Entre 1966 et 1971, il fréquente l'École des beaux-arts de Rouen, où, sous la direction du professeur de sculpture René Leleu[6], il apprend l'anatomie animale.
Bassompierre est mort à Nantes le , à l'âge de 78 ans. Il a fait un malaise soudain, suivi d'une chute, et est tombé dans un coma profond, avant de mourir[7].
Il privilégie les animaux aux formes rondes. Il sculpte essentiellement des ours et des gorilles. Il a réalisé d'autres animaux pour des commandes publiques ou des collaborations: un tigre royal pour la cristallerie Baccarat[8] ou un panda pour le ZooParc de Beauval[9].
Son œuvre sculptée compte des centaines de modèles. L'artiste combine les méthodes classiques de sculpture et les nouvelles technologies. Ses œuvres sont réalisées en bronze, en marbre de Carrare, ou en résine. Ses sculptures sont achetées dans le monde entier[10].
Michel Bassompierre modelant dans son atelier en 2020.
«L’œuvre de Michel Bassompierre est surprenante, car créer la vie par la force des rondeurs chaleureuses de ses œuvres nées de ses caresses avec des matières «froides» relève d'une forme de magie et laisse sans voix.»
«Il admire, sans limite, les êtres qui nous entourent, ce monde vivant qu'il essaie de nous faire percevoir sous différentes attitudes, avec la tendresse qu'il ressent pour ses sujets, afin de nous offrir aujourd'hui les admirables résultats de ses recherches morphologiques et plastiques.»
Au fil des ans, Michel Bassompierre a produit des milliers de croquis et des centaines de sculptures.
Grâce à son étude de l'anatomie des animaux, ses dessins sont pleins de maîtrise. Il a créé une œuvre forte, avec une approche particulière de la lumière, qui touche le spectateur[14].
Comme François Pompon, il veut montrer l'essentiel: une forme pure, des courbes délicates, une lumière enveloppante qui souligne la rondeur des masses.
Anne-Catherine Loisier écrit de lui[15]: «Michel [Bassompierre], par son sens de l'observation et l'humilité qui se dégage de ses œuvres, rejoint à beaucoup d'égards l'approche du Sédélocien: simplification qui ne retient que l'essentiel, le mouvement pour François Pompon, l'attitude qui révèle la force intérieure selon Bassompierre. À la différence des animaux de François Pompon, ceux de Bassompierre expriment une humeur, parfois même une joie de vivre, un espièglerie. C'est ce qui en fait des œuvres attachantes, aux résonances enfantines diront certains. Elles sont empreintes de quiétude, de douceur et de vigueur en même temps. La sculpture de Michel [Bassompierre] attire le regard et suscite l'émotion, pure, simple. La matière est noble, tout comme les sentiments qu'inspire l’œuvre. Pour toutes ces raisons, la sculpture de Michel [Bassompierre], c'est le choix du cœur.»
Au cours de l'été 2021, son ours monumental La Fratrie no3b est installé place Sainte-Catherine à Honfleur[33], en parallèle à l'exposition De Honfleur au Grand Nord, un voyage climatique, où sont présentées deux autres œuvres.
Pendant six mois, à partir d', l'hôtel InterContinental de Marseille accueille quatre œuvres monumentales de l'artiste[37].
Durant les hivers 2020-2021[38], puis 2021-2022[39],[40], il est à l'affiche de l'exposition L'Art au Sommet, co-organisée par l’office de tourisme de Courchevel 1850 et les Galeries Bartoux[41]. Six œuvres monumentales sont exposées au cœur de la station, au pied des pistes.
Exposition Animal de Michel Bassompierre au musée François-Pompon, en 2022.Pour célébrer le centenaire de l'Ours blanc de François Pompon, la ville de Saulieu et le musée François-Pompon ont mis à l'honneur l'œuvre de Michel Bassompierre[42],[43],[44],[45]. De mai à fin , dans le cadre de l'exposition ANIMAL/Sous le regard des Grands Maîtres: Pompon - Bassompierre, des œuvres monumentales ont été exposées dans la ville, au relais Bernard Loiseau[46],[47]. Une vingtaine de bronzes et de marbres, ainsi que des dessins originaux, ont été présentés dans le musée[48],[49],[50].
Du printemps à l'automne 2022, Saint-Paul-de-Vence a accueilli neuf œuvres monumentales, au cœur du vieux village[51],[52].
Fondettes a accueilli sur le parvis de la Halle de la Morandière l'exposition Douceur animale. Six ours monumentaux ont été exposés de septembre à [53]. Afin de choisir l'œuvre qui serait acquise à l'issue de l'exposition, la ville de Fondettes a organisé un vote participatif auprès de sa population[54]. Le Miel no2 a obtenu plus de la moitié des suffrages et sera présenté dès 2024 dans la cour de l'Aubrière[55].
Le Mélèze no2, plus grande œuvre réalisée par Michel Bassompierre, dévoilée lors de l'exposition "Fragiles Colosses", sur le Boulevard Haussman, en 2023.De début février à début , Les Fragiles Colosses, dix œuvres monumentales d'ours et de gorilles, ont été présentés sur le boulevard Haussmann à Paris[56]. Parrainée par l'acteur et réalisateur Jacques Weber et la primatologueSabrina Krief, cette exposition a été proposée par les Galeries Bartoux et le Comité Haussmann[57]. À cette occasion, Le Mélèze no2, la plus grande œuvre de Michel Bassompierre réalisée à ce jour, a été dévoilée.
À l'automne 2023, Michel Bassompierre est l'invité d'honneur de l'exposition L'animal en monument, à l'École vétérinaire d'Alfort[63]. Il y a organisé une conférence avec le militant écologiste Cyril Dion, au cours de laquelle il a réalisé une œuvre en direct.
D'octobre à fin , Michel Bassompierre a exposé ses Fragiles Colosses à Bruxelles[64], à l'hôtel Steigenberger Wilcher's. Le parrain de l'exposition, le créateur du Chat, Philippe Geluck, était à ses côtés pour une conférence au cours de laquelle Yann Arthus Bertrand a présenté son documentaire Vivant[65].
Le musée océanographique de Monaco accueille l'exposition Les Géants des Glaces[66] d'avril à . Pour l'occasion, Michel Bassompierre a fait entrer dans son arche un nouvel animal: le manchot empereur[67]. 4 des 6 ours exposés sur le toit du Musée ont été réalisés pour cette exposition, qui attire l'attention du visiteur sur la vulnérabilité des animaux vivant dans les pôles[68]. Inaugurée en présence du prince Albert II de Monaco[69], cette exposition a été accompagnée d'une conférence avec la glaciologue Heïdi Sevestre, le spécialiste des ours Rémy Marion et l'aventurier Nicolas Dubreuil[70].
De mai à , le musée de l'atelier Rosa Bonheur accueille l'exposition Regards croisés sur l'animal[71], qui permet une plongée intime dans le processus de création des deux Maîtres. Plus d'un siècle les sépare: Rosa Bonheur et Michel Bassompierre sont liés par leur passion pour l'animal, qu'ils ont chacun représenté avec leur style[72]. Parrainée par l'acteur François Cluzet, l'exposition s'est tenue sous l'égide du WWF[73]. «J'ai découvert le travail de Michel Bassompierre au hasard de mes curiosités artistiques» dit François Cluzet[74] qui poursuit:
«Davantage amateur que connaisseur, je réagis simplement à l'émotion que me procure une œuvre. J'ai une passion pour les sculptures animalières et lorsque j'ai eu la chance d'assister en direct à la naissance d’un gorille des mains de maître de Bassompierre, j'ai eu un véritable coup de cœur. Autant pour l’œuvre, dans sa douceur, dans sa beauté, que pour l'artiste dans sa candeur poétique. Les animaux, je dirais les amis de Bassompierre, reflètent toute son humanité. Il connaît et apprivoise le monde sauvage et donne à nos animaux, vie, grâce et dignité.»
De à , l'exposition Élégance animale regroupe 17 de ses œuvres à Vertou. C'est la plus grande exposition de l'artiste à ce jour[75]. L'espace du Moulin Gautron accueille des sculptures en bronze, marbre et cristal, ainsi qu’une reconstitution de son atelier. L'exposition est parrainée par François Cluzet et réalisée en partenariat avec le WWF[76],[77].
Le Majestueux de Michel Bassompierre, devant l'Empire State Building. Fragile Giants, New York / Park Avenue / - .
En , Michel Bassompierre inaugure à New York son exposition Fragile Giants, présentée sur la célèbre Park Avenue, jusqu'en . Pour l'occasion, il réalise son plus grand gorille à ce jour, Le Majestueux. Dressé sur ses pattes arrière, il regarde, du haut de ses 3 mètres, l'Empire State Building[78],[79].
De mai à , il expose Douceur animale à Caen la Mer. Dix sculptures monumentales sont exposées sur l'esplanade de l'hôtel de ville de Caen et sur la promenade de la Paix, à Ouistreham[80].
Andenne: le , Claude Eerdekens, bourgmestre de la Ville, et Michel Bassompierre, ont inauguré Les Saumons no1[81], un bronze monumental[82] de 2 mètres de long installé sur la promenade des Ours, animal emblème de la ville[83]. Le , un deuxième ours monumental de 2 m de hauteur, Le Miel no3 a également été inauguré sur cette avenue[84],[85],[86].
Aix-les-Bains: en , a été inaugurée La Dent du Chat, sur la place de la mairie: une sculpture en bronze de 1,2 mètre de hauteur. Elle tire son nom de la montagne éponyme, qui surplombe la cité thermale.
Angers: L'Ours, sculpture monumentale en béton, exposée rue Jean-Rostand[87].
Carquefou: le , la ville a inauguré les fontaines de la place Aristide-Briand, où sont exposés neuf crapauds en bronze de Michel Bassompierre[88].
Clisson: lors d'une résidence d'artiste durant l'été 1998, Michel Bassompierre a réalisé une œuvre unique dans son œuvre: une colonne monumentale en argile, composée de plusieurs animaux[89].
Fondettes: Le , les élus de Fondettes inauguraient Le Miel n°2, sculpture monumentale d'ours, installée devant la Maison des arts et de la jeunesse[90]. Pendant l'exposition «Douceur Animale» en 2022, les Fondettois avaient été invités à voter pour leur œuvre préférée parmi les 6 ours exposés[91]. Le Miel n°2 avait alors obtenu plus de la moitié des voix.
Nantes: deux ours monumentaux en béton ornent l'école maternelle de la Côte d'Or depuis 1985.
Pornichet: depuis 1989, un dauphin en bronze de 3,2 mètres de haut est placé au cœur du quartier le plus animé de la ville. Le [92], il est restauré et remis en place. Initialement présenté au centre d'un rond-point sous forme de fontaine, il est désormais placé sur le trottoir à la suite d'un réaménagement du quartier. «Cette sculpture, emblème de la ville, est devenue un lieu de repère et une véritable fierté pour les Pornichétins.», explique le maire, Jean-Claude Pelleteur[93].
Saulieu, musée François-Pompon: en 2015, Michel Bassompierre a fait don au musée de son œuvre intitulée Les Saumons no1. En 2022, il a fait don d'une maquette originale en argile, Le Miel, réalisée en direct lors de l'inauguration de l'exposition ANIMAL / Sous le regard des Grands Maîtres: Pompon - Bassompierre.
Acquisitions
En 2022, le zoo de la Boissière du Doré a fait l'acquisition d'une sculpture monumentale de 2 mètres de haut, Le Miel no2, pour son nouvel espace de la Vallée des Ours[96],[97].
Œuvre magistrale en bronze du sculpteur animalier Michel Bassompierre, représentant Yuan Meng, premier panda né en France. Inaugurée le 22 mars, elle est exposée à l'entrée principale du ZooParc de Beauval[98].Le , le Zooparc de Beauval a inauguré l’œuvre magistrale Yuan Meng, la réalisation d'un rêve. Ce bronze de 2,5 m de hauteur représente Yuan Meng, le premier bébé panda né en France, et sa mère, Huan Huan[99],[100],[101].
Collaborations
Pour célébrer l'année du Tigre en 2022, la manufacture Baccarat a proposé à Michel Bassompierre de réaliser un tigre royal en cristal. Cette œuvre, achevée en , est tirée en édition limitée à 50 exemplaires[102].
Publications
Pour marquer les 50 ans de carrière de Michel Bassompierre, les éditions Albin Michel publient une première monographie consacrée à l'artiste dans leur collection «Beaux-Livres» en [103], retraçant la carrière de l'artiste. Elle dévoile les différentes étapes de son travail et présente une partie de son œuvre, au travers d'une sélection d'archives, croquis, photographies et textes.
Cet ouvrage compte plusieurs contributions. La primatologue Sabrina Krief y écrit[104]:
«Les gorilles de Michel [Bassompierre], mâles imposants, aux formes pleines, ne portent pas la trace de la main de l'homme. Le sculpteur offre à nos regards des corps polis, lisses, sans artifice. L'artiste a effacé toute empreinte de ses doigts sous lesquels les courbes douces sont nées. Ne subsistent que les postures et les regards, les propositions et les émotions, si justes. Sans trace d'humains… C'est sûrement pour cela que les animaux de Michel Bassompierre sont si paisibles et souvent joyeux. Dans cet univers, sans fadeur ni mollesse, l'homme s'éclipse, sensible et humble pour laisser place à l'animal et à son élégance. Si l'harmonie de l'atelier de Michel [Bassompierre] irradiait jusqu'aux forêts d'Afrique, quel soulagement nous aurions à voir dans le regard des grands singes la même quiétude.»
«J'ai coutume de dire que les ours de Bassompierre sont de gros doudous pour adultes, ils sont tellement proches de l'univers de l'enfance qu'ils nous replongent dans le confort propre à nos jeunes années. Ce ressenti si positif ne serait pas si intense si la qualité du modelage n'était pas au rendez-vous. Certains de ses professeurs des Beaux-Arts avaient coutume de répéter qu'il y avait trois choses importantes dans leur enseignement: le dessin, le dessin et le dessin. Michel Bassompierre est un grand dessinateur et c'est un grand sculpteur, pour preuves, la qualité des formes, l'élégance du trait, le respect des fameuses proportions. Mais l'artiste se doit d'être créateur, ce qui permettra d’affirmer dès le premier regard: c'est un Bassompierre. C'est un cheval, c’est un gorille, c'est un ours, oui et non. C'est plutôt l'idée que l'on a du cheval, du gorille ou de l'ours, loin de l'hyperréalisme et si proche de nous. C'est un Bassompierre!»
Documentaire
À partir de , France TV diffuse un documentaire de 52 minutes consacré à l'artiste: «Bassompierre, L'esprit animal»[107]. «Dans un documentaire sensible, la réalisatrice Fabienne Rio[108] retrace le parcours du sculpteur nantais Michel Bassompierre. De Nantes à New York, un voyage artistique dans son univers où l’on croise la beauté, la lumière et l’acteur François Cluzet. Une œuvre tout en délicatesse»[109]. Pendant un an et demi, les équipes de tournage l'ont suivi dans la création du Majestueux, gorille monumental, de l'intimité de l'atelier jusqu'à son installation sur Park Avenue à New York, au pied de l'Empire State Building.
Sophie Stadler, «Monument de la sculpture animalière, le Français Michel Bassompierre s'expose dans les rues de New York», Le Parisien, (lire en ligne)