Miraumont

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Miraumont
Miraumont
L'église Saint-Léger.
Blason de Miraumont
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Intercommunalité CC du Pays du Coquelicot
Maire
Mandat
René Delattre
2026-2032
Code postal 80300
Code commune 80549
Démographie
Gentilé Miraumontois(es)
Population
municipale
620 hab. (2023 en évolution de −6,63 % par rapport à 2017)
Densité 44 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 05′ 42″ nord, 2° 43′ 50″ est
Altitude Min. 77 m
Max. 142 m
Superficie 13,96 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton d'Albert
Législatives 5e circonscription de la Somme
Localisation
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Miraumont
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Miraumont
Liens
Site web www.miraumont.fr et www.paysducoquelicot.com/la-communaute-de-communes/le-territoire/les-communes/commune/miraumontVoir et modifier les données sur Wikidata

Miraumont est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Localisation

Communes limitrophes

Miraumont est située à la source de la rivière Ancre, le troisième plus long affluent de la Somme.

Nature du sol et du sous-sol

Le sol de la commune est de nature argileuse et le sous-sol de nature calcaire de l'époque crétacée. Vers le sud-ouest, le sous-sol est siliceux[1].

Relief, paysage, végétation

Le village de Miraumont est construit dans un étroit vallon, entre deux collines qui marquent la limite entre le département de la Somme et celui du Pas-de-Calais.

Hydrographie

Réseau hydrographique

La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par l'Ancre, d'une longueur de 37 km, qui prend sa source dans la commune et se jette dans la Somme canalisée à Aubigny[2], la Fontaine[3], la Puisieux[4], l'Achiet-le-Petit[5], le Beaucourt-sur-l'Ancre[6], le Vieux Moulin[7], l'Irles[8] et divers autres petits cours d'eau[Carte 1].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Miraumont[Note 1].

Gestion et qualité des eaux

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Somme aval et Cours d'eau côtiers ». Ce document de planification concerne un territoire de 1 835 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de la Somme canalisée. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte d'aménagement hydraulique du bassin versant de la Somme (AMEVA)[9].

La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[10]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[11]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[12] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[13]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[14],[15].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 745 mm, avec 12,4 jours de précipitations en janvier et 9,1 jours en juillet[10]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Méaulte à 13 km à vol d'oiseau[16], est de 10,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 730,3 mm[17],[18]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −13,7 °C, atteinte le [Note 2].

Urbanisme

Typologie

Au , Miraumont est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[19]. Elle est située hors unité urbaine[20] et hors attraction des villes[21],[22].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (95,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (95,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (89,2 %), prairies (6 %), zones urbanisées (3,4 %), forêts (1,4 %)[23]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Habitat

La commune présente un habitat groupé entièrement reconstruit pendant l'entre-deux guerres.

Voies de communication et transports

La vallée de l'Ancre a été utilisée pour la construction de la section Amiens-Arras sur la voie ferrée « ex-grandes-lignes » Paris-Lille (comme la vallée de la Somme entre Amiens et Corbie).

La gare de Miraumont en service, le long de l'Ancre, est encadrée par celle d'Achiet dans le Pas-de-Calais, près de Bapaume, et par celle d'Albert, son chef-lieu de canton.

Toponymie

Miraumont sur une carte de la Picardie de 1620.

Plusieurs formes existent dans les textes anciens pour désigner Miraumont. Mira Mirabilis (1106), Mons Mirus (1217), Miralmont, Miromont (1314), Myraumont, Miraulmont aux XVe et XVIe siècles. dom Grenier, au XVIIIe siècle, le nomme Miraumont-le-Camp, bourg fortifié aux frontières de la Picardie et de l'Artois.
Le nom de Miraumont serait d'origine franque et signifierait « mont admirable »[24].

Histoire

Antiquité

Sur le monticule dominant la vallée de l'Ancre, appelé le Petit-Miraumont et autrefois le Salvé, aurait été édifié un camp militaire romain[1]. Dom Grenier nommait le village Miraumont-le-Camp.

Moyen Âge

Il est fait mention de Miraumont dans un titre de l'abbaye de Corbie de 1106[24]. La même année, Sifrid de Miraumont, assista à la dédicace de l'église abbatiale d'Arrouaise en 1106[25].

En 1159, par une charte, Raoul, comte de Péronne, confirma les biens possédés à Miraumont par l'abbaye d'Eaucourt[24]. En 1185, il est fait mention de la motte castrale qui par la suite fut transformée en château en pierre. Guy Ier de Miraumont établit les coutumes de Miraumont accordant des droits aux échevins.

En 1214, Jean de Bouchavesne, châtelain de Péronne, tenait du roi de France des terres à Miraumont. En 1217, sous le roi Philippe-Auguste, une charte communale fut octroyée à Miraumont[26]. Il existait à Miraumont, en 1220, une maladrerie ou un hôtel-Dieu.

Maheu de Miraumont fit aveu de la châtellenie de Miraumont au roi Charles V, en 1367, pour son château et la ville de Miraumont. En 1380, les Anglais logèrent à Miraumont au cours de la guerre de Cent Ans.

En 1414, au cours du siège de Bapaume, l'armée de Charles VI venait chercher de l'eau à Miraumont.

. Le roi Henri V d'Angleterre campa avec son armée à Miraumont avant de se rendre à Azincourt, en 1415.

Les 26 et , Robert de Miraumont reçut en son château Charles le Téméraire, duc de Bourgogne.

La famille de Miraumont donna plusieurs maïeurs à la ville de Péronne. Elle existait encore au début du XVIIe siècle.

Époque moderne

En 1532, les Impériaux pillèrent et brûlèrent Miraumont. En 1532, Philippe de Miraumont, gouverneur de Corbie, dans un aveu fit mention du château, de la basse cour avec maison et granges, étables et colombier, jardin de plaisance en paliers en dessous du château. Le bourg de Miraumont était entouré d'un fossé.

Le , Miraumont et Encre (Albert) furent pillées et incendiées par les Impériaux qui se retranchèrent deux jours dans le château tandis que le roi Henri II campait à Grandcourt, avec son armée. Le lendemain, il reprit Miraumont et y séjourna en compagnie du prince de Ferrare, du duc de Guise, du prince Charles de La Roche-sur-Yon et du maréchal de Saint-André. En 1565, la tante de Philippe de Miraumont, Jeanne de Chable, résidait au château. Le , l'évêque d'Arras fit halte au château de Miraumont.

Au XVIIe siècle, le bourg fortifié de Miraumont fut détruit par les Espagnols et ne retrouva jamais son importance passée.

1697, par arrêt du Conseil du roi, l'hôtel-Dieu de Miraumont fut réuni à celui d'Albert.

En 1725, Adrien Balédent était employé comme clerc et maître d'école, il fut remplacé par son fils en 1772.

Époque contemporaine

XIXe siècle

Ancienne gare de Miraumont.

Sous le Premier Empire, en l'an XIII, Charles Delory devint instituteur à Miraumont et le resta jusqu'en 1843. Son fils Louis lui succèda jusqu'en 1878.

Le , fut mise en service la ligne de chemin de fer de Paris à Lille, Miraumont fut dotée d'une gare qui fut transformée en simple halte. La gare est démolie en , seule subsiste une maison d'habitation[27].

En 1865, une fête fut organisée à Miraumont pour le don d'un tableau et l'érection d'un calvaire offerts par l'empereur Napoléon III.

Au cours de la guerre franco-allemande de 1870, le , au cours de la bataille de Bapaume, Miraumont fut un lieu de repli momentané de l'armée prussienne. L'occupation prussienne dura du au . Plusieurs jeunes gens de la commune sont morts au combat. Les habitants de Miraumont durent verser aux Prussiens une imposition de guerre de 4 261 francs et 39 000 francs de réquisitions diverses[1].

XXe siècle

Pendant la Première Guerre mondiale (1914-1918), Miraumont était un poste allemand situé à l'immédiat arrière du front. Un hôpital militaire était aménagé au Petit-Miraumont. Le village subit des bombardements britanniques pendant la bataille de la Somme, en 1916, en 1917 lors du repli allemand sur la ligne Hindenburg et en 1918. Le caporal Bartlet fut porté disparu à Miraumont, le .

Le village de Miraumont entièrement détruit au cours de la Grande Guerre a été reconstruit pendant l'entre-deux-guerres.

Le , un attentat à l'explosif est commis sur la ligne de chemin de fer Amiens-Arras à 870 m au nord-est de la gare de Miraumont.

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
    Adolphe Déplanque[réf. nécessaire]    
    Michel Déplanque[réf. nécessaire]    
         
mars 2001 2008 Jean-Louis Croisille    
mars 2008[28] en cours
(au 23 mars 2026)
René Delattre   Réélu pour le mandat 2026-2032[29],[30],[31]

Population et société

Démographie

Les habitants s'appellent des Miraumontois ou des Miraumontoises[32].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[33]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[34].

En 2023, la commune comptait 620 habitants[Note 3], en évolution de −6,63 % par rapport à 2017 (Somme : −1,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9108059021 0471 1201 0751 1981 1231 098
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0271 0571 1021 1421 1041 0711 019996986
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0151 006962507694732741725707
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
684680671695632655698705685
2017 2022 2023 - - - - - -
664630620------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[35] puis Insee à partir de 2006[36].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

L'école primaire communale, dite école de la Mairie, compte quatre classes pour 85 élèves à la rentrée 2017[37].

Les communes de Grandcourt, Pys et Miraumont gèrent l'enseignement primaire organisé en regroupement pédagogique intercommunal[38] appelé Aux sources de l'Ancre.

Économie

Activités économiques et de services

L'activité économique de Miraumont se compose de services de proximité : commerce et artisanat, services médicaux etc.

La pisciculture de Miraumont est fermée définitivement à la pêche.

Le camping de La Hérelle propose plusieurs parcours de pêche à la truite, ainsi que des étangs pour la pêche avec carpes, esturgeons, sandres…

Il existe une petite économie locale : deux garages automobiles, quelques commerçants[39], une pharmacie[40] ainsi qu'un médecin[41] (maison médicale).

Culture, fêtes, sport et loisirs

  • Centre équestre de Baillescourt[42].
  • Terrain de tennis.
  • Terrain de football.

Culture locale et patrimoine

Pour approfondir

Notes et références

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