Michel Le Vassor

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Michel Le Vassor
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Michel Le Vassor est un historien et théologien français, né à Orléans vers 1648 et mort dans le comté de Northampton en 1718.

Membre de la congrégation de l’Oratoire, il publia, en 1688, un Traité de la véritable religion qui lui attira des remontrances de la part de ses supérieurs. Blessé de ces reproches, il quitta l’ordre et se retira en Hollande en 1695, puis passa en Angleterre, où il adopta les principes de l’Église anglicane.

À la demande du docteur Burnet, il obtint du roi Guillaume une pension, et lord Portland le combla des plus chaleureuses marques d’amitié. Malheureusement ses protecteurs l’abandonnèrent après la publication de son histoire de Louis XIII, et on pense que Levassor finit ses jours dans une situation malheureuse, sinon dans une indigence absolue.

Saint-Simon, dans ses mémoires, écrit qu'il fut exclu de l'Oratoire pour avoir été un espion au compte des jésuites. Sa faute le pousse à chercher une retraite religieuse, d'abord à la Trappe puis à l'abbaye de Perseigne, deux retraites s'achevant rapidement par son retour à Paris puis son exil en Hollande et en Angleterre :

"Il s’en alla à l’abbaye de Perseigne ; il en loua le logis abbatial, et y demeura quelques mois. Il y eut cent prises avec les moines. Leur jardin n’était séparé du sien que par une forte haie. Les poules des moines la franchissaient ; il s’en prit aux moines, tant qu’un jour il attrapa le plus de leurs poules qu’il put, leur coupa le bec et les ergots avec un couperet, et les jeta aux moines pardessus la haie. Cette cruauté est si marquée, que je l’ai voulu rapporter. Une retraite si hargneuse, et dont Dieu n’était pas l’objet, ne put durer.

Il retourna à Paris faire un dernier effort pour avoir de quoi vivre en récompense de son crime. Il n’en put venir à bout. De rage et de faim il passa en Hollande, se fit protestant, et se mit à vivre de sa plume. Elle le fit bientôt connoître. Sa qualité de prosélyte, quoique pour l’ordinaire méprisée dans ces pays-là, et avec grande raison, se trouva appuyée d’esprit, de savoir, de talent, d’un beau génie. Un homme chassé de l’Oratoire, pour y avoir été espion des jésuites, fit espérer d’apprendre bien des choses de lui."[1]

Œuvres

Références

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