Née le sur l’île d’Anjouan, dans l’archipel des Comores, elle obtient le baccalauréat en 1969, à Paris. Elle rejoint ensuite la faculté de médecine d’Abidjan pour y entamer ses études universitaires qui sont sanctionnées par un doctorat d’Etat en 1980. Entre-temps, elle se marie à Adama Dosso, pilote de l’armée[1]. Une bourse lui est accordée pour prolonger ses études à Marseille en 1981, puis à Montpellier et à Paris dans les années 1980, en bactériologie, en microbiologie, en immunologie générale et microbienne et son 2ème doctorat d’État mais cette fois en biologie humaine à la faculté de médecine de Montpellier[1]. Elle revient en Côte d’Ivoire en 1988, est admise au concours du Conseil africain et malgache pour l'enseignement supérieur (CAMES ) et obtient le titre de maître de conférences agrégé de microbiologie. En 1994, elle accède au poste de professeur titulaire de microbiologie. En 1997, elle devient elle-même membre du Conseil africain et malgache pour l'enseignement supérieur[1].
En 2004, elle est nommée directrice de l’Institut Pasteur de Côte d'Ivoire (ICPI)[2]. De dix chercheurs en 2004, l’IPCI passe à plus de 80 en 2019, sans compter les étudiants qui viennent se former tout en participant aux recherches. Mireille Dosso suit un double objectif: «Il s’agit d’atteindre une forme de souveraineté, d’autonomie dans nos recherches, mais aussi de rapatrier nos cerveaux de la diaspora tout en gardant ceux qui sont ici [..]»[3].
123«Professeur Dosso Mireille Carmen: une virtuose des sciences», Afriquematin.net, (lire en ligne)
↑Flore Hazoumé, «Mireille Dosso, Directrice de l’institut Pasteur CI, Professeur de microbiologie «Des hommes et une expertise au service des populations»», Scrib Magazine, (lire en ligne)
↑Yassin Ciyow, «Valérie Carole Gbonon, l’Ivoirienne qui sort les bactéries de l’ombre», Le Monde, (lire en ligne)
↑«Assassinat du colonel-major Adama Dosso: Sa femme raconte la séparation», Abidjan.net, (lire en ligne)