Milène Tournier
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| Directrice de thèse |
Hélène Kuntz (d) |
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Milène Tournier, née le à Nice, est une dramaturge et poétesse française.
Après des études à l'École doctorale Arts et Médias de l'Université Sorbonne-Nouvelle ; section Architecture, arts appliqués, arts plastiques, arts du spectacle, Milène Tournier soutient en 2017 sa thèse, dirigée par Hélène Kuntz, sous le titre Figures de l’impudeur : dire, écrire, jouer l’intime 1970-2016[1]. Dans cette thèse, à partir de travaux de différents artistes relevant de disciplines différentes (littérature, art contemporain, chanson française, arts de la scène), est abordée la question de l’impudeur, non pas à partir d’une considération morale, mais comme possible constituant d’une esthétique à part entière.
Analyse de l'œuvre
Vidéo-poèmes
Milène Tournier publie sur sa chaîne YouTube, depuis 2015, des poèmes-vidéos. Elle présente l'origine et la matière de ce travail, qui participe à sa pratique d'écriture, de cette manière : « Écrire en/sur/avec la vidéo, c’est venu en voyant le travail de François Bon. Ses longs travelling quotidiens, entre Paris et Cergy, ses vidéos nocturnes de Jean Barbin. Avec un vieux smartphone, et que ça écrivait, ça faisait écrire, ça transformait écrire, mais c’était encore écrire. C’est pas de l’image et de la bande écrite, ce serait plutôt une autre façon d’être dans la journée, dans le temps, et que ça aussi, c’est écrire, c’est déjà écrire »[2].
Une de ses créations a été présentée en 2018 au Centre Pompidou, dans le cadre de Littéra-TUBE, une proposition de Gilles Bonnet, Erika Fülöp et Gaëlle Théval, autour des expériences de vidéo-écriture diffusées sur internet[3].
Cinéma
Automne malade est un court métrage, de type docu-fiction, réalisé par Lola Cambourieu et Yann Berlier en 2019, produit par Réalviscéralisme[4].
Il s'agit d'une rencontre entre un paysan du Cantal (Michel Maciazek) et une jeune parisienne (Milène Tournier). Le film emprunte son titre à un poème de Guillaume Apollinaire. L'histoire de ce film est traversée par la maladie de la mère de l'héroine, ainsi que par l'automne et l'arrivée de l'hiver. Tourné avec deux acteurs amateurs[5], des images issues de leurs archives familiales et personnelles sont utilisées dans le montage. Automne malade est primé au Festival international du court-métrage de Winterhur, en Suisse, en 2019, et Milène Tournier reçoit la mention spéciale du jury pour l’interprétation féminine[6],[7].
Œuvre
Ouvrages
- Et puis le roulis, Éditions Théâtrales, 2018
Pièce de théâtre pour 2 hommes, deux femmes et un chœur. Un dialogue entre la mère, le père et le fils-monstre, qui aborde l'étrangeté de l'autre et la douleur de l'incompréhension[8].[pertinence contestée]
- Nuits, La P'tite Hélène éditions, 2019
Un monologue, intérieur nuit. Un questionnement existentiel, nourri d'émotions théâtrales, des nuits contemporaines : nuit debout, les longues nuits des gilets jaunes; et encore d'autres nuits : nuits sans sommeil[9], nuits adolescentes, rétro-éclairées par le smartphone allumé.[pertinence contestée]
- Poèmes d’époque, Éditions Polder, François Bon (préf.)[10], 2019
Recueil de poèmes, à partir de ses post sur sa chaine YouTube, sous des formes variées : improvisation en prose, poèmes-instantanés, vidéos-poèmes. Une écriture décrite comme directe, ancrée dans le quotidien le plus cru mais sans trivialité ni pathos[11].[pertinence contestée]
- L'autre jour, Éditions Lurlure, 2020
Recueil de poèmes : poèmes de famille, poèmes urbains, poèmes du siècles, poèmes en silence. ce recueil est présenté comme une foule d'éclats, d'instants de vie, extraits de la cacophonie ordinaire, et dont la profonde puissance d'évocation marque la critique littéraire[12].[pertinence contestée]
- Je t'aime comme, Éditions Lurlure, 2022
Recueil de poèmes, bâti sur le modèle du "Je me souviens" de Georges Pérec[13], s'est construit à partir d'une série préexistante de capsules vidéos commençant toutes par je t'aime comme...[14]. Un passage de la déclaration d'amour à l'extrême du j'aime tout[15].[pertinence contestée]
- Se coltiner grandir, Éditions Lurlure, 2022
"Sans doute est ce là un livre plus chantonné qu'écrit. Un livre écrit avec le souvenir des souvenirs écrits, une poésie pas trop loin de l’autobiographie, même si celles-ci, souvent, se chassent comme des sœurs". Par ces mots consignés dans l'anthologie permanente de Poezibao[16], Milène Tournier nous donne quelques clefs sur l'arpentage qu'elle poursuit autour de la question de l'intime[17].[pertinence contestée]
- De la disparition des larmes, Éditions Théâtrales, coll. « Lisières », 2023, 51 p. (ISBN 978-2-84260-891-0)
- Hold-Up 21, éditions Anne Carrière, 2023
Un collectif de 20 autrices plus une photographe, illustré par 100 tableaux de Abigaïl Auperin, pour ré-inventer la littérature érotique[18],[19].[pertinence contestée]
- Ce que m'a soufflé la ville, éditions Castro Astral, 2023[20]
- Puisque chacun pourra partir, chacun pourra rester, Editions Unicité, 2023[21]
- 27 fois la Muraille de Chine : je me suis posé la réponse, Editions Théâtrales, 2024[22]
- Et m'ont murmuré les campagnes, Antoine Mouton (préf.), Cenon, Castor astral, 2025 (ISBN 979-10-278-0806-9)
En revues
Les écrits de Milène Tournier sont également publiés dans les revues ou ouvrages collectifs :
- aux éditions Tiers Livre Éditeur On ne pense jamais assez aux escaliers en 2017, Une histoire parallèle du cinéma en 2018, Je vous parlerai d’une autre nuit en 2018.
- aux Éditions Pourquoi viens-tu si tard, Esprit d’arbre en 2018.
- aux numéros 8 et 9 Revue internationale de poésie de Paris-Sorbonne, Place de La Sorbonne, 2018 et 2019.