Michael Parenti

historien et politologue américain From Wikipedia, the free encyclopedia

Michael John Parenti (né le 30 septembre 1933 à New York et mort le à Berkeley (Californie)[1]) est un historien, politologue et critique culturel américain. Il a enseigné dans des universités américaines et étrangères. Ses écrits ont été traduits dans de nombreuses langues.

Décès
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BerkeleyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Michael John ParentiVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Faits en bref Naissance, Décès ...
Michael Parenti
Michael Parenti en 2004
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 92 ans)
BerkeleyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Michael John ParentiVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Politologue, historien
Enfant
Christian Parenti (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Mouvement
Directeur de thèse
Robert E. Lane (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinction
Œuvres principales
Democracy for the Few
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Biographie

Michael Parenti est né à New York en 1933 dans une famille ouvrière italo-américaine du quartier d’East Harlem, où il passe sa jeunesse.

Il travaille pendant plusieurs années avant de commencer des études à l'université Yale, où il obtient un doctorat en sciences politiques.

Au cours de sa carrière, il publie plus de vingt livres sur de nombreux sujets en rapport avec la critique de l'impérialisme et du capitalisme[2].

En 1986, il publie Inventing Reality, le premier livre analysant en détail les médias privés en s'appuyant sur les thèses de Marx. Ce livre est suivi deux ans plus tard de la publication de La Fabrication du consentement de Noam Chomsky et Edward Herman. Bien que leurs thèses soient très similaires, Herman et Chomsky ne citent jamais le livre de Parenti, s'appuyant plutôt sur le psychologue australien Alex Carey[2].

Ses écrits portent sur une vaste gamme de sujets et ses livres ont été traduits dans de nombreuses langues. Son livre le plus marquant est Democracy for the Few (9 éditions à ce jour), qui constitue une analyse critique de la société, de l'économie et des institutions politiques des États-Unis.

Il a été actif dans différents mouvements contre la guerre. Il critique également les institutions d'aide internationale, dont le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, soutenant que ces institutions ne sont pas inefficaces, comme le pense une partie de la gauche, mais participent activement à l'asservissement des pays du tiers-monde[2]. Il critique aussi les politiques internationales des États-Unis, disant : « Je ne suis pas un de ces critiques qui pensent que la politique extérieure américaine est confuse, ou stupide, ou mal éclairée, ou pleine de bonnes intentions mais un échec en pratique. Je pense que c'est une politique brillante jalonnée de victoires brillantes, terribles, horribles. »[3]. Il détaille son point de vue en affirmant que toute la politique étrangère américaine a pour but la balkanisation des pays afin de les pousser à se tourner vers un système privatisé[2]. Il exprime ensuite que l'idée que les personnes les plus riches et les plus puissantes du monde s'organisent entre elles est considérée comme une théorie du complot, alors que toute idée d'une union des personnes d'un métier donné ne surprend personne, et qu'il s'agit là d'une théorie de l'innocence des élites[4] ; c'est la thèse qui l'éloigne le plus de Noam Chomsky, qui soutient qu'il n'existe pas de complot mondial des personnes les plus puissantes pour conforter leur domination[2]. Parenti critique également l'anticommunisme de Chomsky[2].

Il fut un temps un ami de Bernie Sanders mais à la suite du soutien de ce dernier au bombardement de la Yougoslavie par l’OTAN, il rompit avec lui[5].

En 2007, il reçut un Certificate of Special Congressional Recognition de la représentante américaine Barabara Lee et un prix du New Jersey Peace Action.

Il est le père du journaliste Christian Parenti (en).

Œuvres

Œuvres originales

Traductions françaises

  • L'Horreur impériale : Les États-Unis et l'hégémonie mondiale Against Empire »], Aden Editions, , 244 p. (ISBN 978-2-930402-04-8)
  • Histoire et Mystifications : Comment l'Histoire est fabriquée et enseignée History as Mystery »] (trad. de l'anglais), Plogastel-Saint-Germain, Éditions Demi-Lune, , 302 p. (ISBN 978-2-917112-25-0)
  • Le Mythe des jumeaux totalitaires : Fascisme méthodique et renversement du communisme Blackshirts & Reds: Rational Fascism and the Overthrow of Communism »] (trad. de l'anglais), Paris, Delga, , 191 p. (ISBN 978-2-915854-60-2)
  • Tuer une nation : L’assassinat de la Yougoslavie To Kill a Nation: The Attack on Yugoslavia »] (trad. de l'anglais), Paris, Delga, , 242 p. (ISBN 978-2-915854-65-7)
  • Ukraine le coup d'état fasciste orchestré par les États-Unis : L'Ukraine et le « regime change » (trad. de l'anglais), Paris, Delga, , 340 p. (ISBN 978-2-915854-70-1), p. 73-78
  • Le Visage de l’Impérialisme The Face of Imperialism »] (trad. de l'anglais), Paris, Delga, , 155 p. (ISBN 978-2-915854-82-4)
  • L'Assassinat de Jules César : Une histoire populaire de l'ancienne Rome The Assassination of Julius Caesar: A People's History of Ancient Rome »] (trad. de l'anglais), Paris, Delga, , 218 p. (ISBN 978-2-37607-110-5)

Articles

Références

Liens externes

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