Mohamed Lebjaoui

From Wikipedia, the free encyclopedia

Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 66 ans)
Nationalité
Activités
Écrivain, combattant pour la libertéVoir et modifier les données sur Wikidata
Mohamed Lebjaoui
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 66 ans)
Nationalité
Activités
Écrivain, combattant pour la libertéVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Parti politique
Membre de

Mohamed Lebjaoui ou Mohamed El-Yajouri, (en arabe : محمد لبجاوي), est un homme politique, écrivain et poète algérien. Dirigeant historique de la révolution algérienne, il est membre suppléant du premier Conseil national de la Révolution algérienne, il lance la Fédération de France du FLN en 1954. Arrêté en , il est incarcéré pendant cinq ans en France.

Opposé au coup d’état militaire du 19 juin 1965 et devant le refus d'Houari Boumediene de prévoir des élections, il rentre dans l'opposition. Il s'exile à l'étranger de 1965 à 1990.

Mohamed Lebjaoui est né le à Alger dans une famille nantie de commerçants. Après ses études, il devient rapidement un commerçant aisé. Il est proche de Tayeb el-Oqbi, un membre de l'Association des oulémas musulmans algériens. Au début des années 1950, il est le « monsieur Bons offices » entre les militants des Oulémas et le Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD) de Messali Hadj puis les « centralistes » du MTLD qui succèdent à Hadj[1].

En , Albert Camus lance à Alger l'Appel pour une trêve civile, Mohamed Lebjaoui est un des membres du Comité pour la trêve civile[2].

Il participe en à la rédaction de la plate-forme du Congrès de la Soummam. Il intégre le Conseil national de la Révolution algérienne (CNRA) en tant que membre suppléant. Puis Abane Ramdane l'envoi en France pour lancer la Fédération de France du FLN, un de ses objectifs est de supplanter le Mouvement national algérien (MNA) de Messali Hadj au sein de l'immigration algérienne[1]. Mohamed Lebjaoui est arrêté le à la veille de la grève de huit jours. Il est incarcéré plus de cinq ans dans les prisons françaises[1],[3] de Fresnes et de la Santé[4].

Lors de son incarcération, les détenus algériens indépendantistes emprisonnés sont considérés et traités comme des droits communs. Mohamed Lebjaoui organise une grève de la faim avec ses co-détenus qui permet d'obtenir le statut de prisonnier politique pour ceux en lien avec le FLN et le MNA. Ils sont alors déplacés dans un bâtiment dédié, leurs conditions de vie s'améliorent et les ratonnades sont proscrites[5],[6].

Libéré en 1962, Mohamed Lebjaoui s’oppose au coup d’état militaire du 19 juin 1965 et reste fidèle à l’ancien Président Ahmed Ben Bella, dont il est un des conseillers politiques. Devant le refus d'Houari Boumediene de prévoir des élections, il rentre dans l'opposition et décide de quitter l'Algérie[1],[5],[7]. Il s'exile à l'étranger de 1965 à 1990, essentiellement à Genève en Suisse[8].

Mohamed Lebjaoui meurt le , à l'âge de soixante-huit ans[9]. Il est inhumé dans le carré des Martyrs du cimetière d'El Alia[10].

Publications

Références

À voir

Related Articles

Wikiwand AI