Michel Mouffe

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Naissance
(68 ans)
Etterbeek
Nationalité
Activité
Michel Mouffe
Michel Mouffe dans son atelier à Formentera en 2020.
Biographie
Naissance
(68 ans)
Etterbeek
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
Représenté par
Axel Vervoordt Gallery
Genre artistique
Peinture

Michel Mouffe est un artiste belge né à Bruxelles en 1957.

Michel Mouffe est né le à Bruxelles.

Il effectue sa scolarité au collège Saint-Michel à Bruxelles. Passionné très tôt par la peinture, il commence à peindre à l'âge de 14 ans lorsqu'il se rend tous les soirs après l'école à l'académie d'Etterbeek pour y suivre des cours[1].

Sa première exposition solo a lieu en 1983 à la suite d'une résidence d'un an dans la maison Guiette, maison imaginée en 1926 par Le Corbusier à Anvers[2]. En 1996, Mouffe donne une conférence à Séoul sur l'esthétique picturale. Cette conférence est publiée en 2002 aux éditions Tandem sous le titre "Petit dialogue avec l'ange"[3].

En 2018, Mouffe expose aux musées royaux des Beaux-Arts de Belgique[4]. Cette exposition intitulée Thinking the Veil a lieu du au [5].

En 2019, Mouffe dédie une exposition aux victimes du franquisme à Formentera[6]. Dans cette série nommée A las cinco de la tarde en référence au poème éponyme de Garcia Lorca, l'artiste cache des portraits des victimes. Il commente cette irruption du figuratif dans son travail habituellement abstrait ainsi[7] :

Introduire la figuration  ici des portraits  devait partir du particulier  le peintre, son lieu, …etc.  mais nécessairement toucher à l’universel, c’est-à-dire chacun d’entre nous. Voilà pourquoi j’ai choisi de représenter les fusillés par le franquisme à Formentera. Leur exécution à portée universelle en des temps troublés pour la démocratie, en des temps où les quatre coins du monde sont rongés par la violence et l’injustice et –pour dire bref- où l’humain est loin d’être humain. L’on comprend donc que, comme la peinture s’élabore en palimpseste, le sens profond de son discours caché dans l’ « être là peint » est la mémoire, le temps, le mal, nous.

La même année, le musée L commande à l'artiste une œuvre monumentale pour occuper la façade Est du musée. À propos de cette installation, l'artiste explique qu'il s'agit d'une peinture dont la rouille et le temps détermineront les lignes, agissant ainsi comme une "horloge mentale" illustrant l'idée d'anthropocène[8]. En 2024, Mouffe retrouve l'architecture de Le Corbusier sur l'invitation du frère dominicain Marc Chauveau à exposer au Couvent de la Tourette à Éveux en France. L'exposition réunit à la fois des œuvres réalisées lors de son séjour dans la Maison Guiette, des portraits de fusillés et une sélection de peintures réalisées ces dix dernières années. À cette occasion, l'écrivain Stéphane Lambert contribue au catalogue de l'exposition :

Dans l’étendue de la toile aux mille variations, image sans prise où ondoie une surface irisée, quelque chose apparaît. Quelque chose d’inusuel dans le champ de la peinture se signale à notre vue. Quelque chose est là, en train de naître, suspendu au bord de son affirmation. Un relief qui inscrit comme un mouvement arrêté dans la composition, et la charge d’une étrange présence anonyme[9].

En 2025, Michel Mouffe reçoit le Prix Gaston Bertrand pour l'ensemble de son œuvre[10].

Œuvres

Technique

Les peintures de Michel Mouffe sont parfois qualifiées de "faux monochromes"[11] : les toiles qui apparaissent a priori d'une seule couleur sont en fait constituées de multiples couches très fines de couleurs différentes, donnant ainsi une impression de profondeur à la peinture[12]. Depuis le début de sa carrière, Mouffe réalise ses œuvres selon les proportions du nombre d'or[13].

Michel Mouffe et Érasme

Michel Mouffe est l'auteur du projet artistique de la station Érasme, terminus de la ligne 5 du métro bruxellois[14].

Collections publiques

Notes et références

Liens externes

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