Mohammed al-Ghamari
chef militaire yéménite Houthi
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Mohammed Abd al-Karim al-Ghamari, né à Ḑā‘in le et mort à Sanaa (Yémen) le , est un chef rebelle des Houthis, dont il est le chef d'état-major. Il meurt de ses blessures après avoir été visé par l'attaque israélienne du 28 août 2025 contre les Houthis.
| Chef d’état-major général des forces armées yéménites | |
|---|---|
| - | |
Yusuf al-Madani (en) |
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom dans la langue maternelle |
مُحمَّد عبد الكريم الغماري |
| Nationalité | |
| Activité |
Chef militaire |
| Parti politique | |
|---|---|
| Arme |
Forces armées yéménites fidèles aux Houthis d'Ansar Allah (d) |
| Grade militaire | |
| Conflits |
Guerre civile yéménite (depuis 2014) Opération Rough Rider Crise de la mer Rouge Bataille de Sanaa Implication des Houthis durant la guerre à Gaza (en) |
Biographie
Après avoir grandi sous le gouvernorat de Hajjah, il rejoint les Houthis en 2003 en étudiant à l'institut Hussein Badreddine al-Houthi. Par la suite, il devient superviseur du groupe, puis se rend en 2012 dans la banlieue sud de Beyrouth pour suivre une formation militaire idéologique du Hezbollah. Il reçoit également une formation en fabrication de missiles balistiques en Iran[1].
Il participe ensuite à la prise de Sa'dah en 2013 et à la prise de pouvoir des Houthis au Yémen en 2014. Il devient ensuite commandant à al-Hodeïda et responsable de la sécurité à Sanaa[1].
Il devient ensuite chef d'état-major des Houthis en 2016. En 2018, alors qu'il figure en seizième position des personnes recherchées par l'Arabie saoudite, sa mort est annoncée dans un bombardement[2],[3]. Il est sanctionné en 2021 par les États-Unis et par l'ONU pour avoir « menacé la sécurité et la paix du Yémen »[1].
En , en réaction aux attaques des Houthis contre le territoire et les navires israéliens, il est visé par un bombardement israélien, au cours duquel son sort est incertain[1]. Il est visé le 28 août 2025 dans un nouveau bombardement israélien aux côtés de plusieurs ministres[4]. Le bombardement a été effectué en réaction aux attaques houthistes contre Israël. Alors que sa mort est jugée probable par Tsahal — qui pense avoir également tué le ministre de la Défense Mohamed al-Atifi, et le Premier ministre Ahmed al-Rahawi —, celle-ci est annoncée le par les Houthis et confirmée par Israël. Mohammed al-Ghamari a ainsi succombé à ses blessures à l’âge de 43 ans[5].