Michel Gonin
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École polytechnique
Université de Tokyo
| Naissance |
Oberlarg (France) |
|---|---|
| Nationalité |
|
| Domaines | Physique des particules |
|---|---|
| Institutions |
IN2P3/CNRS École polytechnique Université de Tokyo |
| Diplôme | Université de Strasbourg |
| Renommé pour | Plasma de quarks et de gluons |
| Distinctions | Médaille d'argent du CNRS (2000), chevalier de la légion d’honneur (2017), chevalier des palmes académiques (2020) |
Michel Gonin est un physicien français, directeur de recherche au CNRS, membre du Laboratoire Leprince-Ringuet (LLR), professeur à l’École polytechnique, professeur invité à l'Université de Tokyo et directeur du laboratoire international ILANCE[1]. Il est spécialiste en physique nucléaire, physique des particules et physique des neutrinos. Ses thèmes de recherche sont en relation avec la cosmologie primordiale de l'Univers. Il a participé à deux découvertes majeures : la production du plasma de quarks et de gluons dans les collisions d’ions lourds et l’observation du phénomène d’apparition de neutrinos électrons dans le mécanisme quantique d’oscillation de saveurs.
Après l’obtention d’une licence et d’une maitrise de physique et d’un diplôme d’études approfondies, il a soutenu en 1987 une thèse de l’Université de Strasbourg en physique nucléaire sur le mécanisme de fusion incomplète. Après un séjour postdoctoral au Texas à l’Université A&M du Texas dans le groupe de Joe Natowitz spécialiste des noyaux nucléaires très chauds (1987-1989), il est recruté comme physicien au Laboratoire national de Brookhaven dans l'état de New-York pour travailler dans le groupe de Olé Hansen sur la matière nucléaire très dense. Il revient en France en 1995 pour être recruté au CNRS comme chargé de recherche au Laboratoire Leprince-Ringuet de l’École polytechnique et travailler sur le déconfinement des quarks et des gluons. Entre 1995 et 1998, il est professeur invité à l'Institut Niels Bohr de Copenhague. Michel Gonin a occupé de nombreuses responsabilités nationales et internationales et dirigé huit thèses de doctorat. En 2019, il est promu au grade de Directeur de recherche de classe exceptionnelle au CNRS. Au printemps 2021, il est nommé professeur invité à l’Université de Tokyo et directeur du Laboratoire international d’astrophysique, de neutrinos et de cosmologie ILANCE[2].
Parallèlement à ses activités de recherche, il enseigne la physique nucléaire et la mécanique quantique à l’École nationale supérieure des mines de Paris de 1998 à 2004 et donne des cours dans des universités en France ou à l’étranger (Paris 11, CERN, NBI au Danemark, NIKHEF aux Pays-Bas...). Nommé professeur chargé de cours en 2001, puis professeur de physique en 2004, il enseigne à l’École polytechnique la physique des particules élémentaires ainsi que les défis énergétiques liés à l’utilisation des ressources fossiles. De 2011 à 2021, il a également dirigé le concours d’admission à l’École polytechnique pour le cycle ingénieur. Sous son impulsion, le recrutement des polytechniciennes et polytechniciens se diversifie grâce à l’ouverture du concours au handicap, au développement de nouvelles filières de recrutement comme la filière de formation francophone pour les candidats internationaux d’Afrique et du Liban, les filières universitaires et la filière biologie[3]. En 2017 et 2020, il devient chevalier de la légion d'honneur[4] et des palmes académiques[5].