Dans l'Antiquité, Miran était un centre de commerce actif sur la partie sud de la Route de la Soie, après que la route se soit divisée en deux (la route du Nord et la route du Sud), car les caravanes des marchands cherchaient à éviter de traverser le désert (appelé par les Chinois « La Mer de la Mort ») et le bassin du Tarim. Ils se déplaçaient sur le bord Nord ou Sud. C'était aussi un centre prospère du bouddhisme avec de nombreux monastères et stupas[2],[3],[4]. Les bouddhistes dévots devaient effectuer une circumambulation autour des stupas circulaires qui étaient alors recouverts et dont le pilier central contenait des reliques du Bouddha[5].
Miran était l'une des plus petites villes de Kroraina (également connue sous le nom de Loulan), qui est tombée sous le contrôle de la dynastie Han au troisième siècle avant notre ère[6]. Mais au second siècle de notre ère, l'Empire kouchan qui étendait son pouvoir depuis lune partie de l'Inde du Nord-ouest, sur le Gandhara et la Bactriane étendait aussi son inflence jusque sur cette Kroraina, au moment de pleine expansion du Bouddhisme dans ces régions. Après le quatrième siècle, cette plaque commerciale a perdu de son importance. Au milieu du VIIIe siècle, Miran est redevenue une ville importante en raison de son emplacement à l'embouchure d'un passage sur l'une des routes vers le Tibet. C'est là que les forces tibétaines ont renversé l'armée chinoise qui s'est retirée pour faire face aux rebelles en Chine centrale. Les Tibétains sont restés là, en utilisant l'ancien système d'irrigation, jusqu'à ce que l'Empire tibétain ait perdu ses territoires en Asie centrale vers le milieu du neuvième siècle[1].