »[5]

Alban Gervaise, très gravement blessé, notamment au niveau du cœur, décède deux semaines plus tard, le [7]. Selon Le Figaro, « Quelques secondes avant sa mort, alors qu’elle sent son cœur ralentir et sait la fin toute proche, Christelle Gervaise lui murmure une dernière promesse : «Je ferai tout pour que les enfants soient heureux malgré tout». »[3]

Enquête

Peu avant le meurtre, l'assaillant aurait effectué le même mode opératoire à proximité d'un autre établissement, dans le véhicule d'une enseignante, qui avait réussi à fuir : « Une heure avant d’agresser Alban Gervaise, le meurtrier s’était rendu devant une autre école, Saint Jérôme Les Lilas, dans le 13e arrondissement de Marseille. Sur le parking de l’établissement, il s’était là aussi introduit de façon soudaine dans la voiture d’une enseignante qui était parvenue à prendre la fuite. Élément troublant, Mohamed L. avait été aperçu devant l’école Sévigné le vendredi précédant le meurtre. »[8].

La victime se confie dans la presse, au Figaro : « Le 19 octobre 2022, une première expertise psychiatrique conclut à une «abolition totale du discernement», mettant en exergue une «bouffée délirante aiguë» le jour de l'attaque. Certains termes employés par l'expert-psychiatre choquent particulièrement Christelle Gervaise, l'épouse de la victime. Il est notamment fait état d'une « bagarre qui éclate » tandis que son mari est qualifié de « victime présumée ». « Je ne peux pas tolérer qu'on parle de bagarre. Ce n'est pas une bagarre, c'est un meurtre d'une grande violence. Et le statut de victime de mon mari n'est pas à prouver » »[9]

Selon Le Figaro, qui cite le dossier, « Atteint d’un possible début de schizophrénie, Mohamed L. aurait, selon les experts, eu une « bouffée délirante aiguë » lors du passage à l’acte. Il était positif au cannabis pendant sa garde à vue. »[5].

Hospitalisation

L'assaillant est d'abord placé en détention à la Prison des Baumettes, de mai à . Il est ensuite pris en charge au sein de l'Unité pour Malades Difficiles d'un hôpital psychiatrique, après avoir tenté de d'agresser un surveillant pénitentiaire. En , son transfert est effectué vers une Unité Hospitalière Spécialement Aménagée, destinée à des patients moins dangereux[10].

Deux ans plus tard, en , la préfecture des Bouches-du-Rhône valide sa libération conditionnelle, appuyée par des psychiatres, qui jugent Mohamed L. en situation de bénéficier d'une liberté sous conditions en soirée, et les week-ends, tout en poursuivant sa prise en charge en milieu psychiatrique, en journée. Il vivra donc en soirée et weekends chez ses parents, domiciliés à Marignane, dans le même département[2].

Postérité

En raison de son hospitalisation forcée, l'éventualité d'un procès est caduque. France Bleu cite l'AFP : « la Chambre de l'instruction de la cour d'appel d'Aix-en-Provence estime que "Mohamed L. se trouvait atteint au moment des faits d'un trouble psychique ayant aboli son discernement ou le contrôle de ses actes" »[7]

« En revanche, l'auteur a interdiction d'entrer en contact avec la famille de la victime pendant 20 ans et de détenir ou porter une arme sur la même durée. »[11]. Pour compléter, « la Chambre de l'instruction estime que Mohamed L. est "civilement responsable" et le condamne à verser aux parties civiles, notamment l'épouse d'Alban Gervaise et leurs enfants des sommes conséquentes au titre de différents préjudices qu'ils ont subi avec cette perte. »[7], selon l'AFP.

Une plaque commémorative est posée en , à Marseille[12], près du lieu du meurtre. Les deux passants, eux aussi parents d'élèves, ayant porté secours à la victime et ayant permis l'arrestation de l'agresseur, seront décorés par la Préfète de Police de Marseille, de la médaille de bronze pour leur courage[4] : « un acte de bravoure qui "nous a permis d'avoir ces quelques jours supplémentaires à ses côtés et de pouvoir lui dire au revoir", a remercié Christelle Gervaise »[13].

Références

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