Michèle Ferrand
sociologue française
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Michèle Ferrand, née le à Paris et morte le à Dax[1],[2], est une sociologue, directrice de recherche émérite du CNRS, spécialisée sur la question des rapports sociaux de sexe.
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Michèle Mireille Paulette Ferrand |
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Vie professionnelle
Michèle Ferrand est active au CNRS en tant que directrice de recherche émérite au sein du Centre de recherche sociologique et politique de Paris (Cresppa), dans le laboratoire « Cultures et société urbaines »[3]. Depuis 2000 elle fait également partie de l'unité « Démographie, genre et sociétés » de l’Institut National d’Études Démographiques (INED)[4].
Ses domaines de recherches principaux sont l'avortement, la sexualité, la contraception et les rapports sociaux de sexe[5]. Elle travaille également sur les champs de la famille, du travail et de l'éducation[6].
Elle a notamment participé en 2000-2001 à deux grandes enquêtes de l'Inserm sur les pratiques contraceptives et le recours à l’IVG en France (enquête COCON : Cohorte Contraception)[7] et sur les motifs conduisant les femmes à recourir à l'IVG (enquête GINE : Grossesses Interrompues, Non prévues ou Évitées)[8]. Ces deux études font référence sur le sujet en France et sont régulièrement cités dans des documents récents tels que dans la thèse de Gabrielle Hengy : "Interruptions volontaires de grossesse : comprendre la répétition"[9] ou encore dans la bibliographie sélective sur la sexualité et la contraception du Centre de ressources documentaires en santé publique de Basse Normandie[10].
Michèle Ferrand est sollicitée pour donner son avis de chercheuse ou fréquemment citée sur ses thèmes de prédilections : contraception[11],[12] - notamment lors des 50 ans de la loi Neuwirth sur l'autorisation des contraceptifs célébrés en 2017[13],[14] -, avortement, répartition des tâches et des rôles femme-homme dans les foyers[15],[16],[17].
Ouvrages
- Michèle Ferrand, Féminin Masculin, La Découverte, , 128 p.[18]
- Michèle Ferrand, Françoise Imbert et Catherine Marry, L’excellence scolaire : une affaire de famille. Le cas des normaliennes et normaliens scientifiques, L’Harmattan, , 210 p.
- Michèle Ferrand, Maryse Jaspard, L’interruption volontaire de grossesse, PUF, coll. « Que sais-je ? », , 128 p.
- Michèle Ferrand, Nathalie Bajos (dir.), L’avortement ici et ailleurs, coll. « Sociétés contemporaines » (no 61), , p. 5-18
- Michèle Ferrand, Nathalie Bajos et l'équipe GINE, De la contraception à l’avortement : sociologie des grossesses non prévues, INSERM, coll. « Questions en santé publique », , 348 p.[19]
Michèle Ferrand a également écrit de nombreux articles[4], participé à l'écriture d'ouvrages collectifs et à des colloques ainsi que pris en charge des responsabilités scientifiques[3]. Elle est notamment membre comité de rédaction de la revue Sociétés Contemporaines et dirige deux thèses en cours[3] :
- Camille Masclet La transmission familiale du féminisme, à partir du cas des militantes du Mouvement de Libération des Femmes (MLF) et de leurs enfants
- Marie Mathieu Derrière l'avortement, les cadres sociaux de l'autonomie des femmes : refus de maternité, sexualités et vies des femmes sous contrôle : une comparaison France -Québec.
- Entretien avec Michèle Ferrand le 20 juin 2019 (histcnrs.fr)
Hommages
Michèle Ferrand est citée comme femme experte du domaine dans la bande dessinée d'inspiration autobiographique "Le Choix"[20] de Desirée et Alain Frappier sur le thème de l'avortement.