De son vrai nom Obama Essoma, le surnom Mongo Faya signifie "le garçon de feu"[1]
À l'âge de 35 ans, Mongo Faya est un polygame à 36 femmes. Il commence véritablement à faire parler de lui en 1987, lorsqu'en plus de ses 36 premières femmes, le 6 juin il en épouse six et le 11 juillet six de plus à la Mairie de Deido, à Douala ; vers la fin de la même année, il en épouse encore quinze[1]. Ses épouses ont entre 20 et 24 ans d'âge[2]. Partout où il se déplace avec ses femmes, il impressionne et reçoit des ovations et révérences populaires[3][4].
Mongo Faya pense que la polygamie constitue un leg ancestral parmi d'autres, à réinsérer et pérenniser dans la société. À ses détracteurs qui l'accusent de faire usage de la magie pour séduire les femmes[3], Il repond ne pas en faire usage, mais mettre en avant l'amour réciproque, principal vecteur de paix[5][1].
Mongo Faya mène ses activités à Douala. Il exerce dans la médecine traditionnelle, à laquelle il associe des compétences en voyance, astrologie, gynécologie, parapsychologie[1]. Il est par ailleurs auteur-compositeur-interprète et chanteur, avec le Bikutsi comme rythme de prédilection: lors de ses prestations musicales, il se fait toujours accompagné par ses épouses ; on lui doit des titres tels que "Antasia", "belle vie au Cameroun", "mon Ade", "stop Apartheid"[6][5]. Le chanteur de Bikutsi Nkodo Sitony travaillera avec lui en tant que guitariste[7].
Grâce à ses activités qu'il mène à Douala et sa plantation de 15 hectares au village Endom, Mongo Faya parvient à subvenir aux besoins de ses femmes: à Douala, il les occupe en mettant en place pour elle des activités commerciales ; au village Endom, il les fait travailler dans ses plantations[5].
Endom, dans ses quartiers de "Katoumba", et Douala sont aussi les lieux de résidences des femmes. Elle peuvent non seulement permuter leurs activités, mais aussi les résidences[1].
En septembre 1989, quinze des épouses de Mongo Faya traînent leur mari en justice. La decision est consécutive à la réclamation d'un véhicule de plus pour leurs déplacements. Le désagrément est finalement réglé[5].
Sur les instructions de Mongo Faya, la gestion des enfants est telle qu'ils ne doivent avoir connaissance de leurs mères. Ceux-ci sont élevés tel qu'ils appartiennent sans distinction à l'ensemble des femmes[8][1]. Juste après ses mariages la fin des années 1980, Mongo Faya est déjà père de 26 enfants[2].
Samedi 6 juillet 2002, Mongo Faya décède de suite de maladie à l'hôpital central de Yaoundé[5].