Mohammed VI (frégate)

frégate marocaine en service depuis 2014 From Wikipedia, the free encyclopedia

Le Mohammed VI est une frégate furtive de lutte anti-sous-marine en service dans la Marine royale marocaine. Depuis sa réception, en 2014, c'est le navire amiral du pays.

Faits en bref Type, Classe ...
Mohammed VI (F 701)
illustration de Mohammed VI (frégate)
La frégate Mohammed VI dans l'océan Atlantique en 2018.

Type Frégate
Classe Classe AquitaineVoir et modifier les données sur Wikidata
Histoire
A servi dans  Marine royale marocaine
Chantier naval Naval GroupVoir et modifier les données sur Wikidata (LorientVoir et modifier les données sur Wikidata)
Quille posée 2008
Lancement
Mise en service 2014
Acquisition
Statut En service
Équipage
Équipage 108 hommes (22 officiers, 70 officiers mariniers, 16 quartiers-maîtres et matelots
Caractéristiques techniques
Longueur 142,20 m
Maître-bau 19,80 m
Tirant d'eau 7,30 m
Déplacement 6,000 t
Propulsion 1 turbine à gaz LM2500+G4
2 Moteurs électriques Jeumont alimentés par 4 Diesel-alternateurs MTU
2 Lignes d’arbres
Puissance 19 MW
Vitesse 28 nœuds maxi
Caractéristiques militaires
Armement
Électronique Détection surveillance : 2 Radars de navigation et de surveillance Terma SCANTER 2001, Sonar de coque UMS 4110, Sonar remorqué Captas 4, TUUM6 Underwater Telephone, Conduite de tir SAGEM Vigy MM, Désignateur d'Objectif d'Urgence
Guerre électronique et contremesures : Vigile ESM/ELINT System, C-ESM/COMINT Altesse X, système R-ECM, Artemis IRST, Détecteur de radar ARBR-21, Lances leurres NGDS, Lance-leurres anti-torpilles Contralto-V
Système de commandement et de communication: Système de Gestion de Combat SETIS, Systèmes de Gestion de Communication AQUILLON/PARTNER/FICS, Système de communication par Satellite Sailor 500 FleetBoardband, Shipmaster, Système inertiel de navigation SAGEM Sigma40, Link 11/16/22, Inmarsat, TSB 3520 ATC & IFF system, TRG/TRN V/UHF Transceivers, NGIN Voice Over IP system.
Rayon d'action 6000 nm et 45 jours
Aéronefs Hangar et plate-forme pouvant accueillir un hélicoptère lourd
1 Radar d'appontage
1 Système SAMAHE (Système d’Aide à la Manutention d’Hélicoptère Embarqué)
Pavillon Maroc
Port d'attache Ksar SghirVoir et modifier les données sur Wikidata
Indicatif 701Voir et modifier les données sur Wikidata
Fermer

Contexte

Au début des années 2000, le Maroc s'inquiète du développement de la marine algérienne, qui est en train de significativement muscler ses forces sous-marines[1]. En , la Marine marocaine contacte la France pour acquérir une frégate. La première proposition française est centrée sur un navire de la classe Formidable, qui vient alors d'être mise en service dans la Marine de Singapour[2]..

Toutefois, les contraintes budgétaires contraignent les Marocains à opter pours des navires plus petits. En mi-2007, DCNS propose alors les corvettes de la classe Gowind. Mais le concept n'est alors qu'une idée. En face, le néerlandais Damen dispose d'une référence export en Indonésie avec ses corvettes de classe Sigma : il parvient alors à signer avec la marine marocaine une lettre d'intention en fin [2].

La France est alors en pourparler avancés pour vendre le Dassault Rafale. Mais en septembre, les Américains font une offre commerciale pour 24 F-16C/D Block 52 + pour un montant de 2,4 milliards $. Les Français comprennent immédiatement qu'ils ne pourront jamais s'aligner sur une telle offre. La France propose alors un scénario intermédiaire : une Frégate multi-missions comme navire amiral d'une flottille de corvettes Sigma. La proposition convainc et une lettre d'intention est signée le [2].

Historique

À l'issue d'un contrat de gré à gré signé le , le Maroc acquiert une FREMM en version ASM, livrable en 2013 à la Marine royale pour 470 millions d'euros (formation de l'équipage comprise). Le navire est lancé en . DCNS livre le bâtiment aux autorités marocaines le [1].

Son armement est identique aux frégates françaises de la classe Aquitaine. Toutefois, les marocains ont choisi une tourelle de 100 mm[Information douteuse], ainsi que de l’artillerie légère, sachant que les Marocains n’ont pas retenu le canon télé-opéré de 20 mm Narwhal ni installé de missiles de croisière à bord[1].

Á sa réception, elle est la plus grosse et la plus puissante frégate d'Afrique[note 1]. Ce bâtiment de combat, qui a coûté pas moins de 470 millions d’euros, est le deuxième du genre à être sorti des chantiers du constructeur naval DCNS[1],[3].

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI