En 1781-1789, il est prieur curé de la paroisse de Vernines, dont la seigneurie appartient à son frère Guillaume Dufraisse, ancien avocat général de la cour des aides de Clermont.
L'évêque constitutionnel du diocèse du Cher ayant apostasié et s'étant marié pendant la Terreur, il est désigné pour le remplacer, il est sacré à Paris le . Il préside un concile provinciale à Bourges et participe au Concile national de Paris en 1801. Là il s'inquiète curieusement de la nullité de son serment de ne pas accepter de dignité ecclésiastique prononcé lors de son admission dans l'Ordre des Jésuites. Après le Concordat de 1801, il se démet en octobre. Malade, il refuse de se rétracter et meurt non réconcilié le [1].
Notes
↑ Paul Pisani, Répertoire biographique de l'épiscopat constitutionnel (1791-1802), A. Picard & Fils, Paris, 1907, p.88-96
Maurice Vaussard (éd.), Lettres à l'abbé Grégoire de l'ex-jésuite M.-J. Dufraisse, évêque constitutionnel du Cher, Paris, Letouzey et Ané, 1962 [de 1795 à 1802].