Mikel Kabikoitz Carrera Sarobe, alias Ata, est un membre de l'organisation terroriste ETA qui a été condamné à une peine d'emprisonnement à perpétuité avec une période de sûreté de 22 ans pour le meurtre du brigadier Jean-Serge Nérin à Dammarie-les-Lys le . Ce meurtre faisait suite à un vol à main armée commis avec d'autres membres de l'organisation terroriste.
Arrestation
Les experts pensent que Sarobe dirigeait l'organisation depuis , à la suite de l'arrestation d'Ibon Gogesakoetxea Arronategi à Cahan dans l'Orne (Basse-Normandie) en compagnie de Beñat Aguinagalde Ugartemendia et José Lorenzo Ayestarán Legorburu[1]. Cette direction était composée de Ibon Gogesakoetxea, frère d'Ibón, avec Eneko Gogeascoetxea, le vétéran José Luis Eciolaza Galán Dienteputo et Iratxe Sorzabal et Mikel Oroz, l'expert en explosifs.
Mikel Kabikoitz Carrera Sarobe est soupçonné d'avoir participé à l'assassinat de cinq personnes. De plus, ce serait lui qui aurait loué la fourgonnette chargée d'explosifs interceptée par la garde civile à Zamora (Castille-et-León) le [2].
La troisième, détenue à Bayonne, est Maite Aranalde, qui était en fuite depuis qu'elle a été mise en liberté sous caution de 12 000euros par le juge de l'Audience Nationale Eloy Velasco le lendemain qu'elle ait été livrée par la France à la suite d'une erreur judiciaire du Tribunal d'Appel de Paris.
Le quatrième, Benoît Aramendi, est un membre légal (non fiché). Il est à l'origine de cette opération, car il a loué l'appartement aux membres du commando et celui qui se chargeait de leur approvisionnement. Concrètement, une conversation entre deux membres d'ETA et interceptée par le CNI a éveillé les soupçons des services de l'intelligence espagnole et ont permis la surveillance de ce dernier par la garde civile et la gendarmerie[3]. Il a été arrêté dans la localité française d'Urrugne et il s'agit d'une "vieille connaissance" des policiers français et espagnols, comme l'a confirmé Rubalcaba, qui a expliqué que la surveillance à laquelle il était soumis a permis l'opération. Ses mouvements suspects depuis quelques jours pour transférer plusieurs personnes en adoptant d'importantes mesures de sécurité ont convaincu qu'il allait prendre part à un transfert d'étarres.
"Il s'agit d'une arrestation plus importante que celle de Txeroki", affirme le ministre espagnol Rubalcaba[2].