Michelle Douglas

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Naissance
Nationalité
Canadienne
Formation
Droit
Activité
Michelle Douglas
Biographie
Naissance
Nationalité
Canadienne
Formation
Droit
Activité
Autres informations
Organisation
Fonds Purge LGBT
A travaillé pour
Domaine
Activisme LGBT
Membre de
Fondation Michaëlle-Jean

Michelle D. Douglas est une militante canadienne pour les droits LGBT. Elle a lancé une contestation judiciaire devant la Cour fédérale du Canada contre les politiques discriminatoires des Forces armées canadiennes à l'encontre de ses membres LGBTQ[1]. Douglas a elle-même a servi comme officière dans les Forces armées canadiennes de 1986 à 1989. Elle a été libérée de l'armée en 1989 dans le cadre de la Purge LGBT[2] en raison de son orientation sexuelle.

Après avoir obtenu son diplôme de l'Université Carleton avec une majeure en droit en 1985, Douglas s'enrôle dans les Forces armées canadiennes l'année suivante. Elle est rapidement promue à l'Unité des enquêtes spéciales, où elle est la première femme promue en tant qu'officière[3]. Ironiquement, c'est cette même unité qui se charge de diriger la Purge LGBT au sein des Forces armées canadiennes[2].

En [4], elle fait l'objet d'une enquête et est mutée à un autre poste avant de perdre son autorisation de sécurité[5], malgré un dossier de service exemplaire, elle est libérée honorablement le , en vertu d'un 5D[3], soit « l'inaptitude à servir son pays à cause de son homosexualité[3],[6]».

Au cours de son procès, Douglas rapporte que pendant l'enquête la visant, elle avait été emmenée dans une chambre d'hôtel où deux agents l'interrogeaient sur ses activités sexuelles[4], elle a également été empêchée d'obtenir de l'aide juridique après l'incident[5].

En , elle lance une poursuite de 550 000 $ contre le ministère de la Défense nationale, où elle a été représentée par Clayton Ruby[5]. En , juste avant que sa contestation judiciaire ne soit jugée, l'armée canadienne abandonne sa politique discriminante à l'endroit des gais et des lesbiennes et règle l'affaire hors cours[7].

Activisme

Michelle Douglas interviewée par Chris Hall de CBC sur le futur site du monument national LGBTQ2+ à Ottawa, janvier 2020.

Douglas a appuyé d'autres décisions marquantes pour les populations LGBT en participant à titre d'intervenante dans les affaires M v H et Vriend v Alberta devant la Cour suprême du Canada.

Elle a auparavant été présidente de la Foundation for Equal Families, puis présidente du conseil d'administration du 519 Church Street Community Centre à Toronto[1]. Elle a aussi été membre fondatrice de l'organisation de réfugiés LGBT Rainbow Railroad à Toronto en plus d'être membre du conseil d'administration de la WE Charity (anciennement Free the Children) de 2005 à 2020[8]. Elle est actuellement membre du conseil d'administration de la Fondation Michaëlle-Jean.

Durant sa vie professionnelle, Douglas a occupé le poste de directrice des relations internationales au ministère canadien de la Justice. Elle a pris sa retraite en après une carrière de 30 ans dans la fonction publique fédérale[2], la même année, Michelle Douglas a été nommée directrice du Fonds Purge LGBT[9] aux côtés d'autres survivants de la Purge LGBT comme Martine Roy et Todd Ross. Ce fonds, créé par le gouvernement canadien en 2018, gère les 15 millions de dollars dédiés à soutenir des projets de réconciliation liés à la Purge LGBT, notamment le projet de construction du Monument national LGBTQ2+ à Ottawa, qui devrait être inauguré en 2024[10].

En , la Commission de la capitale nationale a approuvé le futur site du monument national LGBTQ2+ près de la rue Wellington et du pont du Portage à Ottawa[11].

Honneurs

Documentaires et productions connexes

Références

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