Le titre de Mir est également utilisé par divers vassaux de l'Empire britannique, qui ne sont ni Sayyids ni Yézidis.
Dans les États princiers musulmans des Indes britanniques, quelques souverains portaient officiellement le titre de Mir, notamment dans l'actuel Pakistan, où seuls deux des six ont atteint le niveau de Salute state (État à salut), ayant droit à un salut au canon et au prédicat d'« Altesse » :
Les suivants sont restés des États sans salut (non-salute states) :
- Le Mir de Mirpur, sous une branche du clan Talpur susmentionné, dans le Sind(h).
- Le Mir de Kharan ; titré à partir de 1921 Sardar Bahador Nawab, vassal jusqu'en 1940 du Khan et Wali de Kalat (le souverain principal du Baloutchistan britannique/pakistanais).
- De petits États Pachtounes de la Frontière du Nord-Ouest :
Mir était également utilisé comme rang honorifique (voir : Mirza).
Dans le sous-continent indien, depuis la période moghole, divers composés étaient utilisés en persan, notamment :
- Styles princiers indiens combinés, notamment Sahibzada Mir.
- Mīr-tuzak ou tǒzak : Maréchal, dans le sens d'un officier qui maintient l'ordre lors d'une marche ou d'une procession ; maître de cérémonie.
- Mīr-dah ou Mīr-daha : Commandant ou surintendant de dix hommes : décurion ; un dizenier.
- Mīr-sāmān : Intendant principal.
- Mīr-Shikar : Grand Veneur, chasseur en chef ; aussi Grand Fauconnier ; par extension oiseleur, et (métaphoriquement) un proxénète.
- Mīr-ě-ātash ou Mīr-ātish : Chef des feux d'artifice ; aussi Commandant de l'artillerie, Maître de l'artillerie.
- Mīr-ě-majlis, abrégé en Mīr-majlis : Maître de cérémonie ou président d'un majlis (assemblée).
- Mīr-mahalla : Chef d'un mahal(la), c'est-à-dire un quartier (d'une ville).
- Mīr-ě-manzil, abrégé en Mīr-manzil : Superviseur des haltes ; Quartier-maître général.
- Mīr-munshī : Secrétaire en chef ; Commis principal (indigène) d'un bureau (colonial).
- Mir-Hashimi : leader dans la province de Logar en Afghanistan (Mir Samim Hashimi).
Dans le royaume hindou du Népal :
- Mir Munshi, de l'arabe Amir-i-Munshi, « commandant des secrétaires », est le Secrétaire en chef du Bureau des Affaires étrangères.
- Mir Umrao, de l'arabe Amir al-Umara, « commandant des commandants » : un officier militaire supérieur se classant au-dessous d'un Sardar et chargé du commandement d'un fort et des territoires environnants, de l'entraînement et de l'équipement des soldats et de l'approvisionnement en matériel.
Dans le royaume baloutche du Baloutchistan :
Dans l'Empire ottoman, Mir-i Miran était utilisé comme équivalent persan du titre turc Beylerbey (« Bey des Beys »), aux côtés de l'équivalent arabe Amir al-Umara (« Émir des Émirs »)[5].