Mohamed El Kassab

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Mohamed El Kassab
Portrait de Mohamed El Kassab.
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Activité

Mohamed El Kassab ou Mohamed Taïeb Kassab (arabe : محمد الطيّب القصّاب), né le à Tunis[1] et mort le à Paris[2], est un médecin et chirurgien orthopédiste tunisien.

De nos jours, il est considéré comme l'initiateur et le pionnier de la chirurgie orthopédique en Tunisie[3].

Enfance et études

Fils d'un typographe à La Dépêche tunisienne, Mohamed El Kassab naît le à Tunis, au sein d'une fratrie de sept enfants (trois frères et trois sœurs)[1]. Son frère cadet Ridha est un chercheur réputé en biologie moléculaire au Centre national de la recherche scientifique[1] à Montpellier[4].

El Kassab lors de ses études à la faculté de médecine de Paris.

Bachelier du collège Sadiki en 1945] il s'inscrit à la faculté de médecine de Paris en 1946, où il réussit son premier cycle d'études médicales en 1951 puis son deuxième cycle en 1955[1]. Il est admis au concours de l'internat des hôpitaux de Paris en 1956[5] et sert en orthopédie pendant quatre ans[1], avant d'obtenir en 1960 une bourse de la part de l'Organisation mondiale de la santé pour passer une année à Londres afin d'approfondir sa connaissance en matière de chirurgie prothétique[1].

En 1961, il décroche son doctorat en médecine lors de la soutenance de sa thèse intitulée Le rétablissement de la continuité osseuse par homogreffe massive après résection des tumeurs diaépiphysaires du membre inférieur et décide de commencer sa carrière médicale en tant qu'orthopédiste[1].

Carrière hospitalière

El Kassab lors d'une consultation dans son service d'orthopédie à l'hôpital Ksar Saïd.

Impressionné par la qualité de sa formation, son professeur Robert Merle d'Aubigné le nomme chef de clinique au service d'orthopédie de l'hôpital Cochin en 1961. Il y passe trois ans durant lesquels il approfondit son savoir et son expérience en chirurgie orthopédique[1] et se fait connaître pour sa rigueur et sa disponibilité[6],[3], avant de retourner définitivement en Tunisie en 1964 afin d'introduire sa spécialité encore méconnue dans son pays natal[1].

Il y crée le premier service de chirurgie orthopédique et traumatologique du pays au sein de l'hôpital La Rabta (anciennement appelé Ernest-Conseil) de Tunis[1]. Pour le rendre fonctionnel, il y investit tout son temps et s'appuie sur certains médecins européens, canadiens et américains comme cadres et formateurs[1], comme Jean Dubousset, co-inventeur de l'instrumentation rachidienne Cotrel-Dubousset[3]. Il noue également des relations dans le cadre de l'obligation d'effectuer le service militaire en France pour les jeunes internes français qui choisissent l'institut de Ksar Saïd pour sa réputation[7].

En 1971, il fonde le Centre national d'orthopédie de Ksar Saïd, un établissement de chirurgie et de recherche orthopédique doté d’une unité moderne d’appareillage et de rééducation[1]. Première institution de son genre en Afrique[1], le centre est utile sous le patronage du professeur El Kassab pour le rayonnement du savoir orthopédique en Tunisie et, plus tard, pour la création des premiers services d'orthopédie dans les plus grandes villes du pays avec l'aide de plusieurs de ses collègues[1]. Il est désormais considéré comme une institution de référence en chirurgie et recherche orthopédique[8].

Carrière scientifique et associative

El Kassab avec le professeur Robert Merle d'Aubigné lors de l'inauguration du Centre national d'orthopédie de Ksar Saïd.

Membre actif[3] de la Société française de chirurgie orthopédique et traumatologique ainsi que d’autres sociétés savantes européennes à partir de 1962[1],[2], El Kassab s'intéresse à la création et au développement de sociétés savantes en médecine à l'échelle nationale afin de promouvoir la structuration de l'orthopédie en Tunisie[1]. En effet, il co-fonde la Société tunisienne de chirurgie orthopédique et traumatologique le et la préside jusqu'à son décès en 1986[9]. Il fonde par ailleurs l'Association générale des insuffisants moteurs cérébraux en , une association qui vise la reconnaissance du handicapé en tant que citoyen à part entière et l'amélioration de sa prise en charge orthopédique[1],[8]. En 1983, il est l'un des cofondateurs de l'Association des orthopédistes de langue française, dont le premier congrès se tient à Monaco en 1986[10].

Devenue une référence de renommée internationale, il est nommé maître de conférences en orthopédie à la faculté de médecine de Tunis en 1976[2]. Grâce aux moyens à sa disposition au Centre national d'orthopédie de Ksar Saïd, il réussit à y former une première génération d'orthopédistes tunisiens qui contribue plus tard à l'amélioration de la qualité de la prise en charge des atteintes osseuses à travers le pays et à la création d'une tradition locale de recherche orthopédique[2],[8],[3].

Fin de vie

Lors d'une mission, en à Niamey au Niger, il est victime d’une ischémie au niveau d’une jambe[1].

Il est alors opéré sur place puis transféré le à Paris, dans le service de réanimation de l’hôpital Saint-Joseph, où il meurt le à l’âge de soixante ans[1].

Vie privée

Il se marie le à Zeineb Dellagi[source insuffisante][1]. Son fils Mourad choisit de pratiquer le métier de son père et devient orthopédiste[3].

Publications

Hommages

Notes et références

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