Miguel Angel Sevilla
From Wikipedia, the free encyclopedia
Miguel Angel Sevilla naît à San Miguel de Tucumán, en Argentine, en 1945.
Il écrit de la poésie dès son plus jeune âge. À 12 ans, il quitte l’école pour travailler et se consacrer à l’écriture. Tour à tour marchand de journaux, manœuvre maçon, peintre en bâtiment, ouvrier en usine, veilleur de nuit.
À 19 ans, il rejoint un groupe d’aide humanitaire au Nord de l’Argentine, dans la province du Chaco. Il y rencontre des intellectuels européens et décide de reprendre ses études. Il s’inscrit à la faculté Colegio Máximo de San Miguel dans la province de Buenos Aires en philosophie. L’un des responsables du groupe d’aide humanitaire, le prêtre Arturo Paoli, écrit en 1969 en dialoguant avec lui, son livre Diálogo de la liberación, qui marquera la lutte tiers-mondiste sud-américaine.
La dictature militaire le pousse à partir pour l’Europe. Après l’Italie et la Suisse, où il travaille en usine, il rejoint la France et s’inscrit à l’Université de Besançon.
Avec le retour de la démocratie, il rentre en Argentine. Son séjour sera bref, la terreur recommence, des amis sont enlevés et disparaissent. Miguel Angel Sevilla décide de retourner en France où il s’installe définitivement en 1976[1]. Il entre au Centre Pompidou comme veilleur de nuit et s’inscrit sous la direction de Paul Ricœur en D.E.A. dans la spécialité Philosophie du langage et Théories du récit à la faculté de Nanterre. Encouragé par Paul Ricœur et sous sa direction, il soutiendra avec succès sa thèse sur l’Épistémologie de l’Histoire en France en 1981.
À la même période il rencontre le directeur de la Galerie Charley Chevalier et publie son premier recueil de poèmes, Canto Primero (Poèmes) et son premier texte en français De l’expatrié. Un an plus tard, le sculpteur danois Ib Braase expose au Musée d’art moderne de Copenhague des œuvres sur lesquelles il grave des poèmes de l’auteur. Avec d’autres artistes plasticiens, comme François Bouillon, Rosita Dewez Sancho ou Gérard Zlotykamien, il publie des recueils de poésie et dorénavant écrit surtout en français.
À la même époque, il propose à la comédienne Nathalie Pozzo de lire ses poèmes dans des galeries et des théâtres. Une collaboration artistique naît avec celle qu’il épousera deux ans plus tard. L’expérience du plateau apportée par les lectures publiques l’incite à écrire pour le théâtre. En 1989, ils créent ensemble la Compagnie Nathalie Sevilla qui deviendra par la suite la Compagnie à force de rêver.
Dans ce cadre, Nathalie Sevilla joue et met en scène plusieurs de ses pièces et dès le début celles-ci sont également portées par des comédiens comme John Arnold, Bernadette Lafont, Sylvie Chenus, Philippe Fretun, Bernard Meulien, William Mesguich, Zobeïda Jawa, Andrée Tainsy…
Sans oublier la philosophie, il se consacre de plus en plus à la poésie et au théâtre. Des metteurs en scène, comme Véronique Widock ou Gabriel Debré lui passent des commandes d’écriture ou mettent en scène ses productions.
En 2000, Nathalie Sevilla crée le Laboratoire à Théâtre, un espace de création pour des jeunes en souffrance sociale, handicapés et valides. Il écrit pour eux et avec eux les textes de leurs créations théâtrales. Une quinzaine de pièces naissent de ces rencontres avec des amateurs.
À la suite d’une résidence de création de la Compagnie à force de rêver en 2009 au Grand Parquet, il découvre le Slam et depuis se produit comme interprète dans plusieurs spectacles poésie/slam avec des musiciens, tout en continuant à écrire du théâtre et de la poésie.
Lorsqu’en 2006 il retrouve sa famille d’Espagne, il écrit l’histoire de la migration de sa grand-mère en Argentine, Maria et ses six ou sept enfants, qui sera publié en 2019 dans De l’expatrié et autres textes, comme si la boucle de l’exil était bouclée.
Publications
Théâtre
- La Légende des jumeaux, La Collection privée du Capitaine (éd. Les Cahiers de l'Égaré) - (ISBN 978-2-35502-059-9) -
- L’auteur éconduit. Pièce courte in Cervantes Shakespeare. Edition collective Les Cahiers de l’Egaré, 2015.
- La guerre titre provisoire. Editions de l’Amandier. 2013
- Les fosses aux loups. Editions de l’Amandier, 2004. Réédition, 2011.
- Alice Droz, suivi de Cléo, la substitution et de Emma, Rosa, Ada. Préface de Daniel Mesguich, Editions de l’Amandier, 2001.
- L’Absente. Dessins Rosita Dewez Sancho. Editions Galerie Charley Chevalier 1988.
Théâtre jeunesse
- Pierre Pierre le dragon. Dessins de Dana Radulescu. Editions de l’Amandier, 2012.
- Khadija vient à Paris. Dessins de Dana Radulescu. Editions de l’Amandier, 2007.
Poésie
- Un cadavre exquis, 10 ans d’utopie Publication collective Edition l’Usine Utopik 2019
- De la calle y del exilio (De la rue et de l’exil) édition bilingue. Sin Licencia Editions, Paris 2019
- De l’expatrié et autres textes. Editions de l’Harmattan 2019, préface de Philippe Tancelin
- L’eau m’est venue à la bouche. Editions de l’Harmattan 2018
- Tangos, slams et coplas. Editions de l’Amandier, 2010.
- L’eau, l’autre et la guerre. Editions L’Usine Utopik, 2010.
- Gamine des rues. Editions de L’Harmattan, 1999.
Livres d'artistes
- Ailleurs. Photographies de Dominique Wallut, 2017.
- R. Fragments et tableaux. Editions Les jardins de Bazouges, 1999.
- Nous n’habitons pas vraiment… Avec Gérard Koch. Fragments-Galerie Suzanne Tarasiève, 1991.
- Le nain des figuiers. Dessins Rosita Dewez Sancho. Galerie-Editions Otalia, 1990.
- La forme de mon ange. Dessins François Bouillon. La Criée. FRAC Rennes, 1987.
- Le passé qui l’entoure. Dessins Rosita Dewez Sancho. Galerie Charley Chevalier, 1986.
- Le rêve d’Ariane. Dessins Gérard Zlotyskamien. Institut d’Orphée, 1986.
- De l’expatrié. Dessins Rosita Dewez Sancho. Galerie Charley Chevalier, 1979.
- Canto Primero. Dessins Manuel Cano del Castro. Galerie Charley Chevalier, 1978.
Revues
Poèmes et articles dans les revues Artère, Esprit, Les Cahiers Bleus, Plages, 25 (Bruxelles), North-Information (Copenhague), Piedra del Molino (Espagne). La revue de l’enfance et de l’adolescence : Adolescence en exil.

