Elle est une figure de proue du combat pour l'interruption volontaire de grossesse et fonde le Comité d’action pour la suspension des poursuites en matière d’interruption de grossesse en 1978, au moment des procès contre des médecins accusés d'avoir pratiqué des avortements, dont le docteur Willy Peers et de femmes accusées d'y avoir eu recours[6]. A la fin des années 1970, elle fonde avec Monique Rifflet, membre comme elle de la Loge franc-maçonneVérité, le Comité pour la dépénalisation de l’interruption de grossesse, une organisation faîtière qui milite pour une dépénalisation complète de l'avortement. Au sein de ce groupe elle fait fonction de liaison entre diverses personnalités politiques et les partis qui n'approuvent pas toujours les positions de leurs membres. Elle travaille notamment étroitement avec la sénatrice libérale Lucienne Herman-Michielsen et le sénateur socialiste Roger Lallemand qui donneront leur nom au projet de loi adopté en 1986. La loi dépénalisant partiellement l’interruption volontaire de grossesse est adoptée en 1990[5],[7],[8].
En 1988, Monique Van Tichelen est élue au conseil communal d'Uccle pour le Parti socialiste[9]. Il n'y a pas de sources sur la durée de son mandat.
En 1989, elle est candidate, toujours pour le Parti socialiste, aux premières élections du Parlement régional de Bruxelles[10]. D'après les archives du Parlement, elle siège jusqu'en 1995[11].
↑Sylvie Lausberg, «Roger Lallemand, les femmes et la morale», Sextant. Revue de recherche interdisciplinaire sur le genre et la sexualité, no35, , p.163–174 (ISSN1370-267X, lire en ligne, consulté le )
↑David Paternotte et Valérie Piette, Striges en tous genres: Études de genre, Editions de l'Université de Bruxelles, (ISBN978-2-8004-1645-8, lire en ligne)