Sarreguemines

commune française du département de la Moselle From Wikipedia, the free encyclopedia

Sarreguemines (en allemand : Saargemünd Écouter, en francique rhénan : Saargemìnn) est une commune française située dans le département de la Moselle, en région administrative Grand Est.

Faits en bref Administration, Pays ...
Sarreguemines
Sarreguemines
Casino et pavillon de Geiger.
Blason de Sarreguemines
Blason
Image illustrative de l’article Sarreguemines
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
(sous-préfecture)
Arrondissement Sarreguemines
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération Sarreguemines Confluences
(siège)
Maire
Mandat
Marc Zingraff
2026-2032
Code postal 57200
Code commune 57631
Démographie
Gentilé Sarregueminois
Population
municipale
20 143 hab. (2023 en évolution de −3,08 % par rapport à 2017)
Densité 679 hab./km2
Population
unité urbaine
27 976 hab. (2023)
Géographie
Coordonnées 49° 06′ 40″ nord, 7° 04′ 05″ est
Altitude 243 m
Min. 192 m
Max. 293 m
Superficie 29,67 km2
Type Petite ville
Unité urbaine Sarreguemines (partie française)
(ville-centre)
Aire d'attraction Sarreguemines (partie française)
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton de Sarreguemines
(bureau centralisateur)
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Sarreguemines
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Sarreguemines
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Sarreguemines
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Sarreguemines
Liens
Site web sarreguemines.fr
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Cette commune se trouve dans la région historique de Lorraine et fait partie du bassin de vie de Moselle-est.

Ville de longue tradition faïencière, elle est au cœur d'une unité urbaine rassemblant sept communes et formant la cinquième agglomération du département avec 20 316 habitants en 2024.

Géographie

Localisation

Sarreguemines, à la frontière franco-allemande, est située au confluent de la Sarre et de la Blies. Cette configuration est confirmée par l’étymologie du lieu : le mot allemand Gemünd signifiant confluence[1] se retrouve également dans le nom allemand de la ville, Saargemünd. Elle fait partie de l’eurodistrict SaarMoselle qui avoisine les 700 000 habitants.

Elle est traversée par le canal des houillères de la Sarre. Le chemin de halage du canal est emprunté par le grand itinéraire cyclable Eurovélo 5 (EV5 Via Romea Francigena de Londres à Rome/Brindisi).

Son agglomération s’étend d'ailleurs de part et d’autre de la frontière. L’aire urbaine compte 45 579 habitants pour sa partie française. Sarreguemines est la cinquième commune la plus peuplée du département de la Moselle après Metz, Thionville, Forbach et Montigny-lès-Metz.

Géologie et relief

Sismicité

Commune située dans une zone 1 de sismicité très faible[2].

Hydrographie

La commune est située dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par la Sarre, le canal des houillères de la Sarre, la Blies, le ruisseau l'Altwiesenbach, le ruisseau le Strichbach, le ruisseau de Rouhling, le ruisseau de Woustviller, le ruisseau de Folpersviller, le ruisseau de le Buchholz, le ruisseau Itchbach, le ruisseau le Steinbach et le ruisseau Lembach[Carte 1].

La Sarre, d'une longueur totale de 129,2 km, est un affluent de la Moselle et donc un sous-affluent du Rhin, qui coule en Lorraine, en Alsace bossue et dans les Länder allemands de la Sarre (Saarland) et de Rhénanie-Palatinat (Rheinland-Pfalz)[3].

Le canal des houillères de la Sarre, d'une longueur totale de 65,1 km, prend sa source dans la commune de Grosbliederstroff et se jette dans la Sarre sur la commune, après avoir traversé 24 communes[4].

La Blies, d'une longueur totale de 19,7 km, prend sa source en Allemagne, pénètre dans la commune de Bliesbruck, puis constitue une limite séparative naturelle avec l'Allemagne jusqu'à sa confluence avec la Sarre au droit de Sarreguemines[5].

Le ruisseau l'Altwiesenbach, d'une longueur totale de 11 km, prend sa source dans la commune de Loupershouse et se jette dans la Sarre sur la commune, après avoir traversé sept communes[6].

Le Strichbach, d'une longueur totale de 10,3 km, prend sa source dans la commune de Tenteling et se jette dans l'Altwiesenbach sur la commune, après avoir traversé six communes[7].

La qualité des eaux des principaux cours d’eau de la commune, notamment de la Sarre, du canal des Houilleres de la Sarre, de la Blies, du ruisseau l'Altwiesenbach et du ruisseau le Strichbach, peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité. Ainsi en 2020, dernière année d'évaluation disponible en 2022, l'état écologique du ruisseau l'Altwiesenbach était jugé médiocre (orange)[Carte 2].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Sarreguemines.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[10] et est dans la région climatique Vosges, caractérisée par une pluviométrie très élevée (1 500 à 2 000 mm/an) en toutes saisons et un hiver rude (moins de 1 °C)[11]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 850 mm, avec 1,2 jours de précipitations en janvier et 9,2 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Seingbouse à 17 km à vol d'oiseau[14], est de 10,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 731,4 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 37,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −17 °C, atteinte le [Note 1].

Urbanisme

Typologie

Au , Sarreguemines est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[17]. Elle appartient à l'unité urbaine de Sarreguemines (partie française)[Note 2], une agglomération internationale regroupant sept communes, dont elle est ville-centre[Note 3],[18],[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Sarreguemines (partie française), dont elle est la commune-centre[Note 4],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 48 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[19],[20].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (44,5 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (34,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (29,6 %), forêts (29,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (10,8 %), prairies (9,5 %), zones agricoles hétérogènes (9 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (4,1 %), cultures permanentes (3,4 %), terres arables (2,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1 %), zones humides intérieures (0,3 %)[21]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Lieux-dits, hameaux et écarts

Une fontaine, et l'église de Welferding, quartier périphérique Ouest de la ville.
  • Welferding : ancienne commune rattachée à Sarreguemines en 1964
  • Lotissement du golf
  • Himmelsberg
  • Beausoleil
  • Blauberg (Bloobersch[22] en francique rhénan)
  • Quartier de la Forêt
  • Sarreguemines-Centre
  • Cité des Faïenceries
  • Blies
  • Allmend
  • Neunkirch : ancienne commune rattachée à Sarreguemines en 1964
  • Gregersberg
  • Palatinat
  • Folpersviller : ancienne commune rattachée à Sarreguemines en 1971

Voies de communication et transports

Réseau routier

Sarreguemines est desservie par la route nationale 61, ou RN 61, qui est une route nationale française reliant Phalsbourg à Sarrebruck en Sarre. Elle est aussi reliée par la route nationale 62, ou RN 62, qui est une ancienne route nationale française. Elle a, dans sa dernière version, relié Haguenau à Sarreguemines.

Pistes cyclables

Il existe au départ de la ville des circuits cyclables permettant de longer la Sarre.

Voies ferrées

Tram-train en gare de Sarreguemines.

Nœud ferroviaire, la gare de Sarreguemines est actuellement desservie par des trains express régionaux en direction de Metz (via Béning), Sarrebruck et Strasbourg.

Par le passé, elle disposait aussi de liaisons directes avec Haguenau (1869-1996) par Bitche (1869-2011), Hombourg ou Deux-Ponts (1875-1952) par Bliesbruck (1875-1959), Nancy (1881-1969) ou Sarrebourg (1872-2000) et Sarre-Union (1872-2018) par Hambach (1872-1971) puis Kalhausen, et enfin Thionville (à partir de 1882) par Béning.

Depuis 1997, elle est également desservie par le tram-train transfrontalier Saarbahn qui relie la ville à la ville allemande de Sarrebruck.

Toponymie

  • Anciennes attestations[23] : nommée pour la première fois dans les chartes de Pépin, duc d'Austrasie, en faveur de l'abbaye d'Echternach en 706; Gaimundas (706) ; Gamundias (706) ; Gamundia (777) ; Guemunde (1248) ; Gemonde (1274) ; Gemönde (1297) ; Guemundia (1301) ; Gemindt, Gemeindt (1380) ; Guemindia (1393) ; Gemont (1471) ; Gemüde (1471) ; Sargemünt (1577) ; Saargemünde (1592) ; Guemunde (1594) ; Sargemund (1606) ; Sargemeingt (1612) ; Gueminde (1616) ; Zerguemine (1632) ; Sar-Gemünd (1636) ; Gemünd an der Sar (1645) ; Sargueminde (1661) ; Sarguemine (1670) ; Sarguemines (1698) ; Zargueminde (1698) ; Zarguemines (1707) ; Zarreguemines (1719) ; Zareguemine (1756) ; Sareguemines (1772).
  • Saargemünd en allemand standard et Saargemìnn[22],[24] en francique rhénan.

Ce n'est qu'en 1577 que la Sarre (province) est spécifiée dans ce toponyme avec un Sargemünt qui se fixera alors jusqu'à nos jours.
Sarreguemines, en lorrain Sarregeminn, est attesté pour la première fois dans les chartes de Pépin, duc d'Austrasie où il est fait mention d'un legs par Fulrad, conseiller de Pépin le Bref et de Charlemagne au bénéfice de l'abbaye d'Epternac - diocèse de Trêves. Nous sommes alors en l'an 706 et une partie de ce legs concerne une villa située au confluent de la Sarre et de la Bliese, sur un territoire qui deviendra Sarreguemines.

  • De Sarre + ge-münd « embouchure », non pas « de la Sarre », mais « dans la Sarre »[25]. La forme Sarreguemines est probablement une francisation graphique de Saargemìnn, nom dialectal de cette ville. Toponyme similaire Gemünd (Rhénanie).

Histoire

Origine médiévale

La première mention de Sarreguemines dans un texte officiel remonte à 777, il s'agit d'un testament dans lequel le prêtre Fulrad, conseiller de Pépin le Bref et Charlemagne, cède ses possessions de la région - dont celles de Sarreguemines (Gaimundia en latin) - à l'abbaye de Saint-Denis. Du Xe siècle jusqu'au XIIe siècle, le bourg de Sarreguemines se développe autour d'un château fort construit afin de surveiller le confluent entre la Sarre et la Blies. En 1297, Sarreguemines passa du duché de Deux-Ponts au duché de Lorraine, État souverain du Saint-Empire romain germanique.

Temps modernes

En 1698, la ville devint le chef-lieu du bailliage d'Allemagne. Les habitants y parlaient (et y parlent encore pour un certain nombre) un dialecte germanique, le Francique lorrain ou « platt ».

En vertu du traité de Vienne de 1735-1738, le duché fut attribué à Stanislas Leszczynski, roi détrôné de Pologne (anciennement réfugié dans le duché de Deux-Ponts voisin) mais beau-père du roi Louis XV de France qui résidait dans le sud du duché, à Lunéville, à Nancy ou à Commercy. Souverain fantoche, il avait cédé la réalité du pouvoir à son gendre qui fit nommer intendant de Lorraine Antoine-Martin Chaumont de La Galaizière. Stanislas soutint ce dernier, malgré son impopularité due notamment à un lourd plan fiscal. C'est également à cette époque que furent prises les premières mesures réprimant l'usage du Platt lorrain, langue commune d'origine germanique. Les actes officiels du bailliage d'Allemagne étaient rédigés en allemand jusqu'à ce que, en 1748, une ordonnance inspirée par le chancelier, impose le français dans les actes officiels en Lorraine.

Epoque contemporaine

A la mort de Stanislas en 1766, le duché de Lorraine devint français. En 1790, pendant la Révolution française, la région de Sarreguemines fut rattachée au département de la Moselle dont le chef-lieu était Metz.

Également député, le maire Nicolas François Blaux, fut le véritable artisan du rattachement du comté de Sarrewerden à la France. Il fut de ceux qui incitèrent les sujets des ducs de Nassau-Weilburg à demander leur rattachement à la République française et la formation d'un district unique relié au district lorrain de Bitche. Cependant, les habitants de l'ex-comté, majoritairement protestants, gênés de se retrouver dans un département à majorité catholique, demandèrent à être rattachés au Bas-Rhin ce qui leur fut accordé le . Mais contrairement à ce qu'affirmait M. Blaux, les habitants du comté n'étaient, en 1793, finalement pas très décidés quant au département auquel ils souhaitaient appartenir. Plusieurs communes ont même administrativement essayé en vain de quitter le Bas-Rhin[26].

La gare de Sarreguemines.

Comme les autres communes de l'actuel département de la Moselle, la ville de Sarreguemines est annexée à l’Empire allemand de 1871 à 1918. En 1871, la commune de Sarreguemines devient le siège de l'arrondissement de Sarreguemines, un arrondissement du district de Lorraine, au sein de l'Alsace-Lorraine, dont la capitale est Strasbourg. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, les Mosellans combattent dans l'armée impériale allemande. Beaucoup tombèrent sur les différents champs de bataille européens. Les Mosellans accueillent avec joie la fin des hostilités et le retour de la paix. « Saargemünd » redevient Sarreguemines en 1918.

La Seconde Guerre mondiale et le drame de l'annexion par le Troisième Reich marqueront longtemps les esprits. La commune, rebaptisée « Saargemünd », redevint le siège de l'arrondissement de Sarreguemines, mais cette fois au sein du Gau Westmark, dont la capitale est Sarrebruck. À partir de 1942, les jeunes conscrits furent incorporés de force dans les armées allemandes et souvent envoyés sur le front de l'Est. Un grand nombre disparut. Entre 1942 et 1944, les bombardements américains n'épargnèrent pas les civils, endommageant gravement la ville. La commune ne fut libérée qu'en par la 7e armée américaine du général Patch.

Georges Pierrot, prisonnier politique lorrain dans les Sudètes[27] a été admis parmi les 4281 Justes parmi les nations de France[28] pour avoir sauvé des personnes juives persécutées par le régime nazi et le gouvernement de Vichy.

La création d'équipements structurants, de zones industrielles modernes, et le développement des échanges avec Sarrebruck, ont permis à Sarreguemines de s'affirmer comme le principal centre tertiaire de l'est-mosellan[29].

Rattachements historiques

Politique et administration

Sarreguemines a absorbé quelques communes voisines au cours de son histoire : Neunkirch-lès-Sarreguemines et Welferding en 1964, ainsi que Folpersviller en 1971.

Sarreguemines est chef-lieu du canton de Sarreguemines.

Tendances politiques et résultats

Avec 57,94% des voix au 2e tour de l'élection présidentielle à Sarreguemines, Emmanuel Macron (En Marche!) arrive à la première place. Marine Le Pen (Front national) recueille 42,06% des voix. Parmi les électeurs, 7,06% ont glissé un bulletin blanc dans l'urne[30].

Liste des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs[31]
Période Identité Étiquette Qualité
décembre 1944 octobre 1945 André Rausch   Avocat, conseiller municipal
1945 ? Henri Ehrmann   Conseiller municipal
Les données manquantes sont à compléter.
mai 1953 octobre 1967
(démission)
Joseph Massing DVD Avocat
Conseiller général de Sarreguemines (1953 → 1967)
décembre 1967[32] juin 1995 Robert Pax[33] MRP puis CD
puis UDF-CDS
puis Centriste
Greffier en chef, maire honoraire
Adjoint au maire (1953 → 1967)
Conseiller général de Sarreguemines (1973 → 1985 et 1992 → 2003)
Conseiller régional de Lorraine (1974 → 1976, 1981 → 1985 et 1989 → 1992)
Vice-président du conseil régional de Lorraine
Président du District de Sarreguemines (1972 → 1989)
juin 1995 mars 2001 René Ludwig[34] SE-DVD Avocat, maire honoraire
Premier adjoint au maire (1989 → 1995)
Conseiller régional de Lorraine (1998 → 2004)
Vice-président du District de Sarreguemines (1995 → 2001)
mars 2001 mai 2020 Céleste Lett UDF puis
UMP-LR
Cadre hospitalier
Adjoint au maire (1992 → 2001)
Député de la Moselle (5e circ.) (2002 → 2017)
1er vice-président de la CA Sarreguemines Confluences (2001 → 2020)
mai 2020 en cours Marc Zingraff SE-DVC Professeur certifié de lettres[35]
Conseiller régional du Grand Est (2021 → )
1er vice-président de la CA Sarreguemines Confluences (2020 → )
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Budget et fiscalité 2024

En 2024, le budget de la commune était constitué ainsi[36] :

  • total des produits de fonctionnement : 31 112 000 , soit 1 476  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 29 416 000 , soit 1 395  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 4 051 000 , soit 192  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 7 598 000 , soit 360  par habitant ;
  • endettement : 24 651 000 , soit 1 169  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 18,10 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 36,89 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 47,70 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2021 : médiane en 2021 du revenu disponible, par unité de consommation : 20 150 [37].

Jumelage

Drapeau de l'Autriche Gmünd (Basse-Autriche) (Autriche)

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[38],[Note 5].

En 2023, la commune comptait 20 143 habitants[Note 6], en évolution de −3,08 % par rapport à 2017 (Moselle : +0,75 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
2 4022 5292 9723 6084 1134 2436 0756 8026 863
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
8 4669 57310 71913 07613 88814 68514 91914 25314 197
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
13 81214 37116 00113 37514 94717 86624 28425 68424 763
Davantage d’informations - ...
1990 1999 2006 2011 2016 2021 2023 - -
23 11723 20221 73321 60420 94420 62420 143--
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[39] puis Insee à partir de 2006[40]. |recens-prem=an.)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 31,7 %, soit un taux inférieur à la moyenne départementale (33,6 %). À l'inverse, le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (28,2 %) est supérieur au taux départemental (26,2 %).

En 2018, la commune comptait 10 104 hommes pour 10 716 femmes, soit un taux de 51,47 % de femmes, supérieur au taux départemental (51,08 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :

Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[I 2]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90 ou +
1,7 
6,5 
75-89 ans
10,6 
17,9 
60-74 ans
19,2 
22,0 
45-59 ans
22,0 
19,3 
30-44 ans
17,1 
18,3 
15-29 ans
15,3 
15,7 
0-14 ans
14,1 
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Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
Pyramide des âges du département de la Moselle en 2022 en pourcentage[41]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90 ou +
1,6 
6,9 
75-89 ans
9,5 
17,5 
60-74 ans
18,8 
20,6 
45-59 ans
20,2 
19,5 
30-44 ans
18,7 
17,6 
15-29 ans
15,6 
17,3 
0-14 ans
15,7 
Fermer

Manifestations culturelles et festivités

  • Mir redde Platt, festival linguistique annuel depuis 1999.
  • Les Gardiens du Rêve, association de jeux de société, de figurines et de rôle depuis 1987[42].
  • La médiathèque communautaire : depuis 2007, Sarreguemines dispose d'une médiathèque de 4 100 m2[43]. Elle est située au cœur du centre-ville, dans la galerie commerciale Carré Louvain. Elle fait partie du réseau de lecture publique de la communauté d'agglomération Sarreguemines Confluences.

Enseignement

Établissements d'enseignements[44] :

Enseignement supérieur

Sarreguemines accueille un Institut de formation en soins infirmiers et un des trois sites de l'IUT de Moselle-Est, composante de l'Université de Lorraine. Le site de Sarreguemines propose deux BUT, Gestion logistique et transports (GLT) et Gestion administrative et commerciale (GACO) ainsi que deux DU et quatre licences professionnelles. La ville accueille également une licence de Droit et une licence professionnelle « assistant en gestion et logistique transfrontalière » permettant d’acquérir une formation supérieure très spécifique.

Sports et loisirs

  • Le Sarreguemines Triathlon Club (STC), fondé en 1989[45]
  • L'AS Sarreguemines Tennis, créé en 1919
  • Le club de lutte de Sarreguemines, fondé en 1896 est l'un des plus anciens de France[46].
  • Le Sarreguemines Football Club (SFC) (club doyen fondé en 1919), le RC Sarreguemines et l’AS Neunkirch sont les clubs de la cité, accompagnés de l’AS Welferding, le CS Folpersviller
  • Golf de Sarreguemines
  • Aéroclub Espoir aéronautique de Sarreguemines, route de Deux-Ponts ; activité : vol moteur et vol à voile
  • La 1re compagnie de tir à l'arc de Sarreguemines, fondée en 1969 par Victor Thisse
  • L'espoir rugby club Sarreguemines, fondé en
  • L'ASSA (Athlé Sports Sarreguemines Arrondissements), club d'athlétisme de la ville, récompensé à de multiples reprises par la fédération française d'athlétisme[47]
  • L'asso Gym Sarreguemines, fondée en 1909. Elle propose la pratique de trois disciplines olympique : la Gymnastique Artistique Féminine, la Gymnastique Artistique Masculine et le Trampoline[48]

Sarreguemines devient célèbre dans le monde entier à l'occasion de l'UEFA EURO 2016 et des Jeux olympiques d'été de 2016, grâce à un habitant qui expose un drapeau français marqué du nom de la ville lors de très nombreuses épreuves[49].

Médias

L'édition locale du Républicain Lorrain de Sarreguemines-Bitche couvre l'actualité de ce secteur.

La station Radio Mélodie est aussi basée à Sarreguemines.

Un bureau d'information de proximité de la chaîne France 3 Lorraine est présent à Sarreguemines pour couvrir l'actualité du secteur et de la zone frontalière. Deux journalistes y sont rattachés[50]. La chaîne locale Mosaïk Cristal, basée à Sarreguemines et financée en partie par la communauté d'agglomération, diffuse ses émissions dans l'arrondissement de Sarreguemines. Les journalistes produisent du lundi au vendredi un rendez-vous d'informations d'une trentaine de minutes[51].

Économie

Commerces

Industrie de la faïence

Vase en faïence de Sarreguemines, XIXe siècle.

Implantée à Sarreguemines depuis la fin du XVIIIe siècle, l'industrie faïencière acquiert ses lettres de noblesse avec Paul Utzschneider et Paul de Geiger qui propulsent la manufacture au tout premier rang : dès le XIXe siècle, Sarreguemines propose dans le monde entier une vaste collection de faïences, vases, cache-pot, fresques murales, cheminées…

Après cette période d'expansion, la faïencerie de Sarreguemines réduit son activité et finit par disparaitre en .

Méthanisation

Depuis 2015, l'unité de méthanisation Méthavos1 valorise le biogaz issu de la fermentation anaérobie des déchets verts en provenance des déchèteries de Moselle-Est[53] et d'Alsace Bossue[54]. Elle fonctionne en voie sèche[55] et injecte du biométhane dans le réseau de distribution de gaz naturel[53].

Tourisme

La ville étant située à la frontière franco-allemande, les touristes de passage ont la possibilité de découvrir à la fois son patrimoine mais également de partir à la découverte de ses voisins allemands grâce à une liaison en Tram vers Sarrebruck.

À la jonction de la Sarre et de la Blies, Sarreguemines offre différentes infrastructures fluviales dont un port de plaisance qui a permis à la Cité des faïenciers d’être la première ville de Moselle à être labellisée « Pavillon Bleu d’Europe ». Une base nautique, située à km du centre-ville de Sarreguemines, offre une capacité de 36 places. Depuis 2009, Sarreguemines est labellisée ville aux 4 fleurs.
Partenaire de l’opération Terroir et Patrimoine, la ville de Sarreguemines met à l’honneur ses restaurateurs et artisans locaux et leurs savoir-faire lors de manifestations gastronomiques.

Sarreguemines s'est fait connaître grâce à son industrie faïencière dont il subsiste quelques vestiges pouvant être découverts dans les musées de la ville :

Le musée des Techniques Faïencières expose les machines d’époque servant à fabriquer de la faïence, et sur le prolongement du site, le Jardin des Faïenciers met les ruines d’antan en scène à travers fleurs, arbres et rivières.
Le Musée de la Faïence, qui abrite un Jardin d’Hiver, expose une collection d’objets en faïence, grès et porcelaine allant de la vaisselle au four à faïence en passant par les panneaux décoratifs.
La découverte de ces deux sites permet d’avoir une vision globale des différentes étapes de la fabrication jusqu'à l’objet totalement terminé.
D’autres sites existent comme le Casino des Faïenceries (ancien lieu de détente des ouvriers de la manufacture) ou encore l’ancien four à faïence situé à l’arrière de l’hôtel de ville.

L’Office de tourisme a également mis en place plusieurs circuits intra-urbains permettant de suivre l’évolution de la ville à travers les époques, les styles, l’architecture et les hommes.

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Édifices religieux

  • Église Saint-Nicolas[56] 1765 offerte par le roi Stanislas : autels XVIIIe siècle, toiles XVIIIe siècle[57],[58],[59], pietà XVIIe siècle. Orgue de tribune (détruit)[60]
  • Église du Sacré-Cœur, architecture gothique primitive[61].
  • Chapelle Notre-Dame de Beausoleil[62], XXe siècle, quartier Beausoleil.
  • Église Notre-Dame du-Perpétuel-Secours du couvent des Rédemptoristes du Blauberg[63] XXe siècle : Christ de pitié XVIe siècle[64].
  • Église Sainte-Barbe de Folpersviller[65], architecture romane.
  • Église Saint-Denis de Neunkirch[66], 1850 ; clocher XIVe siècle ; bas-relief de la Trinité XVIe siècle.
  • Église Saint-Walfried de Welferding[67], XVIIIe siècle ; clocher roman. jouxtant l’église du Sacré-Cœur.
  • Chapelle du centre hospitalier spécialisé.
  • Chapelle de l'ancien hôpital du Blauberg, édifice racheté par l'association parisienne Gaudete, lequel était la propriété des pères Rédemporistes depuis 1928[68]. En janvier 2024, son entrée dans les églises de Sarreguemines est validée par l'évêque Philippe Ballot[69].
  • Ancienne église Sainte-Barbe de Folpersviller[70], dont il ne reste que le chœur
  • Église luthérienne, rue George-V (EPCAAL)[71] construite entre 1897 et 1898 dans le style romano-gothique[72].
  • Synagogue construite en 1959 ; orgue[73]. Remplace l'ancienne synagogue de style orientalisant (1860-1862) rasée par les nazis en 1942. Rue de la Chapelle: plaque marquant l'emplacement de la précédente synagogue[74].
  • Église néo-apostolique rue Théodoric.
  • Église évangélique rue des Frères-Paulin.
  • Mosquée Turque, impasse Nicolas Rohr[75].
  • Cimetière israélite, rue des Bosquets, construit en 1901[76].
  • Monument aux morts[77] : Conflits commémorés : Guerre de 1939-1945.

Édifices civils

  • Vestiges gallo-romains : villa-palais, tuiles.
  • Ruines du château XIIe siècle : deux tours, une porte, surplombant le centre-ville.
  • L’ancien Casino de la Faïencerie au bord de l’eau (1878) : casino[78], espace culturel avec un théâtre, décors extérieurs en faïence, pavillon Geiger[79].
  • L’ancien théâtre (1899-1911), édifié à partir d'une église protestante par l'architecte Aloïs Bérang[80].
  • Parc municipal créé vers 1895.
  • Les cités ouvrières (1888 et 1927).
  • Palais de justice construit sous l'époque allemande (1903).
  • Le parc de l’hôpital (1903).
  • Château Utzschneider à Neunkirch, 1906.
  • Kiosque à musique[81].
  • Prison construite sous l'époque allemande (1903)
  • Le four, unique rescapé de son type en Europe, à côté de la mairie.
  • Les ruines du complexe industriel SESA et, juste à côté, les anciennes casernes, qui constituent aujourd’hui le lycée professionnel hôtelier et le collège Fulrad.

Musées et jardin sur la faïence

  • Le musée de la Faïence[82], installé dans les anciens appartements de Paul de Geiger, directeur des Faïenceries entre 1871 et 1914, et le circuit de la faïence.
  • Le moulin de la Blies - Musée des techniques faïencières[83] : collection de machines et d'outils présentée de façon didactique pour appréhender le processus de fabrication de la faïence ; l’ampleur et l’originalité du lieu en font un musée unique en Europe. Exposition de la donation France et Wolfgang Kermer à la Ville de Sarreguemines « Céramique française 1970–2000 »[84]. « Sarreguemines, haut lieu de la faïence, à la frontière de la France et de l'Allemagne, s'est imposée et le couple profite des vingt ans du Moulin de la Blies pour révéler au public leur donation, une centaine de pièces et presque autant de céramistes, qui dresse un panorama inédit et personnel de la céramique en France entre 1970 et 2000. »[85]
  • Le jardin des Faïenciers[86] : jardin paysager contemporain dessiné par l'architecte Philippe Niez. Le jardin fait partie du réseau transfrontalier de jardins nommé Jardins sans limites.

Personnalités de la commune

Personnalités nées à Sarreguemines

Personnalités liées à Sarreguemines

  • Louis Verdet (1744-1819), homme d'église, député aux États généraux.
  • Nicolas François Blaux (1729-1822), maire de Sarreguemines.
  • Alfred Döblin, né à Stettin en 1878, médecin et écrivain allemand, auteur du roman Berlin Alexanderplatz ; il séjourne à Sarreguemines où il est médecin à l'hôpital militaire pendant la Première Guerre mondiale. Il meurt après une longue maladie à Freiburg/Breisgau le .
  • Simon Lazard, né à Frauenberg, fondateur de la banque Lazard[88].
  • Wolfgang Kermer, né en 1935 à Neunkirchen (Sarre), historien de l'art allemand, professeur et ancien recteur de la Staatliche Akademie der Bildenden Künste Stuttgart, donateur à la Ville de Sarreguemines.
  • France Kermer, née en 1945 à Douvres (Ain), artiste plasticienne française, enseignante en arts plastiques et auteure, donatrice à la Ville de Sarreguemines.
  • Marianne Haas-Heckel, née à Sarreguemines en 1946, auteure de quelques ouvrages linguistiques concernant la commune et ses environs.

Héraldique

Davantage d’informations Blason, Détails ...
Blason de Sarreguemines Blason
Parti d’or, à la croix de Lorraine de gueule, et de gueules à l’alérion d’argent[89].
Détails
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Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

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Liens externes

Le patrimoine de la commune "Sarreguemines (Moselle)" sur www.pop.culture.gouv.fr/

Notes et références

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