Meurtre de Marine Boisseranc
meurtre inexpliqué en France
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Le meurtre de Marine Boisseranc est une affaire criminelle française non élucidée, lorsque cette jeune étudiante de 20 ans est retrouvée tuée à son domicile, le [1]. Malgré les relances de la famille auprès de la justice, l'enquête ne débouche sur aucune piste concordante depuis la date des faits[2].
Profil de la victime
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Marine Boisseranc est étudiante en BTS de comptabilité à Villefranche-sur-Saône et habite à Chazay-d'Azergues, dans le Rhône. Elle vit dans le pavillon familial, avec ses deux frères et ses parents[3],[4]. Sa mère est médecin acuponcteur et son père délégué médical chez Sanofi[5]. Alors en relation, elle envisage de rompre avec son petit-ami[6].
Faits
Rentrée plus tôt des cours ce jours-là, elle est retrouvée dans une mare de sang[7], morte poignardée de douze coups de couteaux, dans le thorax et dans le dos[1]. C'est son père qui la découvre inanimée derrière le canapé, quelques minutes seulement après le meurtre alors qu'il vient de rentrer au domicile familial[8]. Il appelle alors immédiatement un de ses amis médecins dont le cabinet est situé à 300 mètres du domicile ; une fois sur les lieux, celui ci lui annonce le décès de la victime[9].
Enquête
Seuls quelques indices sont trouvés :
- Une empreinte de pas (chaussure Nike, 43) ;
- Vers l'heure du crime, le portable de la victime a joint son garagiste, qui n'a entendu qu'une voix d'homme intimant de raccrocher, selon les factures détaillées (fadettes) fournies par son opérateur ;
- Le portable de la victime ne sera jamais retrouvé, bien que nombre de personnes tenteront vainement d'en retrouver la trace autour du domicile familial ;
- Aucune trace d'effraction du domicile n'a été relevée[10].
En 2021, après plus de quinze ans sans résultats, la police émet un appel à témoignages[11].
Suspects
- Rôdeur
Pendant un temps, l'enquête se dirigera vers un rôdeur sans domicile fixe, mais sans suite concluante[12].
- Stéphane Moitoiret
La justice évalue également la possibilité que Stéphane Moitoiret[13], l'assassin du petit Valentin, soit responsable du crime.
En , un témoignage est publié dans le quotidien régional Le Progrès : un témoin indique avoir croisé le couple Stéphane Moitoiret / Noëlla Hego, le , à 400 mètres à vol d’oiseau de la maison des Boisseranc[14]. Quelques jours plus tard, un deuxième témoin se manifeste et confirme avoir croisé le couple Moitoiret à Morancé, village voisin de Chazay-d'Azergues, le matin du meurtre[15]. Ces deux témoignages incitent les enquêteurs à s'intéresser à la potentielle implication du couple Moitoiret dans la commission de ce crime[16]. En , un appel à témoins est diffusé par la direction centrale de la police judiciaire afin de retrouver d'autres témoins qui auraient pu apercevoir le couple à cette époque[17].
- Ancien petit ami
Ludovic Pierrefeu, ancien petit ami, a longtemps été soupçonné, mais faute de charges suffisantes, il est placé sous statut de témoin assisté en 2014[8].
Enquête
En vingt ans, le dossier fait plus de trente-deux tomes. Il a vu plusieurs magistrats à sa charge, et plusieurs faux pas de procédures ont eu lieu ou été évités de justesse. Le père de famille, impliqué au maximum dans la recherche de l'auteur, y a consacré sa vie[18].