Miradoux

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Localisation

Miradoux est le chef-lieu du canton du même nom. C'est le moins peuplé du Gers et le plus agricole. C'est une commune limitrophe du département de Tarn-et-Garonne, proche de celui de Lot-et-Garonne.

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Castet-Arrouy, Flamarens, Gimbrède, Gramont, Lachapelle, Marsac, Peyrecave, Plieux, Poupas, Sainte-Mère et Sistels.

Géologie et relief

Miradoux se situe en zone de sismicité 1 (sismicité très faible)[2].

Hydrographie

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Miradoux.

La commune est dans le bassin de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[3]. Elle est drainée par l'Arrats, l'Auroue, le ruisseau de Rioucot, un bras de l'Arrats, le ruisseau de Brétoux, le ruisseau de Caussiac, le ruisseau de houchac, le ruisseau de Moneton, le ruisseau de Montret, le ruisseau de Pitoulens, le ruisseau de Sallebœuf, le ruisseau d'Escaneqat et par divers petits cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de 43 km de longueur totale[4],[Carte 1].

L'Arrats, d'une longueur totale de 162,1 km, prend sa source dans la commune de Lannemezan et s'écoule vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans la Garonne à Saint-Loup, après avoir traversé 66 communes[5].

L'Auroue, d'une longueur totale de 62,4 km, prend sa source dans la commune de Crastes et s'écoule vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans la Garonne à Saint-Romain-le-Noble, après avoir traversé 26 communes[6].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat du Bassin du Sud-Ouest, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[9] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[10]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 766 mm, avec 1,1 jours de précipitations en janvier et 6,1 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Mauroux à 11 km à vol d'oiseau[13], est de 14,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 677,6 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,3 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −12 °C, atteinte le [Note 1].

Milieux naturels et biodiversité

Carte de la ZNIEFF de type 2 localisée sur la commune.

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Une ZNIEFF de type 2[Note 2] est recensée sur la commune[16] : le « cours de l'Arrats » (815 ha), couvrant 30 communes dont 22 dans le Gers et huit dans le Tarn-et-Garonne[17].

Urbanisme

Point de vue en hiver depuis la bastide. La commune s'inscrit dans un cadre rural.

Typologie

Au , Miradoux est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle est située hors unité urbaine[I 2] et hors attraction des villes[I 3],[I 4].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (97,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (99,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (96 %), zones agricoles hétérogènes (1,6 %), forêts (1,5 %), zones urbanisées (0,9 %)[18]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports

Entrée de Miradoux sur la D953.

Risques majeurs

Le territoire de la commune de Miradoux est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations et séisme (sismicité très faible)[19]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[20].

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment l'Arrats et l'Auroue. La cartographie des zones inondables en ex-Midi-Pyrénées réalisée dans le cadre du XIe Contrat de plan État-région, visant à informer les citoyens et les décideurs sur le risque d’inondation, est accessible sur le site de la DREAL Occitanie[21]. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1988, 1999, 2009 et 2018[22],[19].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Miradoux.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (94,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 318 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 318 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 93 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[23],[Carte 3].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[24].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1993, 1998, 2003 et 2016 et par des mouvements de terrain en 1999[19].

Toponymie

Du gascon Miradors, témoigne de la présence d'une ou de plusieurs tours de guer (miradors est un pluriel et peut être un gentilice appliqué à l'ensemble des habitants).

Histoire

Extrémité ouest de la bastide donnant sur la porte d'Uzan.

L'ancienne bastide, fondée en 1253, est la plus ancienne du département. Au XVIIe siècle, un épisode important de la Fronde s'y déroula : en février-, une rude bataille opposa les soldats du prince de Condé, frondeur, aux troupes loyalistes commandées par le comte d'Harcourt. Après plusieurs jours de siège, Miradoux est prise par les troupes de Condé. Refusant de renseigner l'occupant, les habitants sont malmenés et enfermés dans l'église. Leurs maisons sont pillées. Toutefois, profitant de ce répit, les troupes du comte d'Harcourt contre-attaquent et délogent les frondeurs qui se replient sur l'Agenais. Cet épisode est rappelé par des boulets de canon conservés dans l'église et par une procession qui a lieu chaque année.

Les Templiers et les Hospitaliers

L'hôpital Sainte-Marie-Madeleine était tenu par les Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem et, sur une hauteur, le lieu-dit le Temple atteste le souvenir des Templiers.

Politique et administration

Administration municipale

Liste des maires

La mairie située entre l'église et la halle.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1796 Jean-François Deluc    
1796 1798 Dominique Vidailhan    
1798 1800 Bertrand Laborie    
1800 1809 Joseph Marenque    
1809 1815 François Vidailhan    
1815 1820 Jean Joseph Gabriel De Pouy    
1820 1821 Bertrand Gauran    
1821 1830 Jean-François Lartigue    
1830 1833 Antoine Laforgue-Mayens    
1833 1835 Jean Labille   Adjoint faisant fonction de Maire
1835 1843 Etienne Justin Duilhé    
1843 1858 Séverin Hyppolyte Courrent    
1858 1862 Guillaume Louis Paulin Deluc    
1862 1870 Jean Baptiste François Courrent    
1870 1871 Prosper Destival Républicain Président de la Commission Municipale
1871 1878 Jean Baptiste François Courrent    
1878 1882 Jean Nicolas Irague    
1882 1885 Jean Baptiste François Courrent   Maire révoqué
1885 1886 Jean Nicolas Irague   Adjoint remplaçant le Maire révoqué
1886 1888 Guillaume Lassaigne    
1888 1892 Jean Baptiste François Courrent    
1892 1892 Dominique Biar Droite bonapartiste Médecin
1892 1908 Alexandre Vidailhan    
1908 1919 Marcelin Truilhé    
1919 1925 Eugène Leygue Parti Radical Notaire
1925 1939 Louis Leygue Parti Radical Notaire - Sénateur (1959-1962) - Président du Conseil Général (1951-1967)
1939 1940 Irénée Fouragnon   Adjoint remplaçant le maire Louis Leygues mobilisé
1940 1965 Louis Leygue Parti Radical Notaire - Sénateur (1959-1962) - Président du Conseil Général (1951-1967)
1965 1977 Lucien Gayraud PS  
1977 2001 André Monestes PS Enseignant à l'école de Miradoux
2001 juin 2020 Suzanne Macabiau PS Professeur d'histoire-géographie
juin 2020 en cours Jéremy Lagarde LR  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[26].

En 2023, la commune comptait 530 habitants[Note 3], en évolution de +5,79 % par rapport à 2017 (Gers : +0,81 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 5821 6781 7291 7561 7781 6921 7361 6881 586
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 5621 5661 4871 4341 3901 3161 2491 1841 154
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 1331 092943935937978943901837
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2015
728654647594497519515533508
2020 2023 - - - - - - -
537530-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

La commune de Miradoux dispose d'une école publique de 4 classes[29].

Manifestations culturelles et festivités

La crèche de Miradoux en décembre 2021.

Miradoux fait partie des huit communes qui participent à la Ronde des Crèches, une manifestation hivernale où chaque village expose une crèche d'après un thème commun qui diffère chaque année[30].

Santé

Social

Sports

Économie

Revenus

En 2018 (données Insee publiées en ), la commune compte 217 ménages fiscaux[Note 4], regroupant 487 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 19 470 [I 5] (20 820  dans le département[I 6]).

Emploi

Taux de chômage
200820132018
Commune[I 7]9,2 %10,3 %10,9 %
Département[I 8]6,1 %7,5 %8,2 %
France entière[I 9]8,3 %10 %10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 262 personnes, parmi lesquelles on compte 78,8 % d'actifs (67,9 % ayant un emploi et 10,9 % de chômeurs) et 21,2 % d'inactifs[Note 5],[I 7]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui de la France et du département.

La commune est hors attraction des villes[Carte 4],[I 10]. Elle compte 119 emplois en 2018, contre 150 en 2013 et 196 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 182, soit un indicateur de concentration d'emploi de 65,2 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 49 %[I 11].

Sur ces 182 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 54 travaillent dans la commune, soit 30 % des habitants[I 12]. Pour se rendre au travail, 81,2 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 2,1 % les transports en commun, 7,8 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 8,9 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 13].

Activités hors agriculture

Secteurs d'activités

54 établissements[Note 6] sont implantés à Miradoux au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 7],[I 14].

Secteur d'activitéCommuneDépartement
Nombre%%
Ensemble54
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
713 %(12,3 %)
Construction611,1 %(14,6 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
1527,8 %(27,7 %)
Activités financières et d'assurance23,7 %(3,5 %)
Activités immobilières35,6 %(5,2 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
916,7 %(14,4 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
1018,5 %(12,3 %)
Autres activités de services23,7 %(8,3 %)

Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 27,8 % du nombre total d'établissements de la commune (15 sur les 54 entreprises implantées à Miradoux), contre 27,7 % au niveau départemental[I 15].

Entreprises et commerces

L'entreprise ayant son siège social sur le territoire communal qui génère le plus de chiffre d'affaires en 2020 est[31] :

  • Juillet Snma Societe Nogentaise Metallerie Aluminium, fabrication d'autres articles métalliques (112 k€)

Agriculture

La commune est dans la Lomagne, une petite région agricole occupant le nord-est du département du Gers[32]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 8] sur la commune est la culture de céréales et/ou d'oléoprotéagineuses[Carte 5].

1988200020102020
Exploitations63503837
SAU[Note 9] (ha)3 1963 4213 0403 343

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 63 lors du recensement agricole de 1988[Note 10] à 50 en 2000 puis à 38 en 2010[34] et enfin à 37 en 2020[Carte 6], soit une baisse de 41 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 51 % de ses exploitations[35],[Carte 7]. La surface agricole utilisée sur la commune a quant à elle augmenté, passant de 3 196 ha en 1988 à 3 343 ha en 2020[Carte 8]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 51 à 90 ha[34].

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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