Michel Leveau

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Décès
Nom de naissance
Michel Louis Marcel LeveauVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Michel Leveau
Michel Leveau devant le Musée Dapper à Paris.
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Michel Louis Marcel LeveauVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Conjoint
Autres informations
Distinction

Chevalier de la Légion d’honneur

Officier de l’ordre de l'Étoile équatoriale

Michel Leveau, né le à Neuilly-sur-Seine et décédé le à Gorée (Sénégal) est un chef d’entreprise et un philanthrope français[1].

Polytechnicien et membre du Corps des Mines, chevalier de la Légion d’honneur, Michel Leveau fut ingénieur et conseiller en Afrique (Mali, Sénégal, Gabon). Il dirigea plusieurs entreprises minières, notamment la Compagnie minière de l’Ogooué au Gabon (Comilog)[2]. En 1983, il créa la Fondation Dapper pour les arts africains afin de promouvoir et faire connaître les arts anciens de l’Afrique[3]. Il en fut le président de 1983 à 2012.

Michel Leveau fait ses études au lycée Saint-Louis à Paris, il est diplômé de l’École polytechnique (1951) et de l’École des Mines (1954-1957). Il rejoint ensuite le Corps des mines[4].

Il commence sa carrière à Dakar au Sénégal à la Direction des Mines et de la Géologie de l’ancienne Afrique Occidentale française de 1957 à 1959 et devient directeur des mines et de la géologie du Mali de 1960 à 1961. Il est également conseiller du ministre de l’Industrie et du plan du Sénégal de 1960 à 1963.

De retour à Paris il devient directeur des mines au Ministère de l’Industrie, rapporteur de la commission de l’eau et rapporteur de la commission d’aménagement du territoire jusqu’en 1966. De 1964 à 1977, il est professeur d’économie à l’Institut international d’administration publique (IIAP) (aujourd’hui École nationale d'administration).

Dès 1966, Michel Leveau devient directeur de la Compagnie Minière de l’Ogooué au Gabon (Comilog) où il orchestrera notamment la transformation du téléphérique chargé de transporter le minerai de manganèse[2]. De 1971 à 1980, il est directeur général de Comilog, puis administrateur délégué de 1981 à 1996. Il est en même temps président de 1985 à 1988. Il inaugure le port minéralier d’Owendo en 1988. Michel Leveau prend sa retraite en 1996 pour se consacrer pleinement aux activités de la Fondation Dapper[5].

La Fondation Dapper

Michel Leveau est le fondateur et le premier président de la Fondation Dapper de 1983 à 2012. Passionné par le continent africain, Michel Leveau souhaite créer un organisme capable de mettre en lumière les arts anciens d’Afrique, alors méconnus du grand public[6].

La Fondation Dapper voit le jour en 1983[7]. Organisme privé reconnu d’utilité publique à but non lucratif, elle a pour mission de contribuer à la préservation et à la promotion des arts anciens de l’Afrique subsaharienne en Europe comme en Afrique. Dans un premier temps, elle attribue principalement à des étudiants du continent africain des bourses d’études et de recherche dans les domaines de l’histoire et de l’ethnologie et développe une aide attribuée aux publications scientifiques. Elle met également en place en parallèle de ces activités une politique de conservation du patrimoine et de protection des œuvres d’art[8].

Érudit et amateur d’art, Michel Leveau acquiert pour la Fondation des pièces représentatives de la diversité des formes esthétiques présentes sur le continent africain afin de la présenter au plus grand nombre. Il accorde une grande importance au passé des œuvres ; outre les nombreuses recherches historiques et ethnographiques, il fait procéder à des datations au carbone 14 et par thermoluminescence ainsi qu’à des radiographies d’objets de la collection Dapper[9].

Pour donner à voir les arts de l’Afrique à Paris, Michel Leveau fonde en 1986 le Musée Dapper[10]. Cette émanation de la Fondation Dapper est dirigée par son épouse Christiane Falgayrettes-Leveau et située dans un hôtel particulier du 50 avenue Victor Hugo à Paris.

En 1986, la collection de la fondation, « l’une des plus abondantes collections d’art africain en Europe »[11], est ainsi présentée pour la première fois au public à l’occasion de l’inauguration du Musée Dapper lors des expositions Figures de reliquaire dites Kota et Les Cabinets de curiosités au XVIIe siècle de mai à . L’exposition phare Ouvertures sur l’art africain se tient la même année, de juin à mai au Musée des Arts décoratifs.

En 2000, le Musée Dapper déménage au 35 bis rue Paul Valéry[12] pour devenir un espace culturel doté d’une librairie, d’un café et d’un auditorium qui va permettre d’accueillir également des spectacles, des concerts et des conférences[13].

Entre et , le Musée Dapper présente une cinquantaine d’expositions comprenant des objets de sa collection et d'institutions privées et publiques[3]. À l’initiative de Christiane Falgayrettes-Leveau, le musée s’ouvre progressivement à l’art contemporain et contribue à favoriser la rencontre des arts anciens avec les artistes d’aujourd’hui. Dans cette même dynamique, la Fondation Dapper étend le champ de sa mission aux arts des diasporas, notamment ceux des Caraïbes[14].

Depuis la création de la Fondation Dapper, Michel Leveau est animé par la volonté de donner un plus large accès au public du continent africain à son patrimoine artistique et culturel. Aussi, la Fondation Dapper imagine en 2012 deux expositions « hors les murs » au Sénégal. Alors qu’il était en pleine préparation des expositions Masques et Mémoires, Michel Leveau s’éteint à l’âge de 81 ans sur l’île de Gorée le [15]. Inaugurées le , ces expositions constituent un hommage à sa mémoire[16].

Distinctions

Hommages

Annexes

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