Monfaucon (Dordogne)
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| Monfaucon | |||||
L'église Notre-Dame-de-la-Nativité de Monfaucon. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Nouvelle-Aquitaine | ||||
| Département | Dordogne | ||||
| Arrondissement | Bergerac | ||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération bergeracoise | ||||
| Maire Mandat |
Arnaud Delair 2026-2032 |
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| Code postal | 24130 | ||||
| Code commune | 24277 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
285 hab. (2023 |
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| Densité | 12 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 44° 54′ 41″ nord, 0° 14′ 12″ est | ||||
| Altitude | Min. 31 m Max. 125 m |
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| Superficie | 24,74 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton du Pays de la Force | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Dordogne
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
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| Liens | |||||
| Site web | monfaucon.fr | ||||
| modifier |
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Monfaucon est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.
Généralités
Dans le quart sud-ouest du département de la Dordogne, en limite du Landais et du Bergeracois, Monfaucon est une commune rurale[1]. Elle est arrosée par la Lidoire et la Gouyne.
À l'écart des routes principales, le bourg de Monfaucon se situe, en distances orthodromiques, huit kilomètres au nord de Port-Sainte-Foy-et-Ponchapt, douze kilomètres au sud-sud-est de Montpon-Ménestérol et dix-sept kilomètres au sud-ouest de Mussidan.
La commune est desservie par la route départementale 20.
Communes limitrophes
Monfaucon est limitrophe de six autres communes.
Les communes limitrophes sont Le Fleix, Fraisse, Port-Sainte-Foy-et-Ponchapt, Saint-Géraud-de-Corps, Saint-Méard-de-Gurçon et Saint-Pierre-d'Eyraud.
Géologie et relief
Géologie
Situé sur la plaque nord du Bassin aquitain et bordé à son extrémité nord-est par une frange du Massif central, le département de la Dordogne présente une grande diversité géologique. Les terrains sont disposés en profondeur en strates régulières, témoins d'une sédimentation sur cette ancienne plate-forme marine. Le département peut ainsi être découpé sur le plan géologique en quatre gradins différenciés selon leur âge géologique. Monfaucon est située dans le quatrième gradin à partir du nord-est, un plateau formé de dépôts siliceux-gréseux et de calcaires lacustres de l'ère tertiaire[2].
Les couches affleurantes sur le territoire communal sont constituées de formations superficielles du Quaternaire et de roches sédimentaires datant du Cénozoïque. La formation la plus ancienne, notée e7c-A, se compose de molasses du Fronsadais inférieur à moyen, à faciès argileux dominant (Priabonien supérieur continental). La formation la plus récente, notée CF, fait partie des formations superficielles de type colluvions indifférenciées sablo-argileuses et argilo-sableuses. Le descriptif de ces couches est détaillé dans la feuille « no 805 - Sainte-Foy-la-Grande » de la carte géologique au 1/50 000 de la France métropolitaine[Carte 1],[3] et sa notice associée[4].

| Ère | Période | Époque | Formations géologiques | |||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Cénozoïque (0 - 66.0) |
Quaternaire (0 - 2.58) |
Holocène |
| |||||||||||
| Pléistocène | non présent | |||||||||||||
| Néogène (2.58 - 23.03) |
non présent | |||||||||||||
| Paléogène (23.03 - 66.0) |
Oligocène |
| ||||||||||||
| Éocène |
| |||||||||||||
| Paléocène | non présent | |||||||||||||
| Mésozoïque (66.0 - 252.17) |
non présent | |||||||||||||
| Paléozoïque (252.17 - 538.8) |
non présent | |||||||||||||
Relief et paysages

Le département de la Dordogne se présente comme un vaste plateau incliné du nord-est (491 m, à la forêt de Vieillecour dans le Nontronnais, à Saint-Pierre-de-Frugie) au sud-ouest (2 m à Lamothe-Montravel). L'altitude minimale du territoire communal est de 31 m[5] à l'extrême sud-est, au sud-est du lieu-dit le Bigounin, là où la Gouyne quitte la commune et sert de limite entre Le Fleix et Saint-Pierre-d'Eyraud. L'altitude maximale, 125 m[5],[6], est atteinte dans l'est, au nord du lieu-dit la Cabane[7].
Dans le cadre de la Convention européenne du paysage entrée en vigueur en France le , renforcée par la loi du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, un atlas des paysages de la Dordogne a été élaboré sous maîtrise d’ouvrage de l’État et publié en [8]. Les paysages du département s'organisent en huit unités paysagères[Note 1] et 14 sous-unités[9]. La commune fait partie du Landais, au sein de l'unité de paysage « La Double et le Landais », deux plateaux ondulés, dont la pente générale descend de l'est vers l'ouest. À l'est, les altitudes atteignent ainsi les 200 m pour les plus élevées (206 m au sud de Vallereuil). Vers l'ouest, le relief s’adoucit et les altitudes maximales culminent autour des 100 mètres[10]. Les paysages sont forestiers aux horizons limités, avec peu de repères, ponctués de clairières agricoles habitées[11].
La superficie cadastrale de la commune publiée par l'Insee, qui sert de référence dans toutes les statistiques, est de 24,74 km2[5],[12],[Note 2]. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de 24,69 km2[3].
Hydrographie
Réseau hydrographique
La commune est située dans le bassin de la Dordogne au sein du Bassin Adour-Garonne[Carte 2]. Elle est drainée par la Lidoire, la Gouyne, la Léchou, la Boucardia, la Planche, le ruisseau du Bigounin, le ruisseau du Cluzeau et par divers petits cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de 41 km de longueur totale[3],[Carte 3].
La Lidoire, d'une longueur totale de 49,46 km, prend sa source dans la commune de Bosset et se jette en rive droite de la Dordogne en limite de Castillon-la-Bataille et Lamothe-Montravel, face à Mouliets-et-Villemartin[15],[16]. Elle borde la commune au nord, formant une succession de méandres, sur près de sept kilomètres et demi face à Saint-Géraud-de-Corps.
Affluent de rive gauche de la Lidoire, la Léchou, ou ruisseau du Roudier dans sa partie amont, prend sa source dans le sud de la commune, près du lieu-dit Malevieille, et l'arrose sur quatre kilomètres dont deux kilomètres face à Port-Sainte-Foy-et-Ponchapt et Saint-Méard-de-Gurçon.
Deux autres affluents de rive gauche de la Lidoire arrosent la commune : la Boucardia — qui prend sa source 500 mètres à l'ouest du bourg — sur près de deux kilomètres dont plus de 300 mètres en limite de Saint-Méard-de-Gurçon, et la Planche — qui prend sa source plus d'un kilomètre au sud-est du bourg — sur plus de trois kilomètres et demi.
La Gouyne prend sa source à trente mètres de la limite orientale de la commune, au lieu-dit la Cabane, et se jette dans le Barailler en rive droite à Saint-Pierre-d'Eyraud[17]. Elle sert de limite naturelle à l'est et au sud-est sur environ cinq kilomètres, face à Fraisse et Saint-Pierre-d'Eyraud.
Le ruisseau du Cluzeau — affluent de rive gauche de la Gouyne — prend sa source dans le sud du territoire communal qu'il arrose sur quatre kilomètres dont près de 800 mètres au sud-est, en limite du Fleix. Son affluent de rive droite le ruisseau du Bigounin sert de limite territoriale au sud avec Le Fleix sur deux kilomètres et demi.
- La Lidoire au niveau de la route de la Vigerie entre Monfaucon (à gauche) et Saint-Géraud-de-Corps.
- La Lidoire au pont de Damet, entre Saint-Géraud-de-Corps (à gauche) et Monfaucon.
- La Gouyne au pont des routes du Bigounin et de la Joubine, entre Saint-Pierre-d'Eyraud (à gauche) et Monfaucon.
- Le domaine de l’Étang de Bazange, plan d’eau privé de deux hectares alimenté par la Planche.
- Réseaux hydrographique et routier de Monfaucon.
Gestion et qualité des eaux
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Dordogne Atlantique ». Ce document de planification, dont le territoire correspond au sous‐bassin le plus aval du bassin versant de la Dordogne (aval de la confluence Dordogne - Vézère)., d'une superficie de 2 700 km2 est en cours d'élaboration. La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin de la Dordogne (EPIDOR)[18]. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le troisième SDAGE du Bassin Adour-Garonne qui couvre la période 2022-2027, approuvé le [19].
La qualité des eaux de baignade et des cours d’eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 4].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[20]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[21]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré[22] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[23]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[24],[25].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 843 mm, avec 1,2 jours de précipitations en janvier et 0,7 jours en juillet[20]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bergerac à 21 km à vol d'oiseau[26], est de 13,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 792,9 mm[27],[28]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −17,1 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
Typologie
Au , Monfaucon est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[29]. Elle est située hors unité urbaine[30] et hors attraction des villes[31],[32].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (66 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (66,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (64,3 %), zones agricoles hétérogènes (19,6 %), terres arables (7,6 %), prairies (6,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,7 %), cultures permanentes (0,3 %)[33]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 5].

Villages, hameaux et lieux-dits
Outre le petit bourg de Monfaucon proprement dit, le territoire communal se compose de villages ou de hameaux, ainsi que de lieux-dits[34] :
- le Badoux
- Bazange
- Bicherot
- le Bigounin
- le Bost
- le Bousquet
- Boutitias
- la Cabane
- Cap Blanc
- Cavette
- le Chai
- Chez le Vigneron
- Claud du Fleix
- Cocu Chante
- la Coutillonne
- Damet
- l'Étang
- Étang de Bazange
- Fauconnaix
- les Faures
- la Font Béarnais
- Gabastou
- Gourgeau
- le Grand Cluzeau
- les Grandes Vignes
- Gué de la Partisou
- Janolle
- Jolibert
- la Joncasse
- les Landes
- le Luquet
- Malevieille
- le Mas Blanc
- Maussé
- Merle
- le Moulin à Vent
- le Pas
- le Petit Cluzeau
- Pichou
- Pintou
- Pique-Gorge
- Pont de Damet
- la Pourcaud
- la Pradelle
- le Roudier
- le Rouy
- Saboux
- la Taula
- Terres Rouges
- Théobon
- le Tuquet
- Vigerie
- les Vignes Rouges.
Prévention des risques

Le territoire de la commune de Monfaucon est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible)[35]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[36].
Monfaucon est exposée au risque de feu de forêt. L’arrêté préfectoral du fixe les conditions de pratique des incinérations et de brûlage dans un objectif de réduire le risque de départs d’incendie. À ce titre, des périodes sont déterminées : interdiction totale du au et du au , utilisation réglementée du au et du au [37]. En , un plan inter-départemental de protection des forêts contre les incendies (PidPFCI) a été adopté pour la période 2019-2029[38],[39].
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[40]. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie[41]. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (58,6 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national métropolitain)[Carte 6]. Depuis le , en application de la loi ÉLAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 4],[42].
La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982 et 1999, par la sécheresse en 1992, 1995 et 2005 et par des mouvements de terrain en 1999[35].
Toponymie
La première mention écrite connue du lieu est attestée au XIIe siècle sous la forme Monfalco[43] dans un pouillé de Paunat[44]. En 1382, le prieuré du lieu est nommé en latin Prioratus Monsfalconis[43],[44]. Ce toponyme est formé d'après deux mots occitans mont et falcon avec deux significations possibles : « mont du Faucon » ou « mont de Falco », du nom d'un personnage gallo-roman[43],[45].
En occitan, la commune porte le nom de Mont Faucon[45].
Histoire
Occupé dès le Néolithique par les humains, le plateau sur lequel est établi le bourg a été défriché par les moines au Moyen Âge[43].
Ancienne paroisse du diocèse de Périgueux et relevant sous l'Ancien Régime de la sénéchaussée de Libourne[46], Monfaucon devient une commune dans les premières années de la Révolution française[5].
Politique et administration
Rattachements administratifs et électoraux
Dès 1790, la commune de Monfaucon a fait partie du canton de Saint Meard de Gurson qui dépendait du district de Mussidan jusqu'en 1795, date de suppression des districts. Lorsque ce canton est supprimé par la loi du 8 pluviôse an IX () portant sur la « réduction du nombre de justices de paix », la commune est rattachée au canton de Laforce — devenu ensuite le canton de la Force — dépendant de l'arrondissement de Bergerac[5].
Dans le cadre de la réforme de 2014 définie par le décret du , ce canton disparaît aux élections départementales de mars 2015[47]. La commune est alors rattachée au canton du Pays de la Force.
Pour les élections législatives, la commune fait partie de la 2e circonscription de la Dordogne.
Intercommunalité
En 2010, Monfaucon adhère à la communauté de communes Dordogne-Eyraud-Lidoire. Celle-ci est dissoute au et remplacée au par la communauté d'agglomération bergeracoise. Celle-ci fusionne avec la communauté de communes des Coteaux de Sigoulès au pour former la nouvelle communauté d'agglomération bergeracoise.
Administration municipale
La population de la commune étant comprise entre 100 et 499 habitants au recensement de 2023, onze conseillers municipaux ont été élus en 2026[48],[49].
Liste des maires

Équipements et services publics
Justice
En 2026, dans le domaine judiciaire, Monfaucon relève[53] :
- du tribunal judiciaire, du tribunal pour enfants, du conseil de prud'hommes et du tribunal de commerce de Bergerac ;
- du pôle Nationalité du tribunal judiciaire de Périgueux (compétent uniquement dans le domaine de la nationalité) ;
- de la cour d'appel, du tribunal administratif et de la cour administrative d'appel de Bordeaux.
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[54]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[55].
En 2023, la commune comptait 285 habitants[Note 6], en évolution de −3,06 % par rapport à 2017 (Dordogne : +0,97 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
Emploi
En 2022[57], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 137 personnes, soit 47,2 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (quinze) a légèrement augmenté par rapport à 2016 (quatorze) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 11,1 %.
Activités hors agriculture
26 établissements[Note 7] marchands non agricoles sont économiquement actifs en 2023 à Monfaucon[58],[59].
| Secteur d'activité | Commune | Département | |
|---|---|---|---|
| Nombre | % | % | |
| Ensemble | 26 | 100 % | (100 %) |
| Industrie manufacturière, industries extractives et autres | 3 | 11,5 % | (8,7 %) |
| Construction | 7 | 26,9 % | (13,4 %) |
| Commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration | 6 | 23,1 % | (27,2 %) |
| Information et communication | 0 | 0,0 % | (1,9 %) |
| Activités financières et d'assurance | 0 | 0,0 % | (3,9 %) |
| Activités immobilières | 1 | 3,8 % | (4,7 %) |
| Activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien | 5 | 19,2 % | (15,0 %) |
| Administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale | 1 | 3,8 % | (12,8 %) |
| Autres activités de services | 3 | 11,5 % | (10,8 %) |
Entreprises
Depuis , un site de stockage d'artifices pyrotechniques, classé Seveso, a été ouvert sur le territoire communal[60].
Agriculture
La commune est dans le « Landais », une petite région agricole dans le département de la Dordogne[61]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 8] sur la commune est « fruits ou autres cultures permanentes »[Carte 7].
| 1988 | 2000 | 2010 | 2020 | |
|---|---|---|---|---|
| Exploitations | 24 | 18 | 14 | 13 |
| SAU[Note 9] (ha) | 619 | 575 | 495 | 453 |
Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 24 lors du recensement agricole de 1988[Note 10] à 18 en 2000 puis à 14 en 2010[63] et enfin à 13 en 2020[Carte 8], soit une baisse de 46 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 60 % de ses exploitations (passant de 15 825 à 6 330)[64],[Carte 9]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 619 ha en 1988[63] à 453 ha en 2020[Carte 10]. Parallèlement, la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 10[63] à 35 ha[Carte 8].

