Međani
ville de Serbie
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Međani (en serbe cyrillique : Међани) est un village de Serbie situé dans la municipalité de Prijepolje, district de Zlatibor, dans la région historique du Sandžak. Au recensement de 2022, le village ne comptait plus que 21 habitants. Le village illustre le destin des hameaux chrétiens d’altitude du Sandžak, vidés par des siècles de ponction humaine ottomane, puis par les migrations du XXe siècle.
| Međani Међани | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Province | Serbie centrale |
| District | Zlatibor |
| Municipalité | Prijepolje |
| Code postal | 31307 |
| Démographie | |
| Population | 21 hab. (2022) |
| Géographie | |
| Coordonnées | 43° 21′ 11″ nord, 19° 48′ 04″ est |
| Altitude | 1 038 m |
| Localisation | |
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Géographie
Međani est un village de moyenne montagne du sud-ouest de la Serbie, situé à environ 1 038 mètres d’altitude (voir l'article Međani (Prijepolje) (sh)), dans un paysage de vallées encaissées entre les massifs du Zlatar et du Jadovnik (Zlatar) (voir l'article Prijepolje). Le centre municipal de Prijepolje, au confluent du Lim et de la Mileševka, est le pôle urbain le plus proche. La couverture forestière de la municipalité atteint 79 % (voir l'article Prijepolje). Le canyon de la Mileševka, à proximité immédiate, abrite une population fragmentée d’épicéa de Serbie (’‘Picea omorika’’), conifère endémique rare découvert par le botaniste serbe Josif Pančić en 1875 et aujourd’hui classé « vulnérable » par l’UICN. L’espèce, relique de l’ère tertiaire, ne subsiste à l’état naturel que dans une zone restreinte de la vallée de la Drina et de ses affluents, entre la Serbie et la Bosnie-Herzégovine. La population de la Mileševka fait partie des stations les plus orientales de l’espèce[1].
Éloigné des routes, perché à plus de mille mètres, sans industrie ni terres arables de qualité, Međani n’a jamais réuni les conditions d’une croissance durable. Son maximum historique, atteint en 1961, n’était que de 280 habitants.
Étymologie
Le toponyme est attesté dans l’étude anthropogéographique de Tanasije Pejatović, ‘‘Srednje Polimlje i Potarje’’, publiée en 1902 dans le premier volume de la série ‘‘Naselja srpskih zemalja’’ de l’Académie royale serbe[2]. Pejatović, premier directeur du gymnase serbe de Pljevlja, publia sous pseudonyme pour se protéger des autorités ottomanes ; il mourut en 1903, à vingt-huit ans[3].
Le nom dérive du serbe ‘‘međa’’ (frontière, limite). Le phénomène de familles portant comme patronyme le nom de leur village d’origine est l’un des cinq modes fondamentaux de formation des noms de famille dans les Balkans, documenté dans les 47 volumes de la série ‘‘Naselja i poreklo stanovništva’’ (« Localités et origine des populations ») de l’Académie serbe des sciences, initiée par Jovan Cvijić en 1902[4]. Des exemples documentés incluent Sokolović (de la forteresse de Sokol), Gradaščević (de Gradačac) et Crnogorac (« du Monténégro »). Le site présente des traces d’activité minière ancienne, résidus de scories et galeries comblées, rattachées à l’exploitation médiévale du cuivre[5]. Des gisements de cuivre, plomb, zinc, or et argent sont documentés à l’échelle municipale (voir l'article Prijepolje).
Romanisation
En serbe, le graphème ‘’‘đ’’’ (cyrillique ђ) se transcrit ‘’‘dj’’’ en alphabet latin. Cette convention remonte à l’alphabet de Ljudevit Gaj (1830), dans lequel le son /dʑ/ s’écrivait « dj » avant que la lettre « đ » ne le remplace en 1878 (voir l'article Romanization of Serbian (en)). La norme OACI Doc 9303 pour les passeports prévoit que la Serbie transcrit Đ par ‘’‘DJ’’’ dans la zone de lecture automatique[6]. Le toponyme Међани se romanise donc en ‘’‘Medjani’’’[7].
Histoire
Antiquité et Moyen Âge
Le site de Međani comporte une ‘‘gradina’’ (enceinte fortifiée préhistorique) attribuée aux populations illyriennes et une fortification médiévale nommée ‘‘Kovingrad’’, dont le nom pourrait dériver du serbe ‘‘kovina’’ (métal forgé), en lien avec l’activité minière ancienne attestée sur le site[5]. Le monastère de Mileševa, fondé en 1234-1236 par le roi Stefan Vladislav, se trouve à une quinzaine de kilomètres. Ce monastère, qui a abrité les reliques de Saint Sava de 1237 à 1594 (date de leur incinération par les Ottomans sur le plateau de Vračar à Belgrade), est l’un des hauts lieux de l’identité nationale serbe. Il est connu pour sa fresque de l’’’Ange blanc’’, considérée comme un chef-d’oeuvre de l’art médiéval européen, utilisée en 1963 comme première image transmise par satellite entre l’Europe et l’Amérique du Nord (voir l'article Prijepolje). Prijepolje est mentionnée dans les sources dès 1343 (voir l'article Prijepolje).
Domination ottomane (XVe siècle - 1912)
La région tombe sous contrôle ottoman au XVe siècle. Le village relève du ‘‘kadiluk’’ de Prijepolje, intégré au Sandžak d’Herzégovine[8]. La domination ottomane dure plus de quatre siècles et demi, jusqu’en octobre 1912.
Les populations chrétiennes dans les defters ottomans
Plusieurs registres cadastraux (’‘defters’’) documentent les populations de la zone. Le defter du sandjak de Shkodra de 1485 (Selami Pulaha, Tirana, 1974) enregistre la nahiye de Komarani, qui couvrait la zone de Prijepolje, avec 15 villages, un monastère et 169 foyers chrétiens valaques[9]. Le defter individuel du sandjak d’Herzégovine de 1477 (Ahmed S. Aličić, Sarajevo, 1985) couvre le ‘‘kadiluk’’ foyer par foyer[10]. Un defter propre au ‘‘kadiluk’’ de Prijepolje a été réalisé en 1574[11].
Le devchirmé dans la vallée du Lim
Les populations chrétiennes étaient soumises au devchirmé, le prélèvement périodique de garçons pour le corps des janissaires (voir l'article Janissary (en)).
Ce recrutement est documenté par des sources primaires pour la zone de Prijepolje. L’historienne Gülay Yılmaz, à partir des registres de description physique (’‘eşkal defters’’) conservés aux archives ottomanes d’Istanbul, a identifié des garçons nommément recrutés lors de la levée de 1493-1494 dans le sandjak d’Herzégovine. Parmi eux, ‘’‘Dimitri, fils de Radasin’’’, recruté à ‘’‘Polimiye, Mileşeva’’’ (le Polimlje (Rudo), la vallée du Lim autour du monastère de Mileševa, à quelques kilomètres de Prijepolje), décrit comme « à la peau claire, aux yeux bleu-noisette et aux sourcils arqués, âgé d’environ quatorze ans ». Un second garçon, ‘’‘Gorgi, fils d’Obrav’’’, quatorze ans, a été pris dans la même zone. Au total, 115 garçons ont été levés dans le sandjak d’Herzégovine cette année-là. Lors de la levée de 1604, 141 autres furent recrutés dans la même région[12],[13].
Le plus célèbre garçon recruté dans ce sandjak est Mehmed pacha Sokolović (v. 1505-1579), né chrétien orthodoxe près de Višegrad, à une centaine de kilomètres de Prijepolje. Recruté à dix ans, il devint le plus puissant Grand vizir de l’Empire ottoman (voir l'article Mehmed-paša Sokolović (en)).
Le devchirmé, combiné à la pression fiscale du statut de ‘‘raïa’’ et aux incitations à la conversion, a maintenu les villages chrétiens du Sandžak dans un état de stagnation démographique. Emir O. Filipović a documenté 403 villages désertés dans le sandjak de Bosnie (defter de 1468/69) et 110 en Herzégovine en 1477[14].
Chronique
Evliya Çelebi visite Prijepolje en 1662 et 1664 et décrit une ‘‘kasaba’’ de 486 maisons réparties en dix ‘‘mahalas’’ (six musulmanes, quatre chrétiennes), avec dix mosquées, une tour de l’horloge, trois ‘‘medreses’’ et quatre ‘‘tekkes’’[15].
Après le Congrès de Berlin de 1878, l’Autriche-Hongrie stationne des garnisons dans le sandjak de Novi Pazar, qui reste sous souveraineté ottomane[16]. Cette présence dure jusqu’en 1908[8].
Guerres balkaniques et rattachement à la Serbie
La Première Guerre balkanique (1912-1913) met fin à la domination ottomane[17]. Le traité de Londres (1913) consacre le partage de l’ancien sandjak de Novi Pazar entre la Serbie et le Monténégro[18].
Démographie
Le village a culminé à 280 habitants en 1961, année où l’ouverture des frontières yougoslaves aux ‘’Gastarbeiter’’ accélérait un mouvement de départ déjà ancien[19]. Mais la saignée démographique du Sandžak est bien plus ancienne : Safet Bandžović documente le départ de 56 500 personnes vers l’Empire ottoman entre avril et juin 1914[20]. Edvin Pezo a étudié les vagues migratoires consécutives à l’accord yougoslavo-turc de 1953[21]. Međani a perdu 92 % de sa population en soixante ans.
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Composition ethnique
Au recensement de 2002, 79 des 80 habitants étaient Serbes, une personne étant enregistrée comme « inconnue »[25].
Diaspora
L’histoire de Međani est indissociable de celle de ses départs. Pendant quatre siècles et demi, le devchirmé a prélevé des enfants dans les villages chrétiens du Polimlje pour les incorporer dans le corps des janissaires, déployés à travers l’Empire. Puis les guerres balkaniques, les deux guerres mondiales, l’émigration vers la Turquie et l’émigration économique vers l’Europe de l’Ouest ont achevé de vider les hameaux de la région.
Les garçons du Polimlje dans les armées de l’Empire
Les garçons recrutés par le devchirmé étaient identifiés dans les registres militaires ottomans par leur nom, le nom de leur père et leur lieu de naissance. Ce lieu d’origine constituait leur identifiant primaire. Une fois convertis, renommés et déployés dans une province lointaine, c’est cette origine qui continuait à les distinguer.
Les garçons du Polimlje documentés par Yılmaz (Dimitri de Polimiye-Mileşeva, Gorgi de Polimiye-Mileşeva)[12] ont pu être envoyés en Anatolie, dans les Balkans, ou dans les régences d’Afrique du Nord. Orhan Koloğlu a estimé qu’environ un million de soldats ottomans d’Anatolie et des Balkans ont migré vers les régences du Maghreb sur quatre siècles (voir l'article Kouloughlis)). En 1808, la régence d’Alger comptait environ 10 000 « Turcs » (englobant des sujets d’origines balkaniques, caucasiennes et anatoliennes) et 5 000 Kouloughlis[26].
Diego de Haëdo (XVIe siècle) décrivait les janissaires d’Alger comme « les fils de chrétiens, que le Grand Seigneur fait lever tous les trois ans comme tribut sur les provinces d’Europe qu’il appelle Romanie » (la Roumélie, les Balkans)[27]. Des inventaires après décès de janissaires d’Alger (1699-1701) identifient des individus par leur origine, dont « Bochnak Mehmed » (le Bosniaque)[28].
Patronymes balkaniques en Algérie
Le transfert de noms de lieux balkaniques vers des patronymes algériens par le biais des circuits janissaires est un phénomène documenté. Le chroniqueur Sadek Brahim-Djelloul et le quotidien ‘‘El Watan’’ (29 mars 2005) répertorient : ‘’‘Bouchnak’’’ (de Bosnie), ‘’‘Arouani’’’ (d’Albanie), ‘’‘Kosbi’’’ (du Kosovo), ‘’‘Kherchi’’’ (de Crète), ‘’‘Rodesli’’’ (de Rhodes), ‘’‘Ounesli/Lounis’’’ (de Venise), ‘’‘Zemirli’’’ (d’Izmir), ‘’‘Karabaghli’’’ (du Karabagh)[29],[30]. Anna Parzymies a étudié ces patronymes dans ‘‘Anthroponymie algérienne : noms de famille modernes d’origine turque’’ (Varsovie, 1985)[31],[32].
Le cas le plus célèbre de ce transfert est celui de Sokolović lui-même : né chrétien orthodoxe au village de Sokol, il porte comme patronyme le nom de son village serbe d’origine (voir l'article Janissary (en)).
Le patronyme Medjani
La romanisation standard du toponyme Међани produit la forme ‘’‘Medjani’’’ (voir ‘‘Romanisation’’). Un patronyme identique est attesté en France dans les données de l’INSEE (fichier des noms patronymiques, RNIPP). Selon la base généalogique Filae, 153 personnes portant ce nom sont nées en France depuis 1890, dans 26 départements, les premières naissances datant de la période 1916-1940. La base recense aussi une entrée dans la catégorie « Décorations, Titres, Pensions », qui atteste la présence d’au moins un porteur du nom dans les archives militaires françaises[33].
Plusieurs variantes composées sont documentées : Nait-Medjani (préfixe kabyle ‘‘nait’’ = « fils de »), Amer-Medjani, Mait-Medjani et Ben Medjani (préfixe arabe ‘‘ben’’ = « fils de »)[34]. La coexistence de préfixes kabyles et arabes dans ces variantes indique que le nom a été adopté par des familles de substrats linguistiques différents, ce qui est cohérent avec un patronyme d’origine exogène (ni arabe ni berbère à la base) intégré dans les deux systèmes onomastiques locaux.
Le porteur le plus célèbre du patronyme est le footballeur Carl Medjani (né le 15 mai 1985 à Lyon), international algérien (57 sélections, deux Coupes du monde en 2010 et 2014), ancien capitaine de l’équipe de France espoirs passé par Liverpool FC, l’AS Monaco et l’Olympiakos. Né d’un père algérien et d’une mère française (voir l'article Carl Medjani, il a exprimé dans un entretien avec France 24 « cette fierté de [s]es origines, de [s]on nom de famille »[35]. La répartition géographique du patronyme en France (Paris, Bouches-du-Rhône, Loire, Calvados, Nord)[33] montre que les porteurs du nom ne sont pas circonscrits à une seule commune algérienne mais se retrouvent dans plusieurs régions.
Le patronyme est concentré dans la commune d’Oued Athmania, wilaya de Mila, en Algérie. Le nom de cette commune signifie en arabe « vallée ottomane » (’‘wādī ʿuṯmāniyya’’), bien qu’une étymologie concurrente le rattache au latin ‘‘Turres Ameniae’’[36]. La commune relevait du beylik de Constantine, dont le dernier gouverneur, Ahmed Bey ben Mohamed Chérif, était kouloughli[37].
Phonétique et transcription
Le système de transcription coloniale française des patronymes algériens a été codifié par Mac Guckin de Slane et Gabeau dans le ‘‘Vocabulaire destiné à fixer la transcription en français des noms de personnes et de lieux usités chez les indigènes de l’Algérie’’ (Paris, Imprimerie impériale, 1868)[38], puis appliqué lors de l’instauration de l’état civil par la loi du 23 mars 1882[39]. Dans ce système, le digramme ‘’‘dj’’’ transcrit le phonème arabe ج (’‘jīm’’, une consonne affriquée), et non la consonne د (’‘dāl’’) qui figure dans le mot arabe ‘‘madanī’’ (م-’’‘د’’’-ن-ي, « urbain, civilisé »). Or le patronyme ‘’‘Madani’’’, qui dérive effectivement de cette racine arabe m-d-n, existe en Algérie et au Maghreb comme nom de famille distinct et largement répandu[40]. Il figure dans la catégorie des patronymes arabes de Wikipédia. ‘’‘Madani’’’ et ‘’‘Medjani’’’ coexistent dans l’espace onomastique algérien comme deux noms séparés, portés par des familles différentes.
Si le patronyme ‘‘Medjani’’ dérivait de ‘‘madanī’’, les officiers d’état civil auraient transcrit un ‘‘d’’ simple, produisant la forme ‘‘Madani’’, comme ils l’ont fait pour des milliers d’autres familles. Le « dj » de ‘‘Medjani’’ transcrit un son ‘‘jīm’’ (ج) qui n’existe pas dans la racine arabe ‘‘m-d-n’’. En revanche, ce « dj » correspond exactement à la romanisation standard du serbe đ dans Међани (voir ‘‘Romanisation’’).
L’orientaliste Ouerdia Yermeche (CRASC, Oran) a montré que les officiers d’état civil coloniaux appliquaient « une transcription francisée qui ne tient pas compte des particularités phonétiques et morpho-syntaxiques des langues autochtones », produisant fréquemment des « orthographes fantaisistes souvent erronées »[41]. Ces fonctionnaires transcrivaient le son qu’ils entendaient, pas l’étymologie. Un patronyme transmis oralement et prononcé [medʒani] aurait été transcrit « Medjani » quelle que soit son origine linguistique.
Convergence des indices
Le rapprochement entre le toponyme serbe Međani et le patronyme nord-africain Medjani repose sur la convergence de plusieurs faits indépendamment documentés. Le village existe et est peuplé de Serbes orthodoxes depuis au moins 1902[2]. Sa romanisation standard produit exactement « Medjani »[6]. Le patronyme homonyme est attesté en France depuis 1916 et concentré à Oued Athmania, commune du beylik de Constantine dont le nom signifie « vallée ottomane »[36]. Le digramme « dj » dans « Medjani » ne correspond pas à la racine arabe m-d-n (qui produit le patronyme distinct « Madani ») mais correspond à la transcription du serbe đ. Le transfert de toponymes balkaniques vers des patronymes algériens est un phénomène documenté pour la Bosnie (Bouchnak), le Kosovo (Kosbi), l’Albanie (Arouani), la Crète (Kherchi) et Rhodes (Rodesli)[29],[30]. Les garçons chrétiens de la zone de Prijepolje étaient effectivement recrutés par le devchirmé et envoyés à travers l’Empire[12].
Pistes de recherche
L’évaluation de ce rapport appelle des recherches complémentaires dans les fonds des Archives nationales d’outre-mer à Aix-en-Provence (registres d’état civil d’Oued Athmania)[42], du portail Mémoire des hommes du ministère des Armées (fiches militaires)[43], des archives ottomanes d’Istanbul (defters du kaza de Prijepolje) et du catalogue de Parzymies (1985) pour une éventuelle entrée « Medjani »[31]. Sur le plan génétique, Bekada ‘‘et al.’’ (2013) ont identifié chez des sujets algériens un haplotype mitochondrial « d’ascription est-européenne » qu’ils attribuent à l’influence ottomane[44]. Une analyse d’ADN-Y ciblant l’haplogroupe I2a1b-M423 (30 à 71 % dans les Balkans occidentaux, quasi absent en Afrique du Nord) pourrait fournir un élément décisif.
Patrimoine
Le village relève de l’Éparchie de Mileševa de l’Église orthodoxe serbe, dont le siège est au monastère de Mileševa. Ce monastère abrite la fresque de l'Ange blanc (voir l'article Prijepolje).
