Modèle de Tai
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Le modèle de Tai (en anglais : Tai's model) est une méthode d’approximation de l’aire sous une courbe, proposée en 1994 par la chercheuse taïwanaise Mary M. Tai dans la revue Diabetes Care[1]. Cette méthode vise à calculer l'aire sous une courbe définie par un ensemble discret de points expérimentaux.
Bien que Tai ait présenté son approche comme un modèle original, il a ensuite été démontré que sa méthode est mathématiquement équivalente à la règle des trapèzes, une technique classique d'intégration numérique connue depuis plusieurs siècles[2],[3],[4].

Dans les études biomédicales, les chercheurs mesurent la concentration d'une substance à des instants discrets . Pour calculer l'aire sous cette courbe, Tai décompose l’aire sous la courbe entre deux points successifs
et
en deux parties[1] :
- un rectangle de largeur
et de hauteur
- un triangle de même base
et de hauteur
L'aire totale est obtenue en additionnant l'aire de chacune de ces figures élémentaires. Ce qui donne la formule[1] :
Cette formule est en fait la méthode des trapèzes[5], chaque paire rectangle-triangle contiguë dans la construction de Tai formant un trapèze.
Réception
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Lors de sa publication, plusieurs mathématiciens ont réagi à l'article en adressant des lettres de réclamation à la revue, pour s'opposer à l'utilisation du nom « modèle de Tai ». Ils contredisaient notamment la description de cette méthode « utilisée dans les cours de calcul de premier cycle » comme une nouveauté dans le domaine des soins du diabète[2]. Un article intitulé « La formule de Tai est la règle du trapèze » a par ailleurs souligné des erreurs dans les mathématiques utilisées (telle que la référence à un nombre d'unités carrées sous la courbe comme la « vraie valeur » de l'aire, par rapport à laquelle évaluer la précision du modèle de Tai) ainsi que des difficultés relatives à l'application de cette méthode pour les courbes de tolérance au glucose, qui sont déjà des approximations[5],[6].
Tai a répondu aux lettres en affirmant avoir élaboré la méthode de manière indépendante lors d'une séance avec un collègue en 1981, soulignant qu'elle avait ainsi un témoin de l'originalité du modèle[7]. Elle a expliqué que le modèle de Tai n'avait été publié qu'à la demande de ses collègues du Centre de recherche sur l'obésité, qui utilisaient son modèle et l'appelaient : « formule de Tai ». Les collègues de Tai souhaitaient citer la formule, a-t-elle expliqué, mais ne pouvaient le faire tant qu'elle n'était pas publiée ; elle l'a donc soumise pour publication[2].
Dans sa réfutation, Tai a continué à décrire le « modèle de Tai » comme distinct de la règle des trapèzes, argumentant qu'elle fournissait une méthode plus facile à utiliser. Les mathématiciens Garcia et Miller ont souligné en 2019 que « tous les ouvrages de calcul existants présentent la règle des trapèzes d'une manière facilement applicable ! »[8] Tai a aussi nié que son modèle soit simplement la règle des trapèzes, précisant que ce dernier utilisait les aires de rectangles et de triangles plutôt que de trapèzes. Une lettre de suivi des auteurs de « La formule de Tai est la règle des trapèzes » a souligné que chaque paire rectangle-triangle contigüe dans la construction de Tai forme un trapèze unique [5],[Pas dans la source].
L'article de Tai a été cité plus de 500 fois (en ). Forbes et IFLScience affirment cependant que la plupart de ces citations sont probablement faites de manière satyrique par des chercheurs utilisant la règle des trapèzes[2],[9].
Cet épisode a été cité comme une illustration de la diffusion plus lente que prévu des connaissances dans certains contextes[10]. Il a aussi été considéré comme un exemple d'échec de l'évaluation par les pairs[11]. Garcia et Miller le qualifient d'appel à la prudence enjoignant à vérifier l'originalité de son travail avant de le publier[8].
Références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Tai's Model » (voir la liste des auteurs).
- 1 2 3 (en) Mary M Tai, « A Mathematical Model for the Determination of Total Area Under Glucose Tolerance and Other Metabolic Curves », Diabetes Care, vol. 17, no 2, , p. 152–154 (ISSN 0149-5992 et 1935-5548, DOI 10.2337/diacare.17.2.152, lire en ligne, consulté le )
- 1 2 3 4 (en) « In 1994, A Paper Claimed To Invent A Key Mathematical Rule Established Centuries Ago » [archive du ], IFLScience, (consulté le )
- ↑ (en) David Chasteen-Boyd, « Why Future Physicians Should Study Math - Inquiro - Journal of Undergrad Research », www.uab.edu, (consulté le )
- ↑ (en) Ben Orlin, Change is the only constant : The wisdom of calculus in a madcap world, New York, Black Dog & Leventhal (en), (ISBN 978-0-316-50908-4), « XXII. 1994, The Year Calculus was Born »
- 1 2 3 (en) Jane Monaco et Randy Anderson, « Tai's Formula Is the Trapezoidal Rule », Diabetes Care, vol. 17, no 10, , p. 1224–1225 (ISSN 0149-5992, PMID 7677819, DOI 10.2337/diacare.17.10.1224, lire en ligne
) - ↑ (en) David B Allison, Furcy Paultre, Carol Maggio et Nicholas Mezzitis, « The Use of Areas Under Curves in Diabetes Research », Diabetes Care, vol. 18, no 2, , p. 245–250 (ISSN 0149-5992, PMID 7729306, DOI 10.2337/diacare.18.2.245, lire en ligne
) - ↑ (en) Mary M. Tai, « Reply From Mary Tai », Diabetes Care, vol. 17, no 10, , p. 1225–1226 (ISSN 0149-5992, DOI 10.2337/diacare.17.10.1225b, lire en ligne [archive du ]
, consulté le ) - 1 2 (en) Stephan Ramon Garcia et Steven J. Miller, 100 years of math milestones: the Pi Mu Epsilon centennial collection, Providence, Rhode Island, American Mathematical Society, coll. « AMS Non-Series Monographs », , 435–436 p. (ISBN 978-1-4704-3652-0)
- ↑ Knapp, « Apparently, Calculus Was Invented In 1994 » [archive du ], Forbes, (consulté le )
- ↑ (en) Samuel Arbesman, The Half-Life of Facts: Why Everything We Know Has an Expiration Date, Penguin Publishing Group, , 63–64 p. (ISBN 978-1591846512)
- ↑ (en) Helmut Schütz, « Trapezoidal Rules », Helmut Schütz, (consulté le )