Michel Théron
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Essayiste, conférencier, professeur, écrivain, spécialiste de la littérature |
| Directeur de thèse |
Pierre Laubriet (d) |
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Michel Théron, né en 1945, est un pédagogue, écrivain et essayiste français.
En 1968, Michel Théron est reçu au concours de l'agrégation de lettres. Il enseigne la littérature et le latin en tant que professeur de chaire supérieure en khâgne et hypokhâgne[1] au lycée Joffre à Montpellier. Il obtient, en 1982, un doctorat de troisième cycle en littérature française à l'université Paul-Valéry de cette même ville avec un thèse intitulée Le Sentiment du tragique dans le roman naturaliste français (1857-1895) : contribution à une anthropologie historique[2]. Il prépare les candidats à Sciences Po à l'épreuve de culture générale et publie plusieurs ouvrages sur le langage, le style, la rhétorique et la sémiotique ; thèmes en partie réunis en 2004 dans sa conférence : « l’écriture entre amnésie et mémoire »[3]. Il prend sa retraite durant l'année 2005[4].
Depuis 2007, il rédige des chroniques pour l'hebdomadaire d'inspiration chrétienne : Golias Hebdo et Golias Magazine[5].
Auprès de la radio associative montpelliéraine « FM-Plus », il collabore régulièrement, depuis le [6], à plusieurs émissions radiophoniques[7] : « des mots pour le dire », « au détour d’un mot » et « mots de la culture »[6],[8],[9]. La thématique choisie concerne la littérature, la linguistique et la philosophie. Il traite un mot et explore tous ses sens, et contre-sens, son histoire et ses univers[9]. Il élabore une analyse sémantique et linguistique sur l'origine du mot, ses usages passés et contemporains[6].
Michel Théron organise également des rencontres, des séminaires[10] et des conférences[4] sur l’écriture et la stylistique, mais aussi la religion chrétienne et la spiritualité[10], la culture générale, l'art et l'esthétique. Photographe en argentique et numérique, il illustre plusieurs de ses ouvrages de ses réalisations et transmet également ses connaissances en montage vidéo[10].
Réflexions
Pour Michel Théron, qui n’est ni théologien, ni historien mais professeur de littérature, Dieu est présence intérieure. Il est vain de chercher en dehors de soi des preuves rationnelles de son existence, ni d’attendre une quelconque révélation. Dans La Source intérieure (2005), il « invite le lecteur à renouer avec la vérité profonde et essentielle qui est en lui et à vivre la religion comme un recueillement en soi »[11].
Dans Les Deux Visages de Dieu (2001), il se livre à une lecture agnostique du Credo de la foi chrétienne. Il remet en cause son unité, y voyant deux textes très différents, qui sont parfois en opposition sur le fond : le symbole des apôtres (le petit Credo), dit en français, et le symbole de Nicée-Constantinople, dit en latin. Selon lui, chaque texte incarne une posture mentale et existentielle propre. Si les deux postures peuvent être réunies en tout être, l'une finit par prévaloir sur l'autre en fonction de la psychologie de chacun. Selon la géographie, la culture, ces différences donnent lieu à « des christianismes »[12].