Michel Darbellay
alpiniste suisse
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Michel Darbellay, né le [1] à Orsières et mort à Martigny le [2], est un alpiniste, guide de haute montagne et organisateur d'expéditions suisse, surtout connu pour avoir réalisé la première ascension en solitaire de la face nord de l'Eiger en août 1963.
| Nationalité | Suisse |
|---|---|
| Naissance |
, Orsières |
| Décès |
(à 79 ans), Martigny |
| Disciplines | alpinisme |
|---|---|
| Ascensions notables | première ascension en solitaire de la face nord de l'Eiger |
| Profession | guide de haute montagne, moniteur de ski |
Biographie
Michel est le fils de Paul Darbellay (1901-1969), d’Orsières, instituteur, qui a aussi été député au Grand Conseil valaisan, et de Jeanne (1906-2003), née Rausis, d’Orsières elle aussi, qui ont eu huit enfants, Michel étant le quatrième de la fratrie[3]. Il fréquente la montagne dès son plus jeune âge en compagnie de son père et de ses frères. De l'âge de quinze ans et jusqu'à vingt-deux ans, il pratique un alpinisme classique avant de tenter des ascensions de grande envergure. Alpiniste d'une extrême rapidité[4], Darbellay devient guide de haute montagne et moniteur de ski à Verbier. Il est l'auteur de nombreuses premières dans le val Ferret telles que la face nord de la pointe Volluz ou la face nord du mont Grépillon. On peut y ajouter la dent, monolithe granitique très raide, que constitue le Petit Clocher du Portalet, au-dessus de Champex, sur lequel il ouvre deux voies d’une grande difficulté : en 1962, il ouvre avec son frère Daniel la voie qui porte leur nom : puis en 1967, il ouvre avec un ami la voie qui s'appelle dès lors l'Esprit de Clocher[5].
Il a quatre frères : Jacques Darbellay, l'aîné, écrivain et enseignant[6], ainsi que Laurent, Alphonse et Daniel Darbellay, tous trois guides de haute montagne[7] ; il a aussi trois soeurs : Madeleine, Christiane et Marie-Jeanne[8].
Au matin de son départ pour son ascension en solitaire de l'Eiger, il dit à sa mère, afin de ne pas l'effrayer, qu'il part « chercher des abricots »[9]. Le 4 août 1963, lors de son retour à Orsières, au lendemain de sa victoire sur la face nord de l'Eiger, qui constitue une première, les autorités communales l'attendent sur la place du village et lui donnent une réception « chaleureuse », à laquelle il ne s'attendait pas[10].
Jacques Darbellay, dans le récit d'une soixantaine de pages qui donne son titre à son livre Le Grand Capucin, évoque à la fois la simplicité et l'audace de son frère Michel, en précisant « parti d'un fait vécu, je n'ai pas cru devoir en rajouter »[11] : « Le goût de la difficulté est sain ; il grandit[12] » et « La montagne est une voie vers la simplicité. Elle permet à l'alpiniste d'entreprendre, en même temps que la conquête d'une cime, la découverte et la connaissance de lui-même »[13].
Ascensions
- 1952 - Dalle de L'Amône (val Ferret), voie Darbellay (TD-, 5c obligatoire), avec son frère Daniel.
- 1962 - Petit Clocher du Portalet (val Ferret), voie Darbellay (ABO+, 6c obligatoire), avec son frère Daniel.
- 1963 - Eiger, face nord, première en solitaire (par la voie Heckmair), les 2 et 3 août[14].
- 1967 - Petit Clocher du Portalet, voie Esprit de Clocher (ED+, 6b obligatoire), avec L. Frotte.
- 1967 - Piz Badile, première hivernale, avec Paolo Armando, Camille Bournissen, Gianni Calcagno, Alessandro Gogna, Daniel Troillet.
- 1970 - La Barme (monolithe à l'ouest de Verbier), face sud, voie La Diagonale, longueurs 1 et 2 (TD-, 5c obligatoire), avec Ami Giroud.
Expéditions
- 1964 - Himalaya
- 1965 - Kilimandjaro
- 1965 - Kenya
- 1967 - Groenland
- 1968 - Mont McKinley