Mohamed Ahmed Bacar Rezida

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Naissance
Activités
Genre artistique
Thriller, Conte
Distinction
Prix cœlacanthe Jeunesse 2018
Mohamed Ahmed Bacar Rezida
Biographie
Naissance
Activités
Autres informations
Genre artistique
Thriller, Conte
Distinction
Prix cœlacanthe Jeunesse 2018
Œuvres principales
  • Trois contes des Comores, conte, (2017)
  • La Rédemption des iguanes, roman, (2018)
  • Kamar Al Koweït : Les dessous du naufrage, roman, (2022).
Dr Mohamed Ahmed Bacar Rezida, au Centre Médical de Sima, sur l'île d'Anjouan en 2008.

Mohamed Ahmed Bacar Rezida[1], né le à Mutsamudu, aux Comores, est un médecin, économiste de la santé, coordinateur de soins en EHPAD, comédien et romancier comorien.

Mohamed Ahmed Bacar Rezida est né le à Mutsamudu. D'une mère agricultrice et commerçante ambulante et d'un père agriculteur, enseignant et homme religieux de Hampanga (Mutsamudu), il part faire ses études supérieures à la Faculté de médecine d’Antananarivo (Madagascar)[2].

À Madagascar, il intègre la prestigieuse Compagnie Miangaly Théâtre où il évoluera pendant près de huit ans, en tant que comédien. Interprétant plusieurs rôles parmi lesquels Docteur Hachafati de Le Turban et la Capote de Nassur Attoumani, Phileas Fogg dans Tour du monde en quatre-vingts jours de Jules Verne ou encore Guigoz, le personnage emblématique de la République des Imberbes de M. Toihiri, premier roman comorien écrit en français, dont il l'adapte au théâtre et assure la mise en scène en 2008 au sein de ladite Compagnie[3],[4]

Après sa thèse de doctorat consacrée sur les Césariennes Obligatoires, il rentre aux Comores où il fut nommé médecin chef au Centre médical de Sima (Anjouan) et responsable des six Centres de Santé de Base niveau II de la corne Ouest de l’île d’Anjouan[2]. L'un des plus jeunes médecins Chef du système de santé comorien, il quitte le pays en 2009 pour s’installer en France. Il exerça alors diverses fonctions dans le milieu médico-social puis comme interne en médecine Gériatrique en milieu hospitalier (95) avant de reprendre un poste de Cadre de Santé en EHPAD (92)[1],[5]. Parallèlement, il s’inscrit à l’université Paris-Dauphine où il sort en 2018, avec un Master II en économie et gestion des établissements de santé[6]. La même année, il obtient le " prix Cœlacanthe Jeunesse 2018 ", pour son premier livre, Trois contes des Comores.

Son roman, La Rédemption des iguanes paru en 2018 aux Éditions Cœlacanthe est le premier thriller de la littérature comorienne. Il est suivi de Kamar Al Koweït : Les dessous du naufrage en 2022.

Ces deux romans alliant histoire, médecine et fiction, le placent au rang du premier écrivain comorien à explorer le genre thriller[7].

Personnalité engagée, représentant les Comores, il est invité au Colloque international sur " l'histoire des systèmes carcéraux : Le temps : Nouveaux chantiers à l'époque coloniale entre le XVIe et le XXe siècles. Toussaint Louverture Day" qui a lieu sur l'île de Réunion, en Avril 2024, où il présenta ses travaux sur " Les épidémies et la question carcérale dans l’archipel des Comores durant les périodes coloniales entre le XVIe et le XXe siècles"[8],[9]

En , un de ses articles traitant "la question des migrations des populations des Comores vers Mayotte" a été présenté et transmis à l'ONU, par la présidente de l'ONG Kartyé Lib Mémoire et Patrimoine de l'Océan Indien, lors de la 37ème session du Groupe de travail d'expert sur les personnes d'ascendance africaine à Genève[10].

Juillet 2025, il initie une nouvelle et audacieuse réflexion sur le mythe des Djinns aux Comores et pose les bases d'une réinterprétation anthropologique des ancêtres des comoriens à travers le prisme de l’histoire et de la santé publique, dans un article qu'il publie dans le journal Masiwa Komori intitulé « Mythes et Réalités aux Comores: Et si nos ancêtres les djinns étaient des lépreux ? »[11]. Il suggère une relecture des mythes comoriens, non plus seulement comme des contes fantastiques, mais également comme des témoignages codés d’un passé où la maladie, le mystère et la survie étaient inextricablement liés.

Il vit en région parisienne où il continue à publier régulièrement des articles dans les médias comoriens, touchant divers thèmes en lien avec la santé publique, le sport, la culture et littérature.

Publications

Articles de presse et œuvres collectives

Références

Liens externes

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