Milorad Ulemek

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SurnomLegija (Легија)
Naissance (58 ans)
Belgrade, Serbie
Gradecolonel
Milorad Ulemek
Милорад Улемек
Milorad Luković
Милорад Луковић
Surnom Legija (Легија)
Naissance (58 ans)
Belgrade, Serbie
Arme 2e régiment étranger de parachutistes
Unité des opérations spéciales
Grade colonel
Années de service 1984 – 2002
Conflits Drapeau de la République fédérative socialiste de Yougoslavie Guerres de Yougoslavie

Milorad Ulemek (en serbe en écriture cyrillique : Милорад Улемек), également connu sous le nom de Milorad Luković (Милорад Луковић) et surnommé « Legija » (en serbe : Легија, « légionnaire »), né le à Belgrade, est un combattant, commandant paramilitaire et criminel de guerre serbe, actif lors des guerres de Yougoslavie puis au début des années 2000 en Serbie.

Après avoir servi dans la Légion étrangère, il rejoint la Garde des volontaires serbes puis l'Unité des opérations spéciales, dont il devient le commandant. Il est reconnu coupable de l'assassinat du Premier ministre serbe Zoran Đinđić et de l'ancien président serbe Ivan Stambolić. Il a également été reconnu coupable de tentative d'assassinat sur le leader de l'opposition serbe Vuk Drašković[1]. Il est condamné à 120 ans de prison.

Jeunesse et études

Milorad Ulemek naît le à Belgrade, en Yougoslavie, d'une famille d'origine serbe de Croatie. Son père, Milan Ulemek, était un sous-officier de l'armée yougoslave, et sa mère femme au foyer.

Ulemek grandit à Novi Beograd. Après une adolescence difficile, il obtient son diplôme de mécanique automobile et de médecine[pas clair] à Belgrade.

En 1984, il se rapproche de Kristijan Golubović avec qui il effectue des vols sous le surnom de Cema, signifiant « ciment »[2].

Carrière dans la Légion étrangère

Après un braquage échoué, Ulemek s'enfuit en France et rejoint la Légion étrangère le . Il reste pendant 6 ans dans le 2e régiment étranger de parachutistes, servant au Tchad, en Guyane française, et en Yougoslavie. Il prend plus tard le nom de guerre de Legija, signifiant Légion, en raison de sa carrière militaire dans la Légion. Avec le 2e REP, il sert comme traducteur pour l'armée française, au grade de sergent, en Yougoslavie.

Commandant paramilitaire

Lorsque le conflit de Yougoslavie éclate en 1992, il déserte de la légion pendant une permission et revient en Yougoslavie. Il rejoint alors la Garde des volontaires serbes (en serbe en écriture cyrillique : Српска добровољачка гарда, Srpska dobrovoljačka garda, les Tigres d'Arkan) sous le commandement de Željko Ražnatović, nom de guerre Arkan[3].

Drapeau officiel de la Srpska dobrovoljačka garda plus connu sous le nom des « Tigres d'Arkan » dont Ulemek est commandant.

Ulemek devient un proche d'Arkan et le commandant d'unité des « tigres ». Il dirige ainsi les Super tigrovi, unité spéciale qui intervient dans l'Est de la Slavonie.

Les « tigres » d'Arkan sont dissous en , et tous les membres sont amenés à rejoindre l'armée yougoslave. Cependant, la même année, l'Unité des opérations spéciales (JSO), est fondée. Jovica Stanišić, dirigeant alors les services secrets, demande à Ulemek de rejoindre l'unité. En 1999, Ulemek devient le dirigeant des « bérets rouges » et devient colonel de JSO SDB Serbia en .

Les Bérets rouges sont utilisés par Slobodan Milošević pour les opérations spéciales en Croatie, Bosnie-Herzégovine et au Kosovo.

La veille de la Révolution des bulldozers qui renverse Slobodan Milošević, Milorad Ulemek rencontre le leader d'opposition Zoran Đinđić et convient avec lui qu'il ne réprimera pas le mouvement à la condition que la population ne s'en prenne pas aux forces de sécurité et commissariats de police, ce que ce dernier accepte[4].

En parallèle, Ulemek noue des liens de plus en plus étroits avec la mafia serbe, dont le puissant gang de Zemun, dont il finit par prendre la tête. En 2003, c'est lui qui est le principal commanditaire de l'assassinat de Zoran Đinđić. Il charge Zvezdan Jovanović du tir de précision[4].

Procès et prison

Après la guerre, Ulemek est jugé par contumace, notamment pour les assassinats de plusieurs dirigeants serbes, dont le premier ministre serbe Zoran Đinđić et l'ancien président serbe Ivan Stambolić.

Cependant, Ulemek se rend en après s'être caché pendant plus d'un an. Le président de la cour, Nata Mesarovic, déclare les actes de Ulemek comme « des assassinats politiques, des actes criminels dirigés contre l'État », impliquant une union sacrée entre la mafia et la police pour prendre le pouvoir.

Ulemek est condamné[Quand ?] à 120 ans de prison pour ses crimes. En prison, il écrit plusieurs romans : La Tranchée de fer, Le Légionnaire, Les Garçons du Brésil, Meute de loups, La fin, Le secret de mon cœur, Le sang, les larmes et la transpiration, Les étapes de la défaite, L'amour ne croit pas aux larmes, Dernier convoi

Vie personnelle

Références

Liens externes

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