Milieu niçois
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Comme le milieu marseillais, à Nice la pègre locale a débuté essentiellement par l'installation de truands corses ou italiens due à l'immigration mais également par l'attrait touristique et la réputation huppée de la ville balnéaire, dans laquelle des étrangers notables viennent y dépenser leur argent dans les restaurants ou les casinos depuis les Trente Glorieuses.
Bien que le port Lympia de Nice soit plus un port de plaisance qu'un port de commerce, il permettait probablement de servir de temps à autre de "relais" sur certains frets concernant la French Connection par le milieu marseillais.
En 1966 Jacques Médecin est élu maire de la ville et figure comme ayant des relations douteuses qu’on l’a suspecté d’entretenir avec des gangsters de la Mafia italienne. Si bien que ce dernier retrouve souvent son nom associé dans diverses affaires comme le Casse du siècle d'Albert Spaggiari, la guerre des casinos[1], l'affaire Agnès Le Roux etc. des scandales qui éclaboussent la baie des Anges dans les années 80, que certains se mettent à appeler « la baie des requins ». Il fut longtemps surnommé comme "le parrain de Nice"[2].
Quelques figures connues du milieu niçois comme Jean-Dominique Fratoni et d'autres se disputaient entre la seconde période des années 1970 et les années 2000[3] les activités criminelles locales qui tournaient principalement autour des casinos, la prostitution, la corruption, le trafic de stupéfiants et l'extorsion[4] avec d'autres organisations françaises comme le Gang de la Brise de mer, bien implanté dans la ville, les Corso-Marseillais, les Italo-Grenoblois mais aussi des organisations étrangères comme la 'Ndrangheta également très présente sur Nice et diverses "mafias" originaires du Caucase[5].
À partir des années 2000, le crime niçois prend une nouvelle tournure avec une spécialité venue de Naples, qui fait pas mal de ravage dans la ville, le "vol à la portière"[6],[7]. Cette technique de vol avec violence consiste à bloquer une voiture sur la route en positionnant un véhicule 2 roues avec 2 individus à bord devant cette dernière, duquel le passager descendait du 2 roues puis se précipitait au niveau de la portière coté passager de la voiture bloquée qui à l'époque n'était pas toutes munies de la fermeture centralisée et agressait le passager, souvent des femmes, pour leur voler leur sac à main ou bijoux, puis repartait à bord du 2 roues rapidement.
C'est également lors de cette période qu'une forte immigration tchétchène et cap-verdienne venaient s'installer dans les quartiers pauvres de la ville et se mêlait à l'immigration originaire du Maghreb présente depuis les années 1960, qui composeront plus tard la nouvelle génération de criminalité niçoise, principalement issue des cités des Moulins, de L'Ariane, les Liserons ou Bon voyage, qui gèrent le trafic de stupéfiants de la région.
Notes et références
- ↑ [vidéo] « Affaire des Casinos de Nice - Sudorama, mémoires du Sud de 1940 à nos jours » (consulté le )
- ↑ « Jacques Médecin, « le parrain de Nice » », sur France Inter, (consulté le )
- ↑ G.Moréas, « Les 30 ans de l’antigang de Nice », sur POLICEtcetera, (consulté le )
- ↑ « Un an à Nice: Nice et la pègre : les années 90. », sur Un an à Nice, (consulté le )
- ↑ « La mafia caucasienne s'établit sur la Côte d'Azur », sur Le Figaro, (consulté le )
- ↑ « Un gang de voleurs à la portière démantelé à Nice », sur Le Figaro, (consulté le )
- ↑ Par François Corbara Le 31 janvier 2001 à 00h00, « Nice : la vague des vols à la portière Nice DE NOTRE CORRESPONDANT », sur leparisien.fr, (consulté le )