Mistley
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| Pays | |
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| Région | |
| Comté cérémonial | |
| Région du conseil |
Essex (d) |
| District non métropolitain | |
| Coordonnées |
| Population |
2 956 hab. () |
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| Statut |
|---|
| Code postal |
CO11 1 |
|---|---|
| Indicatif téléphonique |
01206 |
Mistley est un village et une paroisse civile de l'Essex, en Angleterre.
La paroisse comprend Mistley et New Mistley, tous deux situés au bord de l'estuaire de la Stour, Mistley Heath, à environ un kilomètre et demi au sud et Horsley Cross, à l'extrémité sud de la paroisse. Le village fait partie de la circonscription parlementaire de Harwich et North Essex. Il possède son propre conseil paroissial.
Lors du recensement de 2021, la paroisse comptait 2 956 habitants.
La gare de Mistley dessert la ville sur la ligne Mayflower.
Mistley abrite l'une des cinq salles de contrôle (bunkers) de la guerre froide de l'Essex. Construite en 1951, elle a été transformée en musée sous le nom de « Secret Bunker » en 1996, avant de fermer ses portes en 2002[1].
- Vue aérienne.
- L'église Sainte-Marie.
- Le quai.
- L'entrée de la gare, vue de la route.
Histoire
Une voie romaine reliant Mistley à Camulodunum (l'actuelle Colchester), capitale provinciale voisine de la Grande-Bretagne romaine, a conduit à l'hypothèse de l'existence d'un port aux alentours du village actuel, il desservait la ville à l'époque romaine[2].
Mistley est le village où Matthew Hopkins (vers 1620-1647), le « Général chasseur de sorcières », a vécu, selon la légende, et tenu l'auberge Thorn Inn. Il fut enterré quelques heures après sa mort dans le cimetière de l'église Sainte-Marie[3].
De 1920 à 1922, le révérend Frank Buttle est recteur de Mistley et Bradfield.
Le quai
Le premier quai fut construit vers 1720 et les activités continuaient depuis ce quai jusqu'à Sudbury. Vers 1770, le quai fut agrandi par Richard Rigby et prit le nom de Port de Mistley. On y pratiquait la construction navale à petite échelle et plusieurs navires de guerre de moindre importance furent construits pour la Royal Navy à Mistleythorn au cours du XVIIIe siècle.
À cette époque, le village de Mistley, alors appelé Mistleythorn, se composait d'entrepôts, d'un grenier, d'une grande malterie et de nouveaux quais. S'y trouvaient également une église médiévale dont seul le porche subsiste et une nouvelle église que le père de Rigby avait fait construire au nord du village en 1735. Lorsque Rigby conçut le projet de faire de Mistley une station thermale à la mode, ce bâtiment rectangulaire en briques, d'une grande simplicité, détonna avec ses ambitions. Rigby avait initialement fait appel à Robert Adam pour concevoir un bain d'eau salée au bord de la rivière mais ce projet ne fut jamais réalisé et l'architecte fut finalement affecté à la construction de l'église vers 1776.
Le projet d'Adam était original car il s'écartait de la forme classique des églises paroissiales du XVIIIe siècle, généralement un rectangle flanqué d'une tour ou d'un portique à l'ouest (voire des deux) et parfois d'un chœur à l'est. En ajoutant des tours aux extrémités est et ouest et des portiques semi-circulaires au nord et au sud, Adam créa un édifice symétrique par rapport à ses axes principaux. Cette disposition inhabituelle, probablement inspirée des tombeaux romains, donnait un résultat tout à fait novateur. L'église de Mistley se serait assurément démarquée des autres églises du XVIIIe siècle.
Malheureusement pour Rigby, ses grands projets pour la station thermale échouèrent. Le corps principal de l'église fut démoli en 1870 pour laisser place à une nouvelle église, plus grande, construite à proximité dans le style néo-gothique alors en vogue.
Lors de sa visite à Mistley en 1784, le jeune aristocrate français François Alexandre Frédéric, duc de La Rochefoucauld-Liancourt, s'exprime sur le commerce du port qu'il attribue entièrement à M. Rigby. Son précepteur et compagnon, Maximilien de Lazowski, est plus précis dans ses propos[4] : on dit que « les navires de Newcastle apportent du charbon qui est soit distribué par charrette dans l'Essex ou le Suffolk, soit transporté par barge en amont jusqu'à Sudbury. Toute la région y apporte son blé pour qu'il soit embarqué ou stocké en vue de son acheminement vers les marchés londoniens et tous les ports côtiers. Il y a six navires à quai – un beau spectacle[5]. ».
Histoire récente
En , à la demande de l'Inspection du travail (Health and Safety Executive), les propriétaires de Trent Wharfage érigent une barrière de sécurité le long du quai[6]. Un groupe de protestation se forme pour s'opposer à cette barrière, affirmant qu'elle met fin à 500 ans de libre accès à l'eau[7],[8]. Après que les habitants ont collecté 35 000 £ pour financer les services d'un avocat, une enquête publique est menée et le Conseil du comté d'Essex statue que le quai constitue un espace vert communal[6],[9]. Les habitants espèrent que cette décision ouvrira la voie au retrait de la barrière, car elle entrave la jouissance de cet espace public[10]. En , la décision fait l'objet d'un appel. En , la Cour suprême confirme l'enregistrement du terrain en tant qu'espace vert communal[11].
L'entrepôt de Thorn Quay, dont le bâtiment principal date des années 1950, fait l'objet d'un débat concernant sa démolition[12],[13]. En , un juge de la Haute Cour donne raison au conseil municipal, confirmant ainsi le permis pour la démolition et autorisant la construction de nouveaux logements sur le site[14].