Diplômée pharmacien de la Faculté de Nantes en 1958, elle exerce comme pharmacienne tout entreprenant une cure psychanalytique avec Guy Vannier, puis en relaxation psychanalytique avec Blandine Folliot et en
psychologie à l'
université Paris X Nanterre, notamment en
psychodrame avec
Didier Anzieu. Elle obtient un master 2 en 1980 et réalise une psychanalyse personnelle avec
Joyce McDougall pendant huit ans.
Elle s'oriente vers le suivi de patients alcooliques, animant à l'hôpital de Saint-Germain en Laye un groupe de parole qui leur est destiné. Dans cette perspective, elle constitue une équipe de recherche subventionnée par Le Haut comité d'étude et d'information sur l'alcoolisme (1982-1986) et réalise, avec Marie-Madeleine Jacquet une thèse à deux voix intitulée L'alcoolique, son corps et l'autre. Contribution à l'étiologie de la dépendance à l'alcool. Étude psychopathologique comparative de trois populations d'alcooliques et d'un groupe témoin (1987), éditée ultérieurement sous le titre La Problématique alcoolique (1991).
Elle a des charges de cours à Nanterre à partir de 1982, en dynamique des groupes restreints, en psychodrame, en supervision de stages et dans un séminaire consacré aux techniques projectives. En 1991, Michèle Monjauze devient maître de conférences à Paris-X où elle se consacre à la problématique alcoolique, illustré par une filmographie comparative. Elle prend sa retraite en 2011.
Michèle Monjauze est sociétaire de la Société des gens de lettres de France (2008).