Michel Imberty
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Michel Imberty, né en 1943, est un universitaire français spécialisé dans la psychologie de la musique. Il a été président de l'université Paris-X Nanterre de 1983 à 1988 et de 1994 à 1997.
Michel Imberty est diplômé en philosophie et en psychologie[1] à l'Université Panthéon-Sorbonne[2], et en musicologie, au Conservatoire national supérieur de musique de Paris. À la Sorbonne, il est l'élève de Jacques Chailley. Il soutient en 1966 une thèse intitulée Le sentiment tonal chez l'enfant[3], puis il travaille sur la sémantique psychologique de la musique dans l’équipe du psychologue Robert Francès[2].
En , il est nommé assistant à l'université Paris-X-Nanterre. Il devient professeur en 1978[4].
Il s'implique dans la vie de l'université en étant directeur-adjoint, puis directeur de l'unité d'enseignement et de recherche de psychologie de 1970 à 1974. Il est le premier vice-président de l'université en 1981-1982, sous la présidence de Carol Heitz, puis président par intérim lorsque celui-ci est empêché en février-[4].
Habilité à diriger des recherches, il dirige une quarantaine de thèses à partir des années 1980[5].
Il est élu le président de l'université. Il conserve ce poste jusqu'au , date à laquelle il est remplacé par Paul Larivaille. Il est nommé président honoraire en .
Il est réélu en , et conserve son poste jusqu'à sa démission en , deux ans avant la fin de son mandat. Il démissionne afin de protester contre le mouvement étudiant d'occupation des locaux informatiques qui avaient pour objectif de faire inscrire une dizaine d'étudiants non-inscrits[6].
En 2005, il est nommé directeur du Centre de recherche en psychologie et musicologie systématique de l'Université Paris-Nanterre[1].
Musicologie
Michel Imberty a publié plusieurs ouvrages dans lesquels il s'appuie sur la sémiologie musicale pour décortiquer le style musical et le rapport symbolique de la musique au temps.
« En interrogeant la musique à travers un large champ de recherche, qui va des théories psychanalytiques au bouclage du temps dans un parcours « proto-narratif » tel que la biologie contemporaine en relève les traces dans le fonctionnement cérébral, Michel Imberty a ouvert un espace considérable à l'interprétation des faits musicaux, et ses écrits interrogent aussi bien le musicologue et l'analyste de la musique que le psychologue ou le philosophe qui s'intéresse à la manière dont l'être humain donne sens à la temporalité. »[7]
Ancrée dans la psychologie de la musique, sa réflexion vise l'écoute musicale, il explique : "L’écoute musicale n'est pas l’écoute d’un bruit ou d’un son, c’est une expérience au sens phénoménologique du terme; c’est une expérience de temps qui prend un sens et qui ne peut pas être complètement séparée de ce que l’auditeur lui-même est en train de dire sur la musique. J’ai presque envie de dire qu’une écoute objective, en musique, cela n’existe pas."[8]
