Entre 1987 et 1992, il intègre un laboratoire en bioacoustique spécialisé dans les dauphins de l'université d'État de San Francisco. En 1992, il part pour les îles Canaries analyser les collisions entre les cachalots et les bateaux. Persuadé que les animaux marins ne reconnaissent pas les alertes sonores émises par les navires, il installe des capteurs visant à déterminer leur position pour que les navires les évitent[1],[2].
En 1997, il obtient un doctorat en bioacoustique à l'université de Las Palmas de Grande Canarie où il enseigne. En 2003, après avoir reçu le prix Rolex, il ouvre un laboratoire d’applications bioacoustique au sein l'université polytechnique de Catalogne. Il commence à développer le programme Listen to the Deep Ocean (LIDO) destiné à cartographier le bruit dans les océans à l'aide d'un réseau mondial d'hydrophones[1].
Engagements
Il concrétise son engagement dans la lutte contre la pollution sonore en créant la fondation The Sense of Silence afin de sensibiliser les entreprises et les politiques. Parallèlement, il développe le captage et l'analyse des sons de la forêt amazonienne à travers le projet Providence, dans la réserve naturelle de Mamirauá(en)[1]. Les résultats obtenus lui permettent d'étudier les effets de la déforestation sur la faune(en) et la régénération de la forêt. Dans la même lignée, Michel André et son équipe ont développer des projets fondés sur les sons en Afrique et en Inde afin d'éviter les mises en danger des animaux par les humains et vice-versa[3].