Michał Tyszkiewicz-Łohojski
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Tamara Nachiczewańska
| Michał Tyszkiewicz-Łohojski | ||
| Biographie | ||
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| Nom de naissance | Michał Zygmunt Antoni Maria Tyszkiewicz-Łohojski | |
| Père | Jan Józef Tyszkiewicz (1867–1903) | |
| Mère | Elżbieta Krasińska (1871–1906), fille de Władysław Krasiński | |
| Conjoint | Hanka Ordonówna (m. 1931) Tamara Nachiczewańska |
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Michał Zygmunt Antoni Maria Tyszkiewicz-Łohojski (né le à Zakopane et mort le à Munich) est un comte polonais, grand propriétaire terrien, fonctionnaire du ministère polonais des Affaires étrangères et parolier.
Il est le plus jeune fils de Jan Tyszkiewicz de Waka et d’Elżbieta née Krasińska, petite-fille du poète Zygmunt Krasiński. Il étudie le droit à l’université Jagellonne de Cracovie ainsi qu’en Belgique, mais se passionne surtout pour la scène[1]. Il écrit les paroles de nombreuses chansons populaires (Uliczka w Barcelonie, Fiakier, Jesienna piosenka, Każda z pań „moderne”, Sonny Boy, Zapomniana piosenka, etc.).
En 1931, il épouse Anna Maria Pietruszyńska, connue sous le nom de scène Hanka Ordonówna[1]. Cette union est d’abord considérée comme une mésalliance par une partie de sa famille. Avant la Seconde Guerre mondiale, le couple séjourne fréquemment à Orniany, une propriété de Tyszkiewicz située près de Vilnius. En 1922, il possède des domaines d’une superficie totale de 15 420 hectares[2].
Après le déclenchement de la guerre, il participe à des activités clandestines et agit comme représentant du gouvernement pour les Polonais de Lituanie et de la région de Vilnius, basé à Angers. En 1940, il obtient la nationalité lituanienne, ce qui lui permet de faire libérer son épouse de la prison de Pawiak, où elle avait été incarcérée par la Gestapo en 1939[1]. Tous deux séjournent ensuite à Vilnius, où ils prennent part à la vie culturelle polonaise[1].
Après le début de l’occupation soviétique de la Lituanie, il est arrêté par le NKVD et emprisonné d’abord à la prison de Lukiškės, puis à la Loubianka. Hanka Ordonówna est également arrêtée. Après la signature de l’accord Sikorski-Maïski en 1941, le couple est libéré et rejoint l’Armée d'Anders. Ils participent à l’évacuation d’enfants polonais de l’URSS, notamment vers l’Inde. Tyszkiewicz devient ensuite secrétaire de la légation de Pologne à Téhéran, au nom du gouvernement polonais en exil.
Après la guerre, il s’installe à Munich, où il travaille de 1952 à 1972 comme rédacteur au sein de la section polonaise de Radio Free Europe/Radio Liberty[1]. Il s’occupe également de son neveu orphelin, Jan Tyszkiewicz, fils de Władysław, mort en 1940 dans une prison du NKVD à Kiev[3].
Il est inhumé dans la sépulture familiale des Tyszkiewicz au cimetière de Brompton à Londres[1].