Mireille Albrecht
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| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Mireille Berthe Wilhelmina Albrecht |
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| Père |
Frédéric Albrecht (d) |
| Mère |
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Mireille Albrecht, née le à Rotterdam et morte le à Paris 15e, est une autrice française, résistante durant la Seconde Guerre mondiale.
Mireille Berthe Wilhelmina Albrecht est née à Rotterdam le . Ses parents sont Freddy Albrecht, un banquier néerlandais, et Berty Albrecht, une Française connue pour son activité dans la Résistance[1]. Elle a un frère, Frédéric, né en 1920. Elle grandit à Londres où sa famille s'installe en 1924. À la séparation de ses parents en 1932, elle part pour Paris avec sa mère et son frère[2],[3].
Sa mère, Berty Albrecht, est une militante sociale et féministe qui s'engage très vite activement dans la Résistance. Mireille Albrecht, encore adolescente, fait également partie du mouvement de résistance Combat[4]. Arrêtée une première fois, en , Berty Albrecht réussit à s'évader de l'hôpital psychiatrique du Vinatier grâce à une opération organisée par un groupe du mouvement Combat, à laquelle participe aussi sa fille Mireille Albrecht[5],[1].
Mireille Albrecht et sa mère se cachent alors dans la famille Gouze, où elles rencontrent la future Danielle Mitterrand[6]. Mireille Albrecht est ensuite mise à l'abri en Suisse où elle reste chez des cousins jusqu'à la fin de la guerre[1].
De retour à Paris, elle mène une vie bohème et fréquente les artistes du moment.[réf. nécessaire] Elle se marie mais quitte rapidement son mari et part en Afrique du Sud rejoindre son père. Elle y rencontre Charles Hills, un ingénieur britannique. Ils ont une fille, Chilina Hills. Le couple s'installe à Paris puis dans le midi de la France. Ils tiennent un pub puis une galerie d'art en Provence. Après leur divorce, Mireille Albrecht retourne à Paris et ouvre une boutique d'antiquités d'Extrême-Orient[1].
Elle est par la suite chargée de mission au ministère des Affaires étrangères et membre du Conseil économique et social[1].
Mireille Albrecht consacre une partie de sa vie à élucider le mystère qui entoure la mort de sa mère[6]. Elle réussit à établir que celle-ci s'est bien suicidée dans sa prison et à identifier la personne qui l'a dénoncée[7]. Elle écrit deux livres à la mémoire de sa mère, Berty et Vivre au lieu d’Exister. Un troisième livre, Les Oubliés de l‘ombre, est consacré aux résistants de l'ombre[8]. Elle fait don au musée d'histoire de Marseille d'une série d'objets et d'écrits ayant appartenu à sa mère[9].
Elle meurt à Paris le à 83 ans[10], et est inhumée au cimetière du Père-Lachaise division 39. Anthony Russel a créé une sculpture en forme de chaise en déséquilibre pour sa tombe[1].
Distinctions
Officière de la Légion d'honneur () ; chevalière du [11]
Médaille de la Résistance française (décret du )[12]