Mohamed Salah Fliss

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PrédécesseurZouhaïr Rebaï
SuccesseurMohamed Riadh Lazzem[1]
Date de naissance
Lieu de naissanceBizerte, Tunisie
Mohamed Salah Fliss
Fonctions
Maire de Bizerte

(1 an, 2 mois et 18 jours)
Prédécesseur Zouhaïr Rebaï
Successeur Mohamed Riadh Lazzem[1]
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Bizerte, Tunisie
Nationalité tunisienne

Mohamed Salah Fliss, né en à Bizerte, est un homme politique tunisien. Il est l'auteur de Oncle Hamda le docker (Aam Hamda attal en arabe) qui constitue un témoignage sur l'expérience carcérale des militants de la gauche tunisienne dans les années 1970.

Mohamed Salah Fliss naît dans une famille de condition sociale modeste vivant dans la ville portuaire de Bizerte, au nord de la Tunisie. Son père Hamda est docker sur les quais du port commercial.

Admiratif du meneur syndicaliste Farhat Hached, Hamda participe aux mouvements sociaux du port à l'époque coloniale ; il prend aussi une part active à la mise en place des obstacles obstruant la canal de Bizerte lors de la crise de Bizerte dans laquelle il perd son deuxième fils Mekki. Le militantisme de Hamda Fliss influence les orientations politiques futures de Mohamed Salah Fliss[2].

Comme la plupart des enfants de sa génération, Mohamed Salah Fliss suit une éducation mixte en étudiant à l'école française, l'école franco-arabe de Bizerte, tout en poursuivant des études traditionnelles dans une école coranique de la médina. Rebuté par le comportement « immoral » d'un enseignant, il quitte l'école coranique après quelques années d'études[3]. Il poursuit ses études au lycée Stephen-Pichon de Bizerte avant d'obtenir son baccalauréat et de partir à la faculté des lettres et des sciences humaines de Tunis. Il rejoint alors le mouvement étudiant mené à l'époque par des groupes de gauche, notamment le mouvement Perspectives. En 1968, le mouvement étudiant est durement réprimé par les autorités. Mohamed Salah Fliss fait partie des victimes de cette répression[4].

Emprisonnement

Étant donné son appartenance à des mouvements étudiants puis politiques de gauche, Mohamed Salah Fliss passe à plusieurs reprises par la prison.

Il est incarcéré avec le groupe des perspectivistes le et condamné à deux ans de prison ferme qu'il purge avec ses compagnons entre la prison civile du 9-Avril à Tunis et la prison de Borj Erroumi connu pour la dureté de ses conditions de détention ; ils y retrouvent les condamnés de la tentative de complot de 1962. Il est finalement gracié comme le reste du groupe des perspectivistes en janvier 1970[5].

À la faveur du soulèvement étudiant et lycéen qui secoue la Tunisie en 1972, il est arrêté le et transporté avec d'autres perspectives dans une villa de Nâassen (banlieue sud de Tunis) qui s'avère être un centre de torture. Le , le groupe est transféré à la prison civile de Tunis où ils restent incarcérés jusqu'en de la même année[6].

Il est à nouveau interpellé le à Carthage, dans la banlieue de Tunis, pour ses activités clandestines au sein du groupe perspective rebaptisé entre-temps El Amal Ettounsi (L'Ouvrier tunisien). À la suite d'une séance de torture de dix heures, il perd l'usage de ses jambes pendant trois mois. Il est d'abord maintenu à la prison de Kasserine (centre-ouest de la Tunisie) puis transféré à nouveau à Borj Erroumi à la suite de la décision de regroupement des prisonniers politiques. Ces derniers sont graciés le [7].

Enfin, à la suite des événements de Gafsa, le , Fliss comme plusieurs anciens prisonniers politiques est arrêté à des fins « préventives ». Il est libéré le de la même année[8].

Oncle Hamda le docker

Parcours politique

Références

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