Michel Brulé (résistant)
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Michel Brulé, né le à Courrières et mort fusillé le au fort du Vert-Galant à Wambrechies, est un militant communiste et résistant français. Il est l'un des premiers et principaux animateurs de la grève des mineurs du Nord-Pas-de-Calais de mai-juin 1941.

Avant-guerre
Avant guerre, après avoir pratiqué la boxe dans la catégorie poids plume, Michel Brûlé s'occupe de la distribution des journaux du Parti communiste en tant que dirigeant des Jeunesses communistes de Montigny-en-Gohelle[1].
Avant la grève de mai-juin 1941
Mineur à la fosse no 7 - 7 bis de la Compagnie des mines de Dourges[note 1], il lance au puits de l’Escarpelle une grève dès contre la demi-heure supplémentaire, les conditions de travail et le ravitaillement, puis une autre le lorsque la compagnie veut l’empêcher de descendre. Il est arrêté par les Allemands le jour même, après avoir pris une nouvelle fois la parole pour dénoncer les conditions de travail. Il est libéré le alors que la grève pour exiger sa libération commence à s'étendre.
Il est à l'origine, avec Julien Hapiot et Auguste Lecœur, de la grève des mineurs qui dure du au et qui s'étend dans tout le Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais[2]. 100 000 mineurs arrêtent le travail. La répression est sanglante mais l'occupant cède néanmoins sur les revendications principales.
À la suite d'un incident banal entre des mineurs et un chef porion, le débrayage de la fosse numéro 7 de Dourges, déclenchée le , s'étend en quelques jours à tout le bassin minier.
La collecte, depuis 1940, des armes confiées aux groupes de protection armés du PCF, permet aux meneurs de la grève de la diffuser et l'étendre très rapidement à tout le Pas-de-Calais, via l'envoi de 35 agents de liaison le , lorsque pour la première fois ces groupes de protection sont autorisés à agir lors d'une réunion à laquelle participent à Lens Julien Hapiot, Nestor Calonne, Auguste Lecœur et Maurice Deloison [3]. Lecœur et la direction des Comités d'unité syndicale et d'action (CUSA) ont ainsi lancé le mot d'ordre de grève.
Après la grève de mai-juin 1941
Recherché par la police à cause de son activité durant les grèves, Michel Brûlé entre dans la clandestinité en et anime les Bataillons de la jeunesse, prenant la tête d’un groupe composé d’Alexandre Cathelain, Serge Havet, Laurent Leterme, Augustin Lombaerts, et Georges Pollet, placé sous les ordres de Charles Debarge.
Il lance l'attaque de la poudrière de Beaumont-en-Artois, le . Deux jours plus tard, avec ses hommes, il fait sauter la voie ferrée à Quiéry-la-Motte puis tente de saboter la centrale électrique d’Harnes. Il organise le cambriolage des mairies de Courcelles-les-Lens, de Montigny-en-Gohelle et de Loos-en-Gohelle dans le but de procurer aux Résistants cartes d’alimentation, duplicateur, machines à écrire et de quoi fabriquer des faux papiers.
Après une lettre de dénonciation, la police l'arrête dans la nuit du 20 au . Il fait partie du groupe qui tente en vain de s’échapper de la prison de Loos avec la complicité extérieure de Charles Debarge, le . Torturé plusieurs semaines par les Allemands, refusant de parler, il est fusillé le au fort du Vert-Galant à Wambrechies[1] en chantant L'Internationale avec trente autres victimes. On retrouva dans ses effets personnels un billet laconique « courage et espoir ».