Lorsque des journalistes et des photographes venus de toute l'Italie arrivent sur les lieux pour médiatiser la tragédie, ils sont confrontés au sens de l'omertà du village, qui ne voulait pas être associé à l'histoire d'un couple homosexuel.
D'un point de vue judiciaire, l'affaire est rapidement classée comme un suicide, même si les enquêtes conduisent rapidement à l'identification d'un possible auteur du crime : Francesco Messina, le neveu de Toni, âgé de 13 ans, qui donc ne peut être puni. Il affirme que les victimes elles-mêmes lui avaient ordonné de les tuer, en disant qu'elles l'avaient menacé de le tuer s'il ne se soumettait pas. Cependant, deux jours plus tard, il revient sur ses propos, affirmant avoir pris la responsabilité sous la pression des carabiniers.
Le cas reste irrésolu depuis lors, mais on suppose que les deux auraient été tués sur ordre des familles.
L'affaire oblige l'opinion publique italienne à reconnaître l'existence d'un problème d'homophobie dans le pays et mène à la création à la fondation du premier cercle Arcigay, en devenant ainsi un événement fondamental dans l'histoire du mouvement de libération homosexuelle en Italie.
L'affaire et son contexte inspire le film Stranizza d'amuri sorti en 2023.