Min Aung Hlaing

militaire et homme d'État birman From Wikipedia, the free encyclopedia

Min Aung Hlaing (en birman : မင်းအောင်လှိုင်, prononcé : /mɪ́ɰ̃ àʊɰ̃ àɪɰ̃/), né le à Dawei (région de Tenasserim), est un général et homme d'État birman, à la tête de l'exécutif birman depuis 2021.

Élection3 avril 2026
Vice-présidentNyo Saw
Nan Ni Ni Aye
Premier ministreLui-même
Nyo Saw
PrédécesseurMyint Swe (intérim)
Win Myint
Faits en bref Fonctions, Président de la République de l'Union de Birmanie (non reconnu internationalement) ...
Min Aung Hlaing
Illustration.
Min Aung Hlaing, en 2025.
Fonctions
Président de la République de l'Union de Birmanie
(non reconnu internationalement)
En fonction depuis le [a]
(8 mois et 24 jours)
Élection 3 avril 2026
Vice-président Nyo Saw
Nan Ni Ni Aye
Premier ministre Lui-même
Nyo Saw
Prédécesseur Myint Swe (intérim)
Win Myint
Président de la Commission nationale de sécurité et de paix

(8 mois et 10 jours)
Prédécesseur Fonction créée
Lui même (président du Conseil administratif d'État)
Successeur Fonction supprimée
Lui même (président de la République)
Premier ministre de Birmanie
(de facto, non reconnu internationalement)

(3 ans, 11 mois et 30 jours)
Président Myint Swe (intérim)
Lui -même (intérim)
Prédécesseur Thein Sein (indirectement)
Aung San Suu Kyi (indirectement, conseillère spéciale de l'État)
Successeur Nyo Saw
Président du Conseil administratif d'État

(4 ans, 5 mois et 29 jours)
Prédécesseur Fonction créée
Successeur Fonction supprimée
Lui même (président de la Commission nationale de sécurité et de paix)
Commandant en chef des Forces armées birmanes

(15 ans)
Président Thein Sein
Htin Kyaw
Myint Swe (intérim)
Win Myint
Myint Swe (intérim)
Lui-même (intérim)
Prédécesseur Than Shwe
Successeur Ye Win Oo
Biographie
Date de naissance (69 ans)
Lieu de naissance Tavoy (Birmanie)
Nationalité Birmane
Parti politique PUSD
Profession Militaire

Image illustrative de l’article Min Aung Hlaing
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Il est commandant en chef de l’armée et dirige de facto le pays depuis le en tant que président du Conseil administratif d'État à la suite du coup d'État militaire qu'il mène. Il adopte différentes mesures pour mettre fin aux manifestations qui éclatent, dont le recours à la force, entraînant l'arrestation d'au moins 14 000 personnes et la mort de plus de 2 000 civils[1]. En , il forme un gouvernement intérimaire dont il est le Premier ministre et doit affronter une rébellion armée composée de divers groupes rebelles. Bien que contrôlant l'essentiel du pays, son gouvernement n'est pas reconnu internationalement. En 2024, le président par intérim Myint Swe, façade institutionnelle de son pouvoir, lui transfère ses pouvoirs pour raisons de santé.

Le , il est officiellement élu président de la République de l'Union de Birmanie.

Biographie

Le père de Min Aung Hlaing est ingénieur civil au ministère de la construction. Min Aung étudie le droit à l'Université des arts et des sciences de Rangoun de 1972 à 1973, avant de rejoindre la Defense Services Academy à la 19e session de 1974. Il occupe des postes de commandement dans l'armée. Il se fait connaître en 2009 pour avoir mené une offensive contre l'armée insurgée de l'Alliance démocratique des nationalités du Myanmar à Kokang[2]. Il est nommé successivement lieutenant général (fin 2009) ; le il devient le nouveau commandant en chef des forces armées du Myanmar, en remplacement du chef de l'État sortant et chef de la junte, le général en chef Than Shwe ; vice Senior General en et enfin Senior General en .

L'importance du général en Birmanie

L’historien Thant Myint-U estime que depuis les années 1990 l'armée a toujours un rôle central dans le pays et qu'il y a toujours un homme fort en la personne de Min Aung Hlaing[3].

La répression des Rohingya

L'ONU et la plupart des pays et observateurs condamnent l'action de l'armée et donc celle de Min Aung Hlaing contre les Rohingyas qualifiée de nettoyage ethnique. Le commandant en chef le nie et déclare « que cette campagne n'était que la réponse aux attaques d’extrémistes Bengalis du 25 août »[4]. Il rencontre le pape le et lui affirme qu’il n’y a pas de persécution dans son pays[5].

Coup d'État

Le , Min Aung Hlaing conteste les résultats du scrutin et appelle à une vérification des listes électorales, sans quoi l'armée interviendrait pour résoudre la crise politique. La commission électorale dément ces accusations[6]. Le , l'armée dément vouloir perpétrer un coup d'État[7].

Le vice-président Myint Swe, membre du PUSD, devient président par intérim et lui transfère, comme l'autorise la Constitution[8],[9],[10],[11],[12] les pleins pouvoirs en sa qualité de chef de l'armée. Il proclame l'état d'urgence pour un an et dissout le parlement[13].

Le , lors d'un discours ayant lieu six mois presque jour pour jour après le coup d'État, il annonce la levée de l'état d'urgence et la tenue de nouvelles élections en , et forme un gouvernement intérimaire dont il est le Premier ministre[14].

L'intensification du conflit armé à la suite du coup d’État aggrave la situation économique et sociale du pays. Les combats ont provoqué les déplacements internes de centaines de milliers de personnes, avec des conséquences directes sur l’approvisionnement en nourriture et, singulièrement, la nutrition des enfants. Avant le coup d’État, 2,8 millions de personnes souffraient de carences alimentaires et plus de la moitié de la population ne pouvait disposer d’un régime alimentaire adéquat. En , entre 1,5 million et 3,4 millions de personnes de plus pourraient basculer dans une situation d’insécurité alimentaire[15].

La Chine, qui tente d'isoler diplomatiquement la junte birmane, fait pression en pour faire exclure le général Hliang du sommet de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN) et y inviter des opposants politiques[16].

Président de la République

Le , le président par intérim Myint Swe lui transfère ses attributions pour raisons de santé[17].

Le , l'Assemblée de l'Union élit Min Aung Hlaing au poste de président de la République, cependant que Nyo Saw et Nan Ni Ni Aye sont désignés vice-présidents[18]. Ils prêtent serment et entrent en fonction le [19].

Accusation par l'ONU de crimes contre l’humanité et crimes de guerre

Un rapport de l’ONU, publié le , accuse le commandant en chef de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre[20]. Ce sont les massacres à grande échelle commis par l’armée birmane contre les Rohingya, qui constituent les faits visés[21]. La commission de l'ONU chargée de l'enquête, dirigée par Marzuki Darusman, vise également cinq autres personnes, dont l'adjoint du commandant en chef, le général Soe Win.

À la suite de la publication du rapport de l’ONU, le réseau social Facebook annonce avoir banni le compte du commandant en chef de l’armée[22], ainsi que ceux d’une vingtaine d’autres individus et organisations également sanctionnés, comme la télévision militaire Myawady.

Le , un mandat d'arrêt est déposé par le procureur de la CPI pour crimes présumés contre l'humanité[23].

Notes et références

Voir aussi

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