Michel Hardy
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| Président Société historique et archéologique du Périgord | |
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| Conservateur de musée Musée d'art et d'archéologie du Périgord | |
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Michel Hardy, né à Dieppe le , et mort au hameau de La Brunie, à Coux-et-Bigaroque le , est un bibliothécaire, archiviste, archéologue et conservateur de musée français. Il a notamment été conservateur du musée d'art et d'archéologie du Périgord et président de la Société historique et archéologique du Périgord.
Michel Hardy est le fils de Jacques-Josse Hardy (1798-1863)[1], armateur à Dieppe, et de Marie Madeleine Catherine Morin. Il a fait ses études au collège de Dieppe.
Bien qu'il souhaitât s'orienter vers l'étude des sciences naturelles. Dès 1860, il a fait connaître des sites paléolithiques autour de Dieppe où il a travaillé avec l'abbé Cochet[2],[3], mais son père a exigé qu'il entre dans l'administration des tabacs. Il a réussi le concours pour être admis dans la nouvelle école supérieure des tabacs et a continué après le décès de son père. À la sortie de l'école, il est nommé vérificateur des tabacs en Alsace, puis dans le département de la Dordogne. À cette époque il a écrit des textes sur les améliorations à faire dans la culture du tabac.
En , un oncle bibliothécaire-archiviste de la ville de Dieppe de 1869 à 1875, Arsène Morin, lui a demandé de quitter l'administration des tabacs pour le rejoindre comme adjoint, bibliothécaire-archiviste attaché à la bibliothèque et au musée de Dieppe qui comprenait des collections constituées principalement par son père[4]. En 1875, il est entré en conflit avec la municipalité et a démissionné. À cette date il est nommé correspondant du Ministère de l'Instruction publique pour les travaux historiques.
En 1879, Édouard Leymarie, maire de Périgueux, demande à la Société historique et archéologique du Périgord de le conseiller pour le choix d'un archiviste pour mettre de l'ordre dans les archives de la ville. Le nom de Michel Hardy est alors proposé. Édouard Leymarie le nomme archiviste municipal le .
En 1880, en dehors de ses activités d'archiviste, il s'occupe de l'organisation d'une exposition des beaux-arts sur le haut de la place Francheville.
Il présente le premier manuscrit inventoriant les archives municipales le . D'autres suivront au rythme de deux ou trois par an, permettant de faire connaître des faits jusque-là inconnus comme la mission de Jeanne d'Arc, prêché à Périgueux en 1429 par le dominicain Hélie Bodant. La série sur les comptes de la municipalité permet connaître de nombreux documents sur les lépreux, sur l'origine de l'artillerie, sur le séjour de Bertrand du Guesclin à Périgueux. Une autre série de documents l'a occupé de 1884 à 1889 concerne les droits de la juridiction des maires et consuls, les actes de la justice consulaire, les contestations de la ville avec les comtes de Périgord, la Cité, les évêques de Périgueux, le chapitre de Saint-Front, l'affaire des francs-fiefs. Le dernier fascicule manuscrit est envoyé en au Ministère de l'Instruction publique.
En 1881, l'administration municipale le nomme bibliothécaire adjoint de la ville[5], mais il n'a pas entrepris de rédiger le catalogue de la bibliothèque publique avant d'avoir terminé l'inventaire analytique des archives municipales.
À la mort d'Édouard Galy, en 1887, il est nommé conservateur du musée archéologique du département de la Dordogne et élu président de la Société historique et archéologique du Périgord. Au musée, il entreprend aussitôt le classement des diverses collections en commençant par la préhistoire pour laquelle il avait le plus de compétence. Il a enrichi la collection par des acquisitions. Élève en archéologie de l'abbé Cochet, il savait parfaitement fouiller un abri sous roche.
Il est élu, le , correspondant de la Société nationale des antiquaires de France. Il est correspondant du Comité des travaux historiques et scientifiques (1873-1892).
En , avec Maurice Féaux, il a fouillé la grotte de Raymonden, près de Chancelade, où il a découvert le squelette d'un homme, l'homme de Chancelade et une plaquette d'os représentant une tête de bison ou d'ovibos[6].
Il est emporté par une pneumonie le .
Sa fille a donné au Musée d'art et d'archéologie une partie de la collection archéologique qu'il avait réunie.
