Monique-Lise Cohen
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Monique-Lise Cohen, née le à Toulouse et morte le dans la même ville[1], est une féministe, syndicaliste, membre du groupe femmes de la CGT, poétesse, philosophe, bibliothécaire, écrivaine, spécialiste de la résistance juive et enseignante communiste toulousaine.
Née à Toulouse en 1944[2] dans une famille juive ashkénaze, elle grandit dans une famille de résistants[3]. Après des études de philosophie, puis de lettres, elle obtient un doctorat en lettres et devient enseignante en philosophie dans un lycée de Castelnaudary[4].
Très engagée politiquement, elle participe à la Ligue communiste, puis à la Ligue communiste révolutionnaire, elle milite pour les droits des femmes dans différentes organisations comme le groupe femmes de la CGT. À la suite de son implication dans le mouvement de Mai 68, elle reçoit un rapport d'inspection défavorable qui la contraint à arrêter l'enseignement pour devenir surveillante. Elle passe le concours de bibliothécaire, qu'elle réussit et qui lui permet de changer de métier pour prendre un poste à la Bibliothèque Municipale de Toulouse[4].
Spécialiste de la question de la résistance juive, elle soutient, en 1982, une thèse de doctorat de littérature sur l'émancipation des Juifs, qui sera publiée dix ans plus tard[3], sous la forme d'un ouvrage intitulé[5] Les Juifs ont-ils du cœur ?. Elle est à l'origine de la création du département Hebraica-Judaica au sein de la bibliothèque de Toulouse et participe au lancement d'un Centre d'études et de recherches sur la résistance toulousaine (CERRT)[3].
Dans sa carrière d'autrice, elle aborde différents sujets comme la philosophie, l'histoire, la religion juive, la littérature et écrit aussi de la poésie[6].
Selon le journal régional La Dépêche, elle est décorée chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres le [7].
Elle est également membre de plusieurs associations autour des thématiques féministes, syndicalistes, de la mémoire et de la poésie[3].