Michel Spiro
From Wikipedia, the free encyclopedia
Lycée Louis-le-Grand (-
École polytechnique (-
| Président Union internationale de physique pure et appliquée | |
|---|---|
| - | |
| Président Société française de physique | |
| - | |
| President of the CERN Council (d) | |
| - | |
| Président CERN | |
| - | |
| Directeur Institut national de physique nucléaire et de physique des particules | |
| - |
| Naissance | |
|---|---|
| Nationalité | |
| Formation |
Lycée Jean-Puy (d) (jusqu'en ) Lycée Louis-le-Grand (- École polytechnique (- |
| Activité |
| A travaillé pour | |
|---|---|
| Distinctions |
Michel Spiro, né le à Roanne (Loire), est un physicien français.
Carrière scientifique
Michel Spiro fit ses études secondaires au lycée Jean-Puy de Roanne où il obtient en 1963 son baccalauréat « mathématiques élémentaires ». Il fit ensuite sa classe préparatoire au lycée Louis-Le-Grand et passe le concours des mines qu'il réussit. En 1966, Michel Spiro intègre l'École polytechnique (X1966)[1],[2],[3],[4].
En mai 68, il fait partie du comité organisant des « cours sauvages » autour d'une nouvelle pédagogie, et en soutenant les piquets de grève ouvriers[5].
Après un DEA (Diplôme d'études approfondies) de physique théorique en 1969, il intègre le Commissariat à l'Énergie Atomique (CEA) en 1970 comme ingénieur, où il occupe le poste de chef du service de physique des particules de 1991 à 1999[2]. En 1976, il obtient un doctorat ès en sciences physiques au centre CEA de Saclay[6]. Ses premières recherches en physique des particules le conduisent à participer à la découverte des bosons intermédiaires W et Z (Experimental observation of lepton pairs of invariant mass around 95 GeV/c² at the CERN SPS collider[article 1]). Il se dirige ensuite vers l'étude des particules en provenance du cosmos en participant à l'expérience GALLEX de détection des neutrinos solaires (GALLEX solar neutrino observations. The results from GALLEX I and early results from GALLEX II[article 2]) et, comme porte-parole, à l'expérience de recherche d'objets sombres (EROS). Il est nommé en 2003 directeur de l'Institut national de physique nucléaire et de physique des particules (IN2P3) du CNRS[2], fonction qu'il quitte en 2010[7].
De 1983 à 1999, Michel Spiro enseigne en qualité de maître de conférences en mécanique quantique, en équilibre et évolution stellaire puis énergie-environnement à l'École polytechnique[2],[8].
De 1984 à 1988, il fut président de la division physique des particules de la Société française de physique[9].
En , il devient président du conseil du CERN lors du démarrage par l'Organisation du Large Hadron Collider (LHC), le plus grand accélérateur de particules du monde[10]. Il est depuis directeur de recherche émérite au Commissariat à l'Énergie Atomique et a été président du conseil du CERN de 2010 à .
Michel Spiro fut élu président de la Société française de physique pour les années 2016 et 2017[11] et plus récemment il a été aussi élu président désigné de IUPAP (International Union of Pure and Applied Physics) pour les années 2018 à 2020[12]. Depuis , à la suite de la démission du président Kennedy Reed (en) pour des raisons personnelles, Michel Spiro devient alors président de l'IUPAP[13], suivi de Silvina Ponce Dawson à partir de 2025.
Entre et , il a présidé du Conseil de la Fondation CERN & Société[14], une fondation qui diffuse les connaissances et le savoir-faire du CERN au profit de la société, par le biais d'activités d'éducation et de sensibilisation. En Spiro a été élu président de l'association Curie et Joliot-Curie succédant à Édouard Brézin[15].
Michel Spiro a présidé le comité directeur de l’Année internationale des sciences fondamentales au service du développement durable (IYBSSD2022). Il a aussi contribué à la proclamation le 25 Août 2023 par l'assemblée générale des Nations unies, d'une décennie internationale des sciences (toutes les sciences et connaisances, y compris traditionnelles) pour un développement soutenable 2024 -2033[16]. Dans ce cadre il préside "the Earth-Humanmity Coalition" en 2024.
Décorations et prix
Décorations françaises
Officier de la Légion d'honneur (2021)[17], chevalier (2004)[18]
Officier de l'ordre national du Mérite (2008)[19]
Prix
- 1983 : Prix Joliot-Curie de la Société française de physique[20]
- 1985 : Prix Thibaud de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon
- 1995 : Prix scientifique Philip Morris (avec Michel Cribier et Daniel Vignaud pour les neutrinos solaires)
- 1999 : Prix Félix Robin de la Société française de physique
- 2000 : Prix de l'Association française pour le rayonnement international
- 2015 : Fellow of the European Physical Society[21]
- 2018 : Prix A. Lagarrigue[22]
- 2020: Docteur honoris causa de Institut unifié de recherches nucléaires[23]
- 2025: prix Oganesson[24],[25]