Mohammed Souheil Dib

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Naissance
(82 ans)
Tlemcen (Algérie)
Nationalité
Algérienne
Activité
Écrivain et professeur de philosophie et de littérature française.
Genre artistique
Roman, poésie, essai
Mohammed Souheil Dib
Biographie
Naissance
(82 ans)
Tlemcen (Algérie)
Nationalité
Algérienne
Activité
Écrivain et professeur de philosophie et de littérature française.
Autres informations
Genre artistique
Roman, poésie, essai
Œuvres principales

- Moi, ton enfant, Ephrai͏̈m, 1983 - Les Amants de Djebel Amour, 1984 - Tant qu'il y aura des mères, 1989 - Le retour, 1989

- La Quête et l'Offrande, 2002

Mohammed Souheil Dib (en arabe محمّد سهيل ديب) est un écrivain algérien appartenant à la génération postindépendance avec d'autres noms dont les plus importants sont: Tahar Djaout, Rabah Belamri, Rachid Mimouni, Azzédine Bounemeur et Anouar Benmalek[1]. En optant pour l'écriture et l'édition en Algérie[2], l'auteur visait principalement à remettre en question, depuis l'intérieur du milieu éditorial national, le conformisme qui était dominant à cette époque. Son premier roman, paru en 1984 Les Amants du djébel Amour est considéré par la critique comme «un événement culturel et littéraire dans l’édition nationale en Algérie[3]

Considéré comme une figure importante de la littérature algérienne d'expression française[4], cet écrivain, poète, romancier et essayiste enseigne la philosophie depuis 1968. Parmi ses essais notables figure "L'un et le multiple: Pour une nouvelle lecture de la poésie mystique de l'Emir Abdelkader", paru en 2002.

Concernant ses recueils de poèmes, il a édité "Moi, ton enfant, Ephraïm" en 1983, en référence à Ephraim Al-Naqawa, un médecin, rabbin et théologien juif de Tlemcen[5].

Ses romans incluent "Les amants de Djbel Amour" (1984), "La Crue" (1987), "La Quête et l'offrande" (2002), "Voix de passage" (2002) et "Le Retour" (1989).

Début de carrière

Il obtient un diplôme de philosophie[réf. nécessaire].

En 1984 est publié Les amants de Djbel Amour. Dans la rubrique culturelle d’Algérie-Actualité du , Nacer Ouramdane écrira «…Ce roman, l’un des meilleurs que nous ayons eu à lire cette année, et certainement le plus original par le thème. Une histoire triste sans jérémiades qu’on lira avec beaucoup de plaisir, servie par une verve d’un style ironique et grave à la fois dont la vitalité ne se dément jamais».

Mohammed Souheil Dib recevant le Prix International des Cultures du Monde (1987), avec la médaille d’Or frappée à l’estampe de la ville d’'Alger.

Le Retour en 1989, dont Christiane Achour, écrira : « Ce roman nous invite sans cesse à décoller du réel vers le symbolique, à pénétrer dans un monde où l’ancestralité est vécue aussi fortement que la libération des contraintes sexuelles , créant une ambiguïté qui n’est pas sans intérêt[6]. »

La Quête et l’Offrande est publié à Paris et à Alger en même temps en 2002[7].

«Cette nouvelle publication a été saluée par Mohammed Dib en des termes élogieux dans une correspondance personnelle avec l’auteur, que nous reproduisons dans les lignes suivantes », écrira Marie Virolle, responsable de la rédaction de la revue Algérie, Littérature-Action[8].

Au cours des années 1994 Mohammed Souheil Dib fait paraître un ensemble de fragments d’essais poétiques titré Les dix stations de l’écriture dans la République Internationale des Lettres. Ces écrits seront repris et augmentés avec des fragments du Devoir d’errance ou la migration d’Abraham dans Horizons Maghrébins, Presses Universitaires du Mirail, Toulouse-Le Mirail, 2007.

L'écrivain manifeste un profond attachement et un intérêt marqué pour la culture algérienne, en particulier celle de sa ville natale, Tlemcen[9],[10].

Avec la même verve, paraitront en 2002 deux ouvrages: L’Un et le Multiple, pour une nouvelle lecture de la poésie mystique de l’Emir Abdelkader al-djazaïri, et L’œuvre d’Ibn Yûsûf as-Sanûci, contribution à la connaissance de l’école rationaliste de Tlemcen des XIV et XVe siècles en 2007.

La contribution de Mohammed Souheil Dib circonscrite aux manifestations de Tlemcen, Capitale de la Culture islamique, a visé de mettre en valeur différents aspects de l’ancienne capitale zianide[9].

Le plan de la réflexion philosophique. L’exposé sur l’école rationaliste de Tlemcen du XIV et du XV e siècles, à travers un documentaire de 40 min réalisé par Lamine Merbah, avec la participation de l’auteur de «L’œuvre d’ibn Yûsuf As-Sanûsî», dernier représentant de l’école rationaliste, a permis de dresser le bilan d’une longue période d’activité du paradigme politico-culturel du Maghreb islamique.

Mohammed Souheil Dib à une séance de dédicace au salon du livre d'Alger en 2011.

Ouvrages et contributions

Références

Liens externes

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