Midostaurine
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4'-N-benzoylstaurosporine
| Midostaurine | ||
| Représentation de la molécule de midostaurine | ||
| Identification | ||
|---|---|---|
| DCI | Midostaurine | |
| Nom UICPA | (9S,10R,11R,13R)-2,3,10,11,12,13-Hexahydro-10-methoxy-9-methyl-11-(methylamino)-9,13-epoxy-1H,9H-diindolo[1,2,3-gh:3',2',1'-lm]pyrrolo[3,4-j][1,7]benzodiamzonine-1-one | |
| Synonymes |
4'-N-benzoylstaurosporine |
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| No CAS | ||
| Code ATC | ||
| DrugBank | DB06595 | |
| PubChem | 9829523 | |
| SMILES | ||
| InChI | ||
| Propriétés chimiques | ||
| Formule | C35H30N4O4 |
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| Masse molaire[1] | 570,637 1 ± 0,032 1 g/mol C 73,67 %, H 5,3 %, N 9,82 %, O 11,22 %, |
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| Données pharmacocinétiques | ||
| Liaison protéique | 98% | |
| Métabolisme | hépatique, CYP3A4 | |
| Demi-vie d’élim. | 20,9 h | |
| Stockage | ambiant | |
| Excrétion |
fécale (78%) |
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| Considérations thérapeutiques | ||
| Voie d’administration | orale | |
| Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire. | ||
| modifier |
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La midostaurine est un médicament anticancéreux. C'est une thérapie ciblée utilisée dans le traitement des leucémies aiguës myéloïdes avec mutation du gène FLT3 et dans différentes formes de mastocytose.
La midostaurine est un dérivé synthétique de la staurosporine, un alcaloïde produit par Streptomyces storosporeus. Elle inhibe les protéines kinases suivantes : FLT3 (Kd = 11 nM[2]), c-Kit, VEGFR, PDGFR-α, FGFR.
Les mutations affectant la protéines FLT3 (FLT3-ITD, FLT3-TKD, surexpression) sont connues pour participer au développement de leucémies et sont retrouvées chez environ 30% des patients atteints de LAM[3]. L'action inhibitrice de la midostaurine réprime la croissance tumorale et induit l'apoptose.
L'autorisation de mise sur le marché (AMM) a été octroyée aux États-Unis et en Europe en 2017 au laboratoire pharmaceutique Novartis, qui commercialise la molécule sous le nom Rydapt. La molécule était avant cela disponible en France via le dispositif des autorisations temporaires d'utilisation (ATU)[4].
En France, la Commission de la Transparence a évalué la midostaurine en 2018 et estimé son SMR « important » et son AMSR à IV (mineur), émettant un avis favorable à une prise en charge par la Sécurité sociale. Il est cependant critiqué l'absence de données concernant les patients de plus de 60 ans (alors qu'ils sont majoritaires) et concernant la qualité de vie[5].