Monique Bourbonnais
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Maurice Savoie, Gaétan Beaudin (d) |
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Monique Bourbonnais-Ferron, née le à Vaudreuil-Dorion et morte le à Longueuil, est une céramiste québécoise.
Technique japonaise du raku
Active dans le milieu de la céramique pendant plus de 50 ans, Monique Bourbonnais s’est illustrée sur la scène nationale et internationale par de nombreuses expositions, formations et conférences. Elle est considérée comme l’une des pionnières de la céramique contemporaine au Québec[1].
Elle est la femme du médecin et humaniste Paul Ferron (1926-), avec qui elle a eu trois filles.
L’artiste étudie le dessin avec Jean Goguen, puis se tourne vers la céramique en 1964. Après une formation de trois ans auprès de Gaëtan Beaudin et Maurice Savoie, Monique ouvre son propre atelier à Longueuil. À l’époque, elle travaille surtout le grès au colombin.
À partir des années 1970 jusqu’au milieu des années 1990, elle participe à des expositions - solos ou collectives - au Canada, aux États-Unis, en Angleterre, en France, en Belgique et en Finlande. En 1975 et 1978, elle expose ses œuvres dans la galerie de Lyse et Raymond Brousseau dans le Vieux-Québec[2]. Peu de temps après, elle présente quelques pièces à la Guilde canadienne des métiers d’art, dont des sculptures qu’elle appelle des « châteaux » et auxquelles elle donne des noms de femmes.
De mars à , le Musée du Haut-Richelieu lui consacre une exposition rétrospective intitulée Quand la terre s’enflamme.
Monique Bourbonnais est une des premières Québécoises à s’intéresser et à s’initier au raku, un art ancien japonais relié à la cérémonie du thé, qui mise sur une cuisson à basse température et sur un refroidissement rapide des pièces de céramique[3].
C’est en 1971 qu’elle entame ses expériences avec le raku dans son atelier à North Hatley. Son travail suscite alors l’intérêt de l’émission télévisée Femme d’aujourd’hui, qui lui consacre un documentaire de 30 minutes. Elle partage ensuite le fruit de ses recherches et son savoir-faire par le biais d’ateliers et de diverses publications.
Bourbonnais organise en 1973 une exposition d’œuvres façonnées dans l’esprit contemporain du raku au Musée des beaux-arts de Montréal. La même année, elle conçoit et réalise des boîtiers raku pour les exemplaires de tête de La main au feu de Roland Giguère. En 1974, ses œuvres en grès et raku garnissent les tablettes de la galerie montréalaise de Jeanne Newman aux côtés des dessins de Giguère.
En 1982, celle-ci collabore avec sa belle-sœur Marcelle Ferron à la réalisation d’une sculpture de verre raku pour le siège social de Lavalin international à Montréal. Les deux femmes travaillent de nouveau ensemble en 1986 pour une autre commande de Lavalin Inc. Ferron réalise une sculpture d’acier inoxydable et de verre, pour le complexe Place du Canada à Montréal. Monique réalise des pièces raku rectangulaires. Ce ne sont pas les seules fois où la céramiste expérimente avec l’amalgame de différents matériaux avec le raku.
Dans les années 1990, Bourbonnais aménage son atelier et son four à raku dans l'une des dépendances d’une maison historique à Sutton.
La production de la céramiste est dispersée à travers des collections publiques et privées au Canada, aux États-Unis et en Europe.
Notes et références
- ↑ Association des collectionneurs de céramique du Québec ; sous la coordination de Jacqueline Beaudry Dion et Jean-Pierre Dion, La céramique du Québec de 1800 à nos jours : un regard de collectionneurs, Saint-Lambert, Association des collectionneurs de céramique du Québec,, , 126 p. (ISBN 9782981256539)
- ↑ « Expositions – Vie des arts », sur Érudit (consulté le )
- ↑ John R. Porter, « La flamme d’une grande céramiste », Le Devoir, (lire en ligne
)